Le secret de LA VIE, père C ? - suite - plus fin - addenda
Il n’apparaît qu’un
« père » dans le Compendium, au vers 21 (7 x 3 ?) :
Les tristes rêveries de la
jeune fille au chevet de son père
Il est d’ailleurs amusant
que ce soit une citation du père de la psychanalyse, Freud, dont le nom
signifie « joie », à propos du cas de l’hystérique préférée de Freud,
Bertha Pappenheim (Papa ?).
La triste jeune fille est
Isabelle Gratiolet, seule descendante avec son père Olivier des Gratiolet qui
ont fait construire l’immeuble. Sa mère, Arlette Criolat, femme d’Olivier donc,
a connu une fin tragique : son père l’a étranglée avant de se pendre le
soir du 24 décembre 1965.
Il y a donc dans VME au
moins un père C…riolat, qui appelle un commentaire :
C RIOLAT et
G RATIOL ET ont un bloc de 6 lettres en commun, un bloc
anagrammatique qui correspond encore au mot TAILOR, avec l’étrange carte Anton,
Tailor & Shirt-maker, avenue de Messine… trouvée chez Paul Hébert, et
qui serait un message ordonnant l’assassinat au Havre de l’ingénieur allemand
responsable de l’opération Parsifal le soir du 23 juin 1943, ne pouvant manquer
d’évoquer la mort de notre Percival le 23 juin 75.
Il existe un rapport
immédiat entre les soirs du 23 juin et du 24 décembre, fêtes symboliques des
solstices d’été et d’hiver dans la civilisation chrétienne, veillées de Noël et
de la Saint-Jean.
Alors que le parcours du
cavalier sur l’échiquier de l’immeuble a été soigneusement calculé pour aboutir
à ce même 3e étage d’où il a débuté, le père Criolat était éleveur
de chevaux et l’ingénieur allemand se nommait Pferdleichter, « cheval
léger », sans que ces chevaux semblent nécessités par une contrainte, en
tout cas pas par la contrainte Animaux (en fait les nombreux chevaux de VME ne
seraient-ils pas autant d’allusions à la polygraphie du cavalier ?).
La nuit de Noël est celle de
la visite du Père Noël, Father Christmas outre-Manche, ou Xmas,
un père-chi qui a tout de la chi-mère. Si la nuit de la Saint-Jean est
l’occasion de fameux feux, Perec a imaginé un feu la nuit de Noël 1925, allumé
pour faire diversion par le policier Blanchet chez les Danglars, où il était
entré par effraction pour chercher les preuves que le juge Danglars était en
fait un gentleman-cambrioleur.
Or cet appartement est celui
acheté par Bartlebooth en 1929, et le chapitre 49 énonçait explicitement :
« l’incendie du boudoir de Mme Danglars, qui est aujourd’hui la pièce où
Bartlebooth reconstruit ses puzzles. » L’incendie a fait disparaître un
œuf (egg, Haig…) de Fabergé et noirci les perles d’un collier.
Je vois dans cette affaire
Blanchet une allusion à Leblanc et à son gentleman-cambrioleur, qui a retrouvé
une Perle noire dans la nouvelle homonyme, boulevard de
Courcelles, dans le coin même du quadrilatère où s’inscrit la rue
Simon-Crubellier. Il semblerait que le tabac dont parle la nouvelle soit celui
de la rue de Chazelles, l’une des rues du quadrilatère (piste ouverte par
Jean-Pierre Le Goff).
L’architecte du 11 rue
Simon-Crubellier est Lubin Auzère… alors qu’Arsène Lupin a collaboré avec
l’architecte Destange pour modifier un immeuble construit par lui en 1875, dans
Arsène Lupin contre Herlock Sholmès. Et le côté pair de la rue a été
confié au fils de Lubin, Noël : le pair Noël ?
Pour revenir aux rêveries
d’Isabelle Gratiolet, elle les fait partager à un jeune ami nommé Dominique
Krause, or krause signifie encore « crépu », en allemand
maintenant, après le Crespi de même sens de Célia, mère d’un garçon de père
inconnu en 1936. Isabelle fait croire au petit Krause que les fantômes
existent, et qu’elle a « vu apparaître son père vêtu comme un chevalier du
Moyen Age au milieu d’une foule de gardes terrorisés, armés de
pertuisanes. » Le « son » est ici ambigu (doublement puisque son
= « fils » en anglais), et s’applique en principe à la dernière
personne mentionnée, soit le petit Krause. Mais « son père » pourrait
aussi désigner Olivier Gratiolet, né en 1920, dont la responsabilité dans la
paternité du fils de Célia Crespi né en 36 n’a donc rien d’impossible.
Par ailleurs Olivier
prisonnier de guerre en 40 est revenu à Paris en mai 42, et rien ne l’empêcherait
encore d’être pour quelque chose dans la mort de Marguerite Winckler en couches
en novembre 43.
Bien que cette étymologie
soit inexacte, « pertuisane » évoque « pertuis », le trou
fort perecquien.
L’histoire de la famille
Gratiolet débute au chapitre 21 (7 x 3, comme le vers du Compendium sur les
tristes rêveries), et Perec a utilisé un prétexte pour évoquer les tragédies
accablant cette famille en ce chapitre Chaufferie qui, précisément, ne concerne
aucunement les Gratiolet.
L’arbre généalogique des
Gratiolet occupe une pleine page de ce chapitre 21, et il contient très
exactement 21 noms. Je vois une possible confirmation de l’importance de ce
nombre 21 en tant que 7 x 3 dans les 7 appartements de 3 pièces du côté droit
de l’immeuble, du rez-de-chaussée Marcia au 6e étage Winckler, dans
une symétrie M/W. Au centre exact de ces 21 pièces il y a une pièce de
l’appartement fantôme de l’énigmatique Foureau, d’indicatif symétrique encore
69 (sans commentaires), et le chapitre 93 correspondant se borne à une
description détaillée de 21 gravures disposées sur trois rangées superposées
de sept. Pour qui imaginerait encore un hasard la 11e
description, médiale, montre deux joueurs de cartes, sur lesquelles sont
reproduites les mêmes scènes que celles qui figurent sur les gravures
(mais par un clinamen analogue au Compendium du Chapitre LI, cette description
médiale est décalée par rapport à la gravure centrale).
Plus encore que l’histoire
de ses différents membres, l’arbre des Gratiolet ressemble à une malédiction
évoquant les décès familiaux en série de La Disparition. L’ancêtre Juste
qui a fait construire l’immeuble a donné le jour à 6 enfants (comme les 6
enfants de Conson ou Savorgnan), mais ces 6 enfants ne lui donneront que 4
petits-enfants ; la 3e génération ne compte qu’UN fils, et la 4e
se limite à une fille, avec laquelle s’éteindra le nom des Gratiolet, sinon la
lignée.
Les 11 Gratiolet de
naissance décédés totalisent 511 années de vie, 46,5 ans de moyenne, pas
terrible. Les 8 personnes qui ont choisi leur conjoint dans cette famille
semblent avoir été contaminées par cette étrange loi, 374 années de vie, une
moyenne de 46,7 ans, fort voisine.
Les deux seuls survivants
sont Olivier, qui a 55 ans mais semble au bout du rouleau, et Isabelle, 13 ans,
aux inquiétantes rêveries.
Je remarque que cet arbre,
dont une suite apparaît fort douteuse, débute par Juste, anagramme de
« suite » (on confond volontiers les lettres i et j dans ce type de
jeu : « Je me souviens (54) que Voltaire est l’anagramme de Arouet
L(e) J(eune) en écrivant V au lieu de U et I au lieu de J. »).
Juste a eu 5 fils dont les
initiales sont ELGOF, dont une anagramme est Folge, « suite »
en allemand. Ce mot Folge apparaît justement dans ce qui constitue la
seule autre réalisation pleine page hors-texte de VME, le sommaire de
l’imaginaire Bulletin de l’Institut de Linguistique de Louvain (BILL) du
chapitre 56, où une rubrique de Robin Marr est intitulée Die Bedeutung der
Vokal-folge.
Il s’agit selon le Cahier
des Charges d’une allusion programmée à Freud, via Marthe Robin qui dans sa Révolution
psychanalytique signale une notule linguistique exceptionnelle de Freud
à propos du tétragramme sacré des Hébreux, Die Bedeutung der Vokal-Folge,
« Signification de la suite des voyelles ».
L’autre auteur programmé est
Borges, et le livre à citer est La Disparition, rencontre intéressante
vu le rôle qu’y joue le Zahir de Borges. Le Cahier des Charges indique
que la citation de La Disparition est la 4e rubrique du BILL,
une étude d’Oskar Scharf-Hainisch, mais Perec n’a pu écrire « suite des
voyelles » sans au moins une pensée à son roman lipogrammatique dont les 6
parties correspondent à la suite A(E)IOUY, qui y intervient sous de multiples
autres aspects, et il a manipulé le nom de Marthe Robert pour en faire un
lipogramme en E.
Ceci projette une nouvelle
lumière sur la FOLGE (suite) décelée chez les 5 fils de Juste Gratiolet, et
confirme les liens avec La Disparition, où les 6 fils de Conson comme
les 6 enfants de Savorgnan (5 garçons et une fille, comme pour Gratiolet) sont
directement homologués par leurs initiales aux 6 voyelles (avec un truc pour
faire passer l’E interdit).
Anton (Antoine Brodin
mari d’Hélène, assassiné)
Haig (Egg)
Ibn Abbou (l’ami Marcel Bénabou
aussi présent au sommaire du BILL)
Olga (proche de
Folge, peut-être à l’origine du passage par l’allemand)
Ulrich (prénom
allemand)
Yorick
En scrutant la seule branche
non stérile de l’arbre Gratiolet, on découvre que Gérard a engendré
Louis, qui a engendré
Olivier, qui a engendré
Isabelle, soit, le tiercé dans l’ordre LOI, mot clé de La Disparition
comme de toute l’œuvre de Perec, où il peut alors trouver les synonymes règle
ou contrainte.
Dans GratIOLet se lit LOI à
l’envers, les lettres restantes pouvant former target,
« but », « cible ».
Le bloc TAILOR commun à
Gratiolet et Criolat peut correspondre à LOI et ART, tout un programme.
Isabelle étant une fille, on
peut s’intéresser aux matriarches successives de cette branche : Gérard a
épousé une autre Marie, Louis une France, Olivier son Arlette, MFA qui avec l’I
d’Isabelle donnent FAIM.
SUITE et FAIM, je me sens
conforté dans mon approche.
D’autant qu’il existe un autre
épisode de VME où il y a un évident acrostiche, les quinquamelles Trévins dont
les initiales des 5 prénoms forment le mot ROMAN.
Gérard est mort le 3
septembre 34. Perec a utilisé aussi un 3 septembre dans Le Voyage d’hiver,
une date qui était probablement pour lui le renversement du 7 trois de sa
naissance. Son frère jumeau Olivier est mort le 26 septembre 14, et je ne vois
pas quoi en tirer, sinon que cette gémellité partielle des frères Gratiolet est
un autre lien avec La Disparition, architecturée en 26 chapitres. Pas
d’autres dates précises de naissance ou de mort dans la famille, sinon celle
d’Arlette Criolat déjà commentée.
Il apparaît un lien plus
immédiat entre les Gratiolet et le monde de La Disparition avec le
cousin Bernard de Marthe Gratiolet née Lehameau qui était un ami d’Augustus B.
Clifford (le père adoptif de Haig, qui s’était approprié son Zahir). C’est
d’ailleurs dans l’index de VME que nous apprenons la signification de ce B.,
Brian, pour « brillant » peut-être, sens possible de zahir, ou
pour jouer avec Robin, et le Robin Marr de la Vokal-folge, nom obtenu à
partir de Marthe Robert, et ce Brian a connu Marthe Lehameau…
Selon le Cahier des Charges,
une citation de Freud originellement prévue pour ce chapitre 56 au BILL était
« Déjà midi et toujours pas de nègres », les « nègres »
désignant pour Sigmund ses patients. Il en subsiste une trace au début du
chapitre, totalement impénétrable au lecteur ne disposant pas de cet outil,
mais c’est le cas de bien d’autres contraintes effectivement résolues.
Il s’agit donc d’un client
du docteur Dinteville qui attend sur le palier, qui est du genre
« baroudeur des djebels », dont la cravate est « piquée d’un
diamant minuscule ». Dans L’Etoile du Sud, de Verne, c’est un
Cafre, un nègre, qu’on soupçonne d’avoir piqué l’énorme diamant, alors que
c’est l’autruche Dada qui se l’est envoyé derrière la cravate.
Le diamant satisfait ici la
contrainte Couples, et une étoile serait appelée par la contrainte Surfaces
dans ce chapitre privilégié, réunissant donc Diamant, Etoile, Disparition,
Borges. Aucune étoile n’est cependant immédiate dans ce chapitre, peut-être
faut-il imaginer qu’elle est impliquée par la mention du Tétragramme sacré des
Hébreux, fréquemment inscrit dans une étoile de David, auquel cas le réseau
autour de la réappropriation par Perec de L’Etoile du Sud et du Zahir
se trouverait renforcé.
La première rubrique du
BILL, signée Boris Baruq Nolt (kabbaliste anversois nous apprend
l’index), est une allusion à la nouvelle Tlön Uqbar Orbis Tertius de
Borges, avec une transposition vers le monde hébraïque absent du modèle. Baruq,
ou baruch entre autres translittérations, signifie « béni » en
hébreu, et c’est grâce à l’enseignement d’un Abraham Baruch que la Squaw décide
l’accommodement de Jonas en Gäfillt Fisch, ce qui fait découvrir le
Zahir perdu depuis 28 ans (chapitre 19 de La Disparition).
On pourrait imaginer
d’autres allusions dans le fait que Perec ait omis ici le Tertius du
modèle, qui contient un E, dans la Lettre de Gunnar Erjford qui intéresse
ce Baruq, mais il est plus immédiat de rappeler que Perec, au mépris de la
réalité, assurait que son nom était étymologiquement équivalent à Baruk,
« B et P étant une seule et même lettre, en arabe, sinon en hébreu. »
Ce n’est sans doute qu’un
élément du marquage autobiographique de ce BILL de l’année 1973,
dont ce sont les fascicules 3-4, qui offre 11
rubriques. Mais ce Baruq (= Perec donc) en tête de liste induit une comparaison
avec le départ de l’arbre Gratiolet, où Juste épouse Marie Bereaux, un nom qui
selon les critères perecquiens serait donc équivalent à Perrault, justement
évoqué en premier lieu : « L’histoire des Gratiolet commence à peu
près comme celle du Marquis de Carabas… »
En triturant un peu Bereaux,
on peut en faire Barux = Baruk, ou Berex = Perec… Et à partir de Carabas on
peut faire la baraka, autre dérivé de baruk.
C’est peut-être le moment de
remarquer que Juste Gratiolet a bien des points communs avec le grand-oncle de
Perec, Jacques Bienenfeld, qui a fait fortune dans le commerce des perles et
qui est notamment l’inventeur d’une machine à percer les perles. Juste a fait
fortune dans le commerce des bois et a inventé une machine à rainer (à faire
des rainures, des trous dans les lattes).
Jacques est aussi Jacob,
dont le prototype a été touché à la jambe dans le fameux combat avec l’ange au
gué du Jabboq. Cette atteinte oedipienne pourrait se retrouver dans
l’amputation de la jambe du dernier Gratiolet.
Isabelle Dangy a vu le
caractère franco-français de cet arbre des Gratiolet, où tous les noms et
prénoms semblent issus du plus pur terroir, ce qui est remarquable par rapport
au cosmopolitisme caractérisant la plupart des autres familles de l’immeuble.
Si a contrario Gratiolet
était un nom hébreu, il débuterait par ce ghimel confus souvenir
d’enfance, gimel qui est l’ancêtre de notre lettre C. L’ancêtre Gratiolet
serait un autre père C…
En fait Marie Bereaux est
étrangement orthographiée Berloux sur l’arbre. C’est le nom du crétin chef
d’îlot qui sauve (par incompétence ?) Olivier père d’Isabelle pendant
l’occupation. Je ne vois pas ce que ce remplacement peut signifier, à moins d’envisager
la chiquenaude en Perloux (les perles de Jacques Bienenfeld ?). Si on
imagine que Perec n’aurait pu se tromper sur un nom qui aurait été à ce point
significatif pour lui, ma modeste expérience me permet d’assurer qu’on PEUT faire
les erreurs les plus absurdes sur les points les plus essentiels.
Juste-Marie-Gérard,
Joseph-Marie-Jésus ? ELGOF pourrait se lire aussi FOGEL, homonyme de Vogel,
« oiseau ». Le mot grec « poisson »
(ΙΧΘΥΣ en 5 lettres) fut un acronyme utilisé par les
premiers chrétiens pour cacher le nom du Fils de Marie. L’Etoile du
Sud a été avalée par un oiseau, l’autruche Dada, tandis que le Zahir a été
avalé par un poisson, le cyprin Jonas. Jésus a utilisé l’expression
« Signe de Jonas » à propos de sa résurrection (Jonas englouti par le
grand poisson est rejeté après trois jours). Et Jonas est la forme grécisée du
nom hébreu signifiant « colombe ».
A propos de Zahir, un
des (rares) points exacts de la nouvelle de Borges est qu’il s’agit d’un des 99
noms-attributs d’Allah dans la mystique arabe (on arrive à 100 avec le nom
Allah lui-même). Perec a adapté le fait à son propos, en statuant qu’il y a
vingt-six noms pour anoblir Allah, dont « Zahir », mais sans
doute en ignorant que Zahir fait aussi partie d’un système de 28 noms
débutant par les 28 lettres de l’alphabet arabe, le Da’wah. Il est
curieux que le son de la lettre Dha ou Dza initiant Zahir ait disparu
de l’arabe parlé où il se confond avec la lettre Dad, surtout si Perec a
calqué l’ingestion du Zahir par le cyprin Jonas sur celle du diamant de Verne
par l’autruche Dada !
Le Da’wah suit
l’ordre abjad de l’alphabet numéral arabe, dans lequel Dha est la 27e
lettre pour l’arabe oriental, et la 26e pour l’arabe maghrébin, dans
lequel il y aurait donc correspondance avec notre Z. Si le Zahir correspond
évidemment au E disparu chez Perec, il est encore étonnant que dans l’ordre
usuel et consacré de l’alphabet arabe, la 26e lettre soit Ha, issue
du Hé phénicien à l’origine de l’epsilon grec et de notre E (et le graphisme du
Ha seul est ovoïdal, comme le Zahir).
Si Perec connaissait à ce
point la mystique arabe, sans doute n’aurait-il pas écrit chapitre 41 qu’un
même verset débute toutes les sourates du Coran, alors qu’il est absent de la sourate
9, ce qui a donné lieu à de multiples exégèses ; aucune cependant ne
suggère que ce nœuf ait pu être avalé par la sourate suivante, dont le titre
est Jonas !
Je note que Perec peut cependant
avoir fondu l’E interdit avec le Z initial de Zahir dans notre alphabet :
au chapitre 14 de La Disparition, Haig appelle son cyprin (qui recèle le
Zahir) en sifflant 4 notes, représentées par un graphisme qui, tourné d’un
quart de tour, est assez évidemment un E. La correspondance aurait été plus
immédiate encore avec 3 notes, ce qui peut amener à regarder de plus près ces 4
notes, qui sont deux longues et deux brèves, soit la lettre Z en morse (merci à
GEF pour ce point). Par ailleurs la mort d’Haig, sous de multiples signes du E
et du blanc, comme de l’œuf (le carcan ovoïdal) et du 5 (au mai d’Urbino), se
fait aussi par un zigzag, évoquant le Z, sillonnant le carcan du talon à
l’occiput.
D’autres développements ici.