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SATOR dans tous les sens

(présentation du fibonnet)

 

Mes investigations autour du nombre d’or m’ont conduit à imaginer une forme littéraire l’utilisant.

Le « fibonnet » est basé sur le fait que les carrés des nombres de la suite de Fibonacci (dont chaque terme est la somme des deux termes précédents : 1 1 2 3 5 8 13 21...) construisent un rectangle plein tendant vers le rectangle d'or, dans lequel s'inscrit la spirale dite "népéride".

 

 

Le principe est d'écrire des strophes de 1x1, 1x2, 2x3, 3x5... lettres, chaque nouvelle strophe contenant les précédentes se lisant en tournant à chaque pas d'1/4 de tour.

Chaque strophe ajoutée est en rapport d'or avec l'ensemble écrit précédemment.

Chaque gnomon carré est en rapport d'or avec la strophe précédente.

Mon premier essai avait 6 strophes et 168 lettres, justifiant l'appellation fibonnet, en songeant aux 168 pieds d’un sonnet d’alexandrins.

Voici le second essai, en 8 strophes et 1155 lettres.

L'idée de départ a été, la 5e strophe requérant l'ajout d'un carré de 25 lettres, d'incorporer le carré ROTAS/SATOR, le plus célèbre texte se lisant dans les 4 directions, et cette 5e strophe connaîtra ensuite 3 rotations d'un quart de tour.

 

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(toutes les couleurs sont fibonacciennes, avec des composantes RVB de 89, 144 ou 233)

 

Mode d'emploi

 

On retrouve toutes les strophes à l'intérieur de la 8e, représentée ici selon une matrice de 34x21 lettres.

La 1ère strophe est le R en gras du premier carré 1x1, qui va réapparaître dans toutes les autres strophes.

La 2e strophe (Rê) se lit de haut en bas en ajoutant l’autre carré 1x1.

La 3e strophe (été rat) se lit vers la gauche en ajoutant le carré 2x2.

La 4e strophe (et usa ta népéride) se lit normalement en ajoutant le carré 3x3.

Etc., etc., en tournant d’un quart de tour pour lire la strophe suivante en ajoutant un carré.

Les lettres en minuscules du dernier carré ne sont utilisées qu’une seule fois.

 

                          Lexique minimal :

R. : moi

Rê : le dieu-soleil

népéride : spirale d'or (dessinée par les strophes successives)

catène : chaîne, astreinte (Vx)

ESON : père de Jason (jasons d'or)

liseron : c'est en lisant qu'on devient liseron (Queneau)

Iao : éon de la gnose basilidienne

Macarot : les héros du Gouffre Maracot d’AC Doyle découvrent l’Atlantide

 

et voici le poème :

 

                                SATOR  Au x   quatre  Vents

 

R., Rê été rat,

et usa ta népéride.

 

Apéro tassé dopera unité.

Net tarare : poète Sator.

 

Sa Tora ça me dit : "A repos on a la catène".

Tu revis, écopé, Racine, si tu rotas.

Elu, ne la redire, dorure de pénates.

ESON, on a su te retenir, ô...

 

... ta cure, nombre d'aurore roi !

Cet adoré Rê veut un grand asile,

ni la casse nue, ni le liseron.

A nul palmipède, ma Vénus entre, rivale.

Zidane nu retire son ara du décor, il ose !

Rê d'est, l'Iran,

il a su céder un nimbe étréci...

  ROTAS  : éternité, ô ce renom !

  OPERA : R. a tué bas-là, samedi

  TENET  inutile ? idée de sot

  AREPO : de sa nana, ô tri rare !

  SATOR : épatant or, reactor !

 

On le délimitera sans peine s'il est assez raidi.

Dico d'or : ornez ses phrases... vous en cernez une,

ne saturez pas comme à Strasbourg !

Epéda remercie la spirale.

S'il a, en rétro, nui, l'art radial éclate au grand jour.

Gudrun mariée se remémore un bon vieux joujou, tel va le Ça...

Etre ou ne pas être la réponse :

  Au saint bol d'or, matriciel et matriciant.

"Des pros, mes IAOs", prognostiqua l'éon.

Préleva le SEITA entre les volumes de futée.

Ni reçu red, ni blanc, le radis se pense un térébrant renne, inamovible au son du cor.

On se mêla ; ni ru, rut ; attention, voici la cyclosporine ter,

et, usant de tous les azimutages (N, O, N, O, S, E, S, E),

ta népéride se déploie, un flux né de ru rodé, ridé...

Roussel et les sourds, son râle nu les a torturés (c'en étaient des abrutis !) :

  en Icare porte le trope racine !

Tu glaces, ive : rut en été amène du frai.

La Callas, ça cala nos opéras.

Ayant découvert l'Atlantide, Macarot a singé une légère dyslexie.


 

 

Précisions numériques

 

Les 6 premières strophes totalisent 168 lettres (1+2+6+15+40+104)

la 7e en a 273 = 13 x 21

la 8e en a 714 = 21 x 34

C'est le premier rectangle fibonaccien donnant la section dorée avec 3 décimales :

21 : 34 = .618  (phi arrondi)

 

Et voici la stupéfiante coïncidence unissant les éléments du poème :

273 x .618 = 168.714  (exact)

714 x .618 = 168+273  (arrondi, exact 441.252)

 

Précisions lettristes

 

Tel qu’il l’a été énoncé plus haut, le programme de composition de ce poème recelait une impossibilité : incorporer le carré SATOR dans la 5e strophe d’une création de ce type revient à mettre la charrue avant les boeufs. Aussi j’ai commencé le poème par sa 5e strophe,

 Apérotas

 sédopera

 uniténet

 tararepo

 èteSator

en étant suffisamment occupé par le fait que ce bloc de 40 lettres puisse être lu dans les 4 directions pour penser à autre chose. Je comptais alors produire indépendamment les 4 premières strophes, nécessaires pour parachever l’harmonie numérique décrite plus haut.

J’ai cependant eu la curiosité de regarder ce que donneraient les lectures en amont de cette 5e strophe pour découvrir que les 3 premières strophes pouvaient faire sens,

 R., Rê été rat

avec une touche d’humour venue d’ailleurs (Rê et Ra sont deux formes du nom du dieu solaire égyptien), et la 4e strophe itou :

 Et usa ta népéride.

« nèpe (ride) » aurait été français, à défaut d’être clair, mais le néologisme « népéride » m’a paru illico parlant : Neper est l’inventeur des logarithmes, -ide est un suffixe employé pour certaines courbes (la cycloïde), la népéride est donc la spirale logarithmique d’or, élégamment nommée par le poème construit sur elle.

 

J’ai donc achevé le poème népéridien, en veillant à y faire réapparaître ces mots venus d’ailleurs, « R. », « Rê », « népéride », pour en renforcer la crédibilité.

Quelque temps plus tard je me suis avisé que le carré SATOR lui-même recelait en son cœur le mot NEPER, se lisant par deux fois en spirale en partant du centre :

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 rotas

Ceci est évidemment sans relation logique avec la « népéride », née géométriquement et littéralement parmi les 15 lettres adjointes au carré SATOR pour former la 5e strophe.

 

Précisions coraniques

 

Ce n’est pas un hasard si la 8e ligne de la dernière strophe forme un énoncé complet, parfaitement réparti en 13 et 21 lettres,

  Au saint bol d'or, matriciel et matriciant.

C’est une paraphrase de la Basmallah, la formule ouvrant chaque sourate du Coran, dans sa traduction par André Chouraqui,

  Au nom d’Allah, le matriciant, le matriciel.

En arabe cette formule compte 19 lettres, réparties en 7 et 12, ce qui représente notamment le partage d’or idéal de 19.

Selon l’alphabet numéral abjad, aux 19 lettres correspond la valeur 786, répartie en 168 et 618.

C’est une première curiosité car, si .618 est la section d’or, .786 en représente la racine carrée.

Par ailleurs 168 est le nombre de lettres des 6 premières strophes d’un fibonnet.

Les 786 lettres des premières Basmallah du Coran tombent après les 7 premières lettres de la 42e Basmallah, dans la sourate 42 donc.

Le rapport 7/12 à nouveau obtenu est le même que le rapport 42/72 (il y a 72 sourates après la sourate 42).

Cette sourate 42 se distingue des autres en ce qu’elle contient deux sigles coraniques.

Selon Rashad Khalifa, il serait important de compter les lettres correspondant à ces sigles dans les sourates concernées.

C’est une nouvelle curiosité que les 562 lettres correspondantes aux sigles de cette sourate 42 aient pour valeur 28224, soit le carré de 168, valeur des 7 premières lettres de la Basmallah ou de la dénomination « Basmallah » elle-même.