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Serial ATTAL

 

 

J’ai eu envie de prolonger ma page 20 ans après, qu’il vaut mieux lire d’abord, par quelques considérations sur les parutions autour de 2000.

Je suppose que divers auteurs ont été motivés par cette date, mais ne me rappelle pas d’une œuvre marquante. En pensant à la comptine de Dix petits Nègres et au motif dérivé de 4+1 morts, j’ai pensé à la tétralogie LOUP de Joseph Bialot, dont les volumes sont parus en

mai 1999 : Nursery rhyme

janvier 2000 : O mort, vieux capitaine

mai 2000 : Le sténopé

mai 2001 : Le numéro 10

On voit que la tétralogie est bien parue autour de 2000, mais les deux volumes qui concernent mon schéma sont ceux parus en 1999 et 2001, une histoire de 4+1 morts gouvernée par une comptine, et une série de 10 morts, vengeance contre une troupe de marionnettistes qui avait personnalisé les 10 plaies d’Egypte…

C’est le premier qui retient essentiellement mon attention. J’ai eu l’occasion de questionner Bialot à son sujet, qui m’a assuré que tout ce que j’avais repéré n’avait rien d’intentionnel. Je n’avais alors aucune idée sur les parutions vigésimales et ne lui ai donc pas demandé si l’an 2000 était pour quelque chose dans la conception de cette série, presque une première pour un auteur qui n’avait jusqu’ici donné qu’un seul héros récurrent, le journaliste Matcho, pour deux polars écrits en collaboration avec Claude Courchay.

Pour la même raison, je n’ai pu lui demander si le choix du motif 4+1 morts avait un rapport avec La Mariée était en noir, roman cité dès la première page, explicitement, en référence à la première exécution, celle du marié le jour d’une noce. Irish/Woolrich avait divisé son roman en 5 parties, intitulées des noms des 5 personnes condamnées par la justicière, et Bialot a fait de même, mais les 5 parties de son roman sont introduites par les 5 premiers vers d’une comptine enfantine, Monday’s child is full of grace…, qui en compte 7, un pour chaque jour de la semaine.

Sans incidence sur le modus operandi des meurtres, les trois justiciers ont choisi d’identifier leurs cibles aux enfants de la comptine, et sans raison évidente malgré que leurs cibles aient bien été au nombre de 7, mais deux d’entre elles, moins coupables, n’ont pas été jugées passibles de la peine capitale et s’en sont tirées avec une légère sanction, l’amputation d’un doigt de la main gauche.

L’affaire remonte au Chili de Pinochet, où le riche patron d’une mine de cuivre, Frederico Alvarez, avait fait appel au mercenaire Odilon Thorensen pour commander une milice chargée de maintenir l’ordre dans cette terre indienne agitée par la subversion. Surnommé El Jefe (le chef) ou El Vikingo par les indiens, Odilon s’est acquitté de sa mission avec la brutalité la plus extrême, notamment en exterminant la famille du pacifique guitariste Manuel, coupable d’avoir soigné une terroriste blessée. Odilon a épargné Manuel, mais lui a tranché les doigts de la main gauche d’un coup de machette…

Quelques années plus tard Manuel débarque en France avec deux amis pour se venger des 5 personnes ayant participé à ce carnage, exécutant donc d’abord Didier Thorensen, le jour de son mariage avec Sylvia Alvarez, la fille de Frederico. Frederico et Sylvia y laissent un doigt.

Puis viennent Ramon Alvarez, Françoise Thorensen la femme d’Odilon et Elisabeth Perrain sa maîtresse, tous marqués par l’ablation d’un doigt. Puis c’est le tour de « l’enfant du vendredi », le Jefe qui a compris qu’il serait le dernier de la liste mais qui ne peut empêcher les vengeurs de l’atteindre, et lui aura droit au traitement complet, l’ablation sans anesthésie des 5 doigts de sa main gauche…

 

Cette comptine septénaire appliquée à un groupe de 5 m’a rappelé un Queen de 1950, Coup double (Double double en VO), où une comptine septénaire utilisée par les petites filles pour imaginer qui seront leurs maris intervient avec plus d’à-propos :

Rich man, poor man

Beggarman, thief

Doctor, lawyer

Indian chief

Un assassin opportuniste met à profit les morts accidentelles d’un riche et d’un pauvre ; il tue ensuite un mendiant et un voleur, afin de convaincre le superstitieux docteur Dodd de rédiger enfin son testament. La chose faite, il l’assassine à son tour, mais des circonstances imprévues l’amènent à devoir poursuivre ses crimes, en tuant d’abord le notaire qui a signé le testament, un lawyer donc, le suivant prévu par la comptine. Ensuite vient un tailleur qui n’a rien à voir avec un « chef indien », mais il existe des variantes de la comptine, l’une s’achevant sur Merchant, chief. La dernière tentative du tueur va être de tenter d’éliminer le détective sur sa piste, lequel s’était ironiquement intronisé « chef », mais ce sera lui, le « chef » de la machination criminelle, qui en sera la dernière victime…

J’ai vu dans ce 4e roman de la série Wrightsville (et qui est plus ou moins le dernier puisque deux autres romans de Queen évoquent Wrightsville mais ne font qu’y passer) une construction autour du nombre 4 et de la 4e lettre de l’alphabet, à commencer par le titre original : le double du double, c’est 4, et l’initiale de «  double » est D. Je n’y insiste pas ici, le point capital étant que cette lecture m’a mené à lire les initiales HJHW dans les noms des morts correspondant aux rangs pairs de la comptine, Hart, Jacquard, Holderfield, Waldo ou Winship pour le dernier, soit l’anagramme du Tétragramme JHWH, avec les victimes effectives du chef tueur correspondant dans l’ordre à JHW. Par ailleurs il est connu que la translittération rigoureuse des lettres JHWH de l’alphabet hébreu à notre alphabet, rang pour rang, conduit à JEFE, soit « chef » en espagnol, correspondance soulignée par certains exégètes.

Si le lecture quaternaire de Double double ne me semble pas faire de doute, je suis bien moins sûr de l’intentionnalité de ces initiales HJHW et du « chef », bien que le Tétragramme soit au premier plan dans deux autres Queen, le 3e volet de la série Wrightsville en 1948 (avec HH Waye anagramme de Yahweh) et L’Adversaire en 1963 (avec le tueur d’initiales JHW avertissant ses 4 victimes par des cartons J-H-W-H).

J’en suis d’autant moins sûr que je vois de multiples points communs avec Nursery rhyme, et qu’il s’agit de purs hasards selon Bialot, qui m’a dit ne rien savoir de Coup double, ni de la correspondance de Jefe avec le Tétragramme. C’est une coïncidence interne au roman car dès son début (pages 13 et 24), dans des considérations diverses des deux héros Val et Loup de la série, il est doublement énoncé que Jéhovah, bien avant Maigret et consorts, aurait mené le premier interrogatoire policier avec la fameuse question à Caïn, « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

Le doublé avec Double double est étonnant, puisque la victime principale, visée en 5e et dernière place, est celui que les Indiens de la mine chilienne nommaient Jefe, tandis que le tueur de Queen, qui avait profité de deux morts accidentelles initiant la comptine pour la continuer en comptant s’arrêter au « docteur », était contraint de la poursuivre jusqu’à un 5e crime, correspondant au « chef indien ». Incidemment, d’autres malfaisants de Nursery rhyme profitent de la publicité faite aux amputations de doigts gauches pour tenter de faire passer leurs propres meurtres dans la série. Il y a aussi des docteurs, voleurs, et hommes de loi dans l’affaire…

Je me suis intéressé à l’ « acrostiche victimaire » chez Bialot : les 5 morts sont Didier-Ramon-Françoise-Elisabeth-Odilon, initiales DRFEO pouvant se réarranger en FREDO. Ce n’est aucunement calculé par Bialot, malgré plusieurs possibilités intéressantes :

– Le grand patron du Jefe est Frederico Alvarez, un demi-coupable qui ne sera puni que par une amputation. Dans un autre roman de la série Loup, Le Sténopé, apparaît un Frédéric surnommé Frédo.

– La vengeance est un plat qui se mange fredo (en italien plutôt qu’en espagnol).

– Enfin, en dissociant FRED du O final, il est remarquable que le principal auteur signant Queen soit Frederic Dannay, connu de tous sous le diminutif tétragrammatique Fred.

 

L’affaire des doigts coupés m’évoque fortement le Serial eater de Tobie Nathan (2004), alors que je viens d’obtenir ce 10 février un éclaircissement sur une énigme qui me turlupinait. J’étudiais ici les résonances entre ce roman et Dieu-Dope (1995), sans aborder ce point : Nathan y cite le proverbe arabe "El kot ma bey 'hebech gher attalou"
qu'il traduit par "Le chat n'aime que son assassin" ; sachant que la désinence « ou » correspond comme en hébreu au possessif « son », j’avais donc un ATTAL pour « assassin », alors que c’est précisément cette séquence qui apparaît dans les victimes de Serial eater, découpées pour former des lettres hébraïques, afin d’écrire la formule ATTY ALH BQRBW, selon la translittération usuelle de l’hébreu, « mes signes parmi eux ». Le tueur Muller sacrifie 4 victimes pour écrire les 5 premières lettres :

– A, alef, avec la main droite de Sylvie Chazot,

– T, taw, avec la jambe gauche de Blanche Redon,

– T-Y, taw-yod, avec la jambe droite et un annulaire de Marie-Madeleine Mory,

– A, alef, avec une main de Salwa Elchameya.

Puis il enlève la juge Béatrice-Belle Darmentières et se prépare à la transformer en lamed, L, mais est arrêté à temps.

 

Ainsi les lettres « principales » de ces 5 victimes forment la séquence ATTAL, qui pourrait vouloir dire « assassin », et qui, comme me l’a confirmé Salem le Haïkuteur, est bien la prononciation cairote de l’arabe qattal, « tueur ». La même racine QTL existe en hébreu, mais je ne supposais pas la possibilité de cette aphérèse.

S’il n’y a presque rien de comparable entre les mots « tueur » en arabe ou hébreu et le début de l’expression écrite par le tueur avec les morceaux de ses victimes, il reste que Nathan a bien donné la transcription attal dans Dieu-Dope et la translittération ATT(Y)AL  dans Serial eater, vraisemblablement sans que Nathan en soit conscient. En tout cas, il ne pouvait savoir en 1995 que le pilote du premier Boeing ayant frappé les Twin Towers serait l’Egyptien ATTA, ce qui m’a semblé être la motivation de l’étrange jeu avec l’expression ATT(Y)A.

La prescience de Nathan est relancée avec cet « assassin » puisque c’est également le mot hébreu pour « assassin » qui justifiera le code biblique version Drosnin en cette même année 1995, mais il me semble judicieux d’oublier ici cet aspect prophétique, tant les coïncidences entre les différents ouvrages concernés sont déjà dérangeantes pour la logique usuelle.

Je rappelle que le nom de naissance de Fred Dannay est DANiel NAthan, DAN-NAY étant formé des premières syllabes de ces noms.

Mon amie dp a vu que les noms des victimes démembrées de Muller pouvaient correspondre à divers remembrements :

– Sylvie Chazot rassemble deux danseurs de premier plan, Sylvie Guillem et Jacques Chazot.

– Blanche Redon évoque les peintres Odilon Redon et Jacques-Emile Blanche, le fils et petit-fils des aliénistes Emile et Esprit Blanche.

– Marie-Madeleine MORY pourrait mélanger deux écrivains qui se sont bien connus, Marie-Madeleine DAVY et Marcel MORÉ, mory étant par ailleurs le « marabout » (et nous serions dans un jeu « marabout-bout d’ficelle »).

– C’est moins évident pour Salwa Elchameya, qui ne lui fait penser qu’à Salvat Etchart, ce qui est un peu lointain.

J’avais pensé pour ma part que Béatrice-Belle Darmentières pouvait mixer Isabelle Stengers, amie de Nathan déjà présente dans Dieu-Dope en tant que Isabeau von Stengerfield, avec Milady de Dumas et Béatrice de Dante.

S’il subsiste des interrogations, une cohérence minimale semble néanmoins établie, et il est fabuleux de trouver Redon dans cette liste alors que le prénom du Jefe de Bialot est précisément Odilon, un prénom qui n’est guère redondant.

Je remarquais que (Tobie) Nathan semblait avoir commis lui aussi le jeu JEFE-JHWH en intitulant le chapitre 26 de Dieu-Dope (valeur de JHWH en hébreu ou de JEFE dans notre alphabet) The Boss, ce chef étant un mafieux colombien. Ce titre DIEU-DOPE est encore formé de deux mots de 4 lettres d’initiale D. Le nom que Queen donne a son détective-chef de Double double est Dave Dirk… Odilon est aussi un Dieu-Dope en son genre, tenant ses sbires par la cocaïne dont il les gave généreusement, tel le Vieux de la Montagne avec ses haschichins-assassins (explicitement cité par Bialot).

A propos de jeux divins, ATT AL en hébreu peut se lire otot el, « les lettres de Dieu ». Ces « signes » sont dans le texte les Plaies d’Egypte, or le dernier volet du cycle Loup concernera aussi une série de morts en rapport avec les Dix Plaies (tandis que le 3e volet de la série Wrightsville de Queen mettait en jeu les Dix Commandements).

En laissant de côté la maîtresse d’Odilon Thorensen, les 6 personnes qui perdent des doigts lors de la vengeance du guitariste sont 3 Thorensen et 3 Alvarez, initiales A et T qui me semblent significatives à de multiples niveaux chez Nathan. L’autre victime mutilée chez Bialot, afin de passer pour une victime des mêmes tueurs, est la journaliste Yvonne Lozanne, initiales YL complétant ATTA pour former ATTYAL.

 

Rémi Schulz, le 12/02/08

 

Ajouts du 29/06/08 :

Une actualité récente m’a rappelé un fait divers de 2000.

Le 20 octobre 2000, j’ai reçu un appel téléphonique de mon éditeur (Baleine) me demandant d’urgence une photo « portrait », indispensable pour le dossier de presse de mon roman à paraître. Je me suis rendu à Digne (04) en début d’après-midi, où le photomaton d’Intermarché m’a fourni le document, aussitôt expédié à Baleine. Le lendemain, les journaux annonçaient la découverte en fin d’après-midi de ce 20/10 d’une jambe humaine dans le torrent passant juste derrière l’Intermarché, bientôt suivie d’autres macabres fragments en divers lieux de Digne. L’affaire fut vite élucidée, un acte de folie d’un boucher quelque peu dérangé, je crois qu’il n’y a pas eu de procès.

J’avais alors remarqué cette date du 20/10, anniversaire de Fred Dannay, alias Daniel Nathan, né le 20/10/05, une date qui me semble importante dans son œuvre (5-10-20, « double double » par exemple), et ceci entrait en compte dans le titre de mon roman, Sous les pans du bizarre en 20 lettres, voisinant mon nom en 10 lettres. Les différents crimes du roman étaient empruntés à des œuvres queeniennes (pas obligatoirement par manque d’imagination de ma part, car la contrainte essentielle de la série Gondol était que tous les ressorts de l’action fussent issus du domaine de l’écrit).

Je suis bien plus frappé aujourd’hui par ce dépeçage du 20/10/00, maintenant que je connais les victimes FRED, message pour le Jefe de Bialot, et les victimes ATTA de Nathan.

 

J’évoquais pour éventuelle raison des crimes ATTA une réaction négative au Code de la Bible II de Drosnin, où, entre autres exemples, il donne l’ELS (equidistant letters sequence) « terroriste Atta » orthogonale aux mots bibliques « homme égyptien » (Lv 24,10). Voici la figure correspondante, obtenue avec le logiciel gratuit Torah4u2 :

Voici l’expression horizontale encadrée, translittérée pour se lire de gauche à droite :

AYS  MCRY (ish mitsri) = 311 + 340 (selon l’alphabet numéral hébreu)

et l’expression verticale, lue de bas en haut :

MHBL  OThA (mihabel atta) = 80 + 80

Je suppose que la transcription en hébreu du nom du terroriste Atta est valide, j’en laisse la responsabilité à Drosnin.

Je ne suis pas sûr non plus que ce croisement soit révélateur d’une anticipation biblique du 11 septembre, mais je relève de réelles curiosités.

La somme des valeurs numériques de ces 4 mots est 811, or le seul mot de l’expression biblique ATTY ALH BQRBW que l’assassin de Nathan parvient à écrire est le premier, אתתי, formé de 4 lettres de somme 811. Mieux, le nombre 811 s’exprimerait immédiatement par la forme T"TYA (les mêmes lettres, avec le signe " indiquant qu’il s’agit d’un nombre).

Je rappelle que אתתי, ototay, signifie « mes signes » ou « mes lettres ».

 

Autre curiosité qui aurait pu être exploitée par les tenants du code biblique, la distance des lettres de l’ELS « terroriste Atta » est 4269, or je connais le couple 42-69 qui correspond aux valeurs, selon les rangs de l’alphabet de 26 lettres, de NEW-YORK.

 

Et puis vint NEO…

Non celui de Matrix, mais Nicolas d’Estienne d’Orves, talentueux jeune homme qui entre de multiples activités trouva le temps d’écrire le thriller Les orphelins du mal, paru en 2007. Lorsque j’ai su que ces orphelins étaient ceux du Lebensborn, je me suis précipité sur le bouquin. Pas déçu du voyage.

4 hommes se suicident le 23 mai 1995, 50e anniversaire du suicide de Himmler, dans 4 hauts lieux du nazisme. Ils portent des tatouages du Lebensborn, et il leur manque à chacun la main droite, amputée récemment...

Spoiler : ces 4 mains vont être envoyées 10 ans plus tard au rejeton le plus élaboré du Lebensborn, le fils d'Hitler et d'une Juive, ce message étant censé lui rappeler qu'il a été programmé pour diriger le futur 4e Reich...

L’un des 4 suicidés se nomme Muller, comme le tueur de Nathan, mais ces 4 hommes ont des fausses identités. Ce sont en fait des clones d’Otto Rahn, ce qui amène d’autres rapprochements.

Muller écrit son message ATTA (en lettres hébraïques) en commençant par le mot ATTY (ou le yod Y est secondaire, ne nécessitant pas une victime propre), ototay, « mes lettres », agglutinant le mot ATT, otot, « lettres », et un possessif en suffixe.

Il n’y a pas loin de OTOT à OTTO, signataire du message au Führer putatif.

A remarquer aussi l’idée, commune aux deux livres, d’une nécessaire assimilation de l’essence juive par la « race supérieure » pour assurer sa domination totale. 

 

Vidkun Venner, alias Aloïs Sosinka, fils génétique du Führer et de la juive Hannah, est couramment surnommé « le Viking », comme le Jefe de Bialot, auquel était adressé un message en 4 morts aux mains mutilées.

 

NEO, consulté, assure ne connaître ni le livre de Nathan, ni celui de Bialot.

 

Connaissant très mal Matrix, je jette un œil googléen et redécouvre que Neo cache le programmeur Thomas Anderson, or c’est aussi le nom du 3e mort de la série de Double double, le beggarman de la comptine, série constituant un message destiné au doctor en 5e position, série qui s’achèvera sur la mort d’un chief.

Il s’agit en fait de Thomas H. Anderson, distinct de Neo qui est Thomas A. Anderson, TAA aux « lettres » significatives.

Car ce sont aussi des lettres du code génétique, de la paire de bases complémentaires adénine-thymine, AT devenant TA sur l’autre brin d’un chromosome d’ADN, comme les lettres Alef-Taw de l’alphabet hébreu deviennent Taw-Alef selon le code ATBaSh (le seul « code biblique » avéré, convertissant un texte selon l’alphabet écrit à l’envers, l’exemple type étant précisément Alef, première lettre, devenant Taw, la dernière).

TAA devient donc doublement ATT (otot, « lettres »).