Le 26 novembre l’estimable Jean-Pierre Le Goff venait dans
ma région pour poursuivre un itinéraire parfaitement raisonné qui l’avait mené
le 20 septembre 2001, son 21600e jour d’existence, à Thoires (21),
puis le 24 avril 2002, 216 jours plus tard, à Thouars (79). 216 jours plus tard
il avait choisi Thoard (04) à une vingtaine de kilomètres de chez moi, et je
l’ai accompagné dans son entreprise qui consistait à calligraphier 26
multiplications bien particulières de 216 (voir le
détail de cette entreprise ici).
Je l’ai accompagné le lendemain à la gare d’Aix-TGV. J’ai
décidé de prendre une petite route que je n’avais pas prise depuis longtemps,
la D8 entre Valensole et Gréoux. Notre bavardage nous avait conduit à évoquer
un sujet qui nous passionne tous deux, le nombre d’or. Je lui confiais mon
profond scepticisme devant la plupart des spéculations le concernant.
J’évoquais Noce de Perec, un texte qui présentait considérablement plus
d’éléments que bien des spéculations académiques et qui pourtant n’était
vraisemblablement pas le fruit d’une construction intentionnelle.
Un peu après, sur cette petite route, Jean-Pierre m’alerta. Il
venait de voir un panneau indiquant « NOMBRE D’OR ». Je fis
demi-tour. Effectivement, en pleine campagne, il y avait cette pancarte à
l’entrée d’un chemin de terre qui se perdait plus loin dans les arbres.
L’inscription figurait en bleu des deux côtés d’un panneau de contreplaqué
repeint en blanc, mais laissant deviner une inscription antérieure, Vente
directe de laine d’Aujour – Ayguelune.

Ce n’est que plus tard que Jean-Pierre m’a communiqué cet
énoncé qu’il avait scrupuleusement déchiffré. J’avais cru qu’il s’agissait de
Vins d’Anjou et qu’en conséquence le panneau originel n’avait rien à voir avec
le lieu. Sinon ces « lune » et « jour » m’eussent
interpellé, sachant que le poème de Perec célébrait le mariage de Kmar et Nour,
Lune et Lumière.
Lorsqu’il m’est venu la curiosité de me demander ce que
signifiaient les noms des époux en arabe, je connaissais le sens de nour,
identique en hébreu, mais je n’avais aucune piste pour kmar, et je n’ai
qu’un petit lexique franco-arabe. Mes connaissances en hébreu ne pouvaient
m’aider pour kmar, bien au contraire puisque « lune » se dit
en hébreu levana ou yareah. Cependant, ayant vu une approche
calendaire du poème, le premier mot que j’ai regardé dans mon lexique a été
« lune »…
« Ayguelune » a permis à Jean-Pierre de trouver la
trace et de contacter le premier habitant du lieu, Nathaël Moreau, conteur et
éleveur de chèvres angora. Moreau a baptisé le lieu Ayguelune, « eau de
lune », à cause de l’abondance de rosée sur le terrain à sa première
visite, et a remarqué par ailleurs qu’il était au point d’or entre Valensole (8
km) et Gréoux (5km). Il a communiqué la chose à l’acheteur de la maison qu’il y
a construite, lequel en a apparemment été séduit au point de la rebaptiser.
L’événement était récent, puisque l’annuaire du 04 imprimé
au début de 2002 donnait le téléphone de Moreau à Ayguelune, 04 92 74 27 19.
Ceci me confirme par ailleurs que, étant certain de n’avoir pas emprunté cette
route depuis au moins deux ans, je n’avais jamais pu voir ce panneau.
J’eus la curiosité d’additionner ces nombres de deux
chiffres, pour obtenir 216, le nombre même ayant motivé la venue de Le Goff à
Thoard, où il s’est livré à une cérémonie qui paraîtra curieuse à ceux qui n’en
connaîtraient pas les tenants et aboutissants, qu’il serait fort long de
détailler. Il s’agissait donc de calligraphier sur un rouleau de papier les 26
multiplications de 216 par (N x 37037037 + 1) (avec N variant de 1 à 26).
Ainsi la 12e opération était 216 x 444444445 =
96000000120, soit 96 et 120 dont la somme redonne 216 séparés par six zéros, or
le téléphone de Moreau se plie à ce jeu puisque
ses premiers chiffres 04 92 = 96 correspondent à l’indicatif
des Alpes de Haute-Provence
les 6 autres chiffres correspondent au numéro jadis
suffisant pour un appel intradépartemental, 74 27 19 = 120 où on note encore
que 74 est un multiple de 37, les nombres 27 et 37 étant les clés du jeu de Le
Goff. Et le 19 final est un autre nombre d’or, comme on l’a vu dans Noce.
De mon côté, une recherche « Nombre d’or » +
« Moreau » m’a mené à Thoiry. Plusieurs sites, dont celui qui semble
être le site officiel du château, http://www.thoiry.tm.fr/thfajard.htm,
affirment que Philibert de l’Orme aurait construit le château selon le nombre
d’or, pour l’alchimiste Raoul Moreau.
Je n’ai rien trouvé qui me semble valider cette idée, en
fait le moindre édifice doit toujours trouver un nombriliste quelconque pour
lui imaginer une architecture d’or, et quelques naïfs pour y prêter oreille,
mais cette piste principale donnée par l’association « Nombre d’or »
+ « Moreau » résonne étrangement avec l’entreprise :
- Le Goff pensait en avoir fini d’aller à
« toire », puisque Thoires, Thouars et Thoard sont les trois seules
communes françaises dont le nom complet se prononce « toire », et
voici qu’il faut rebondir sur Thoiry. Une intervention est d’or et déjà
prévue au château de Thoiry (78), mais il y a deux autres communes de ce nom
(01 et 73).
- La césure d’or de la localisation de la demeure de Moreau
sur les 13 km de Valensole à Gréoux-les-Bains conduit pour la demeure d’un
autre Moreau à une éventuelle utilisation du nombre d’or par l’architecte de
l’Orme, or le trajet principal effectué par moi-même et par les habitants de ma
commune, Mézel, est celui au chef-lieu Digne-les-Bains, 13 km qui culminent au
col de l’Orme (734 m) sur la N85, à 8 km de Digne et 5
de Mézel, au point d’or encore.
- Je remarque que Orme + Au, symbole chimique de l’or,
conduit à « ormeau », anagramme de Moreau. Orme est par ailleurs
l’anagramme de Remo, la forme italienne de mon prénom , mon prénom que mes
investigations me renvoient parfois étrangement en écho.
- Le premier livre entièrement dédié au nombre d’or a été La
Divine Proportion de Luca Pacioli, écrit à la demande de Ludovic le More
(Moro en VO, de même sens que notre Moreau, « teint foncé »), qui a
fait venir Pacioli à Milan en 1496, nombre de « beaux présents » de Noce.
C’est en 1498 que Pacioli a offert au duc le premier manuscrit de La Divine
Proportion, 1498 nombre de caractères de Noce. Le livre fut imprimé
en 1509, avec les illustrations connues de Léonard de Vinci ; on soupçonne
qu’il aurait grandement influencé Philibert de l’Orme, qui parlait aussi de Divines
Proportions, mais celui-ci n’a pu achever son traité d’architecture, au
frontispice duquel figuraient le dodécaèdre et l’icosaèdre, les deux solides dorés
au centre de l’argumentation de Pacioli.
- A propos de l’or chimique, il s’agit de l’élément 79 de la
classification périodique, et 79 est aussi le département de la
« Toire » la plus connue, ce que souligne un des gags en
« toir » : « c’est une cité d’or, Thouars ! »
Quel rapport avec Noce ? J’observe
d’abord que je venais d’évoquer le poème peu avant de tomber dans le panneau.
De retour sur les lieux, j’ai remarqué que le panneau était à quelque 200
mètres de la borne kilométrique 45 de la D8, or ma découverte de la césure d’or
de Noce s’est faite, par hasard, juste après que j’ai avancé sur la
liste Perec l’idée d’une césure d’or dans La Vie mode d’emploi,
« romans » construit en 100 chapitres déterminés par le découpage de
l’immeuble du 11 rue Simon-Crubellier en 10 fois 10 lieux. La césure d’or pour
100 chapitres tomberait au cours du chapitre 62, et la césure d’or au sein de
ce chapitre 62 tombe sur l’histoire de l’ingénieur atomiste Kolliker, amputé
des quatre membres. Le nom grec de la section d’or était Tomê, qui lui
vaut d’ailleurs d’être symbolisée par Tau, initiale de Tomê (d’autres
préfèrent Phi, initiale de Phidias), et la présence à cet endroit même d’un
spécialiste de l’a-tome, de l’insécable, lui-même coupé, me semblait d’une
ironie significative, d’autant qu’un autre ingénieur Koelliker (Théo) est
l’auteur d’un halluciné Symbolisme et Nombre d’Or (1956).
Au centre du roman une sorte de poème, le Compendium,
en évoque les personnages ; ces correspondances m’avaient enhardi au point
de proposer un rapport d’or entre le vers 45 qui évoque l’homme-tronc et
le vers 73 qui contient une anagramme de Perec, percé, car 45/73 =
0,616. Le grand perecologue Magné m’a rappelé que Perec lui-même s’était
expliqué sur le nom de Kolliker, neurophysiologiste auquel on doit le noyau de
Koelliker-Fuse dans le tronc cérébral, ce qui lui a inspiré cette histoire
d’atomiste-tronc.
Je ne soupçonne pas Perec d’un machiavélisme tel qu’il
aurait dissimulé ici de plus profondes motivations arithmologiques, mais les
coïncidences demeurent et n’en sont que plus curieuses.
D’autant qu’il existe une réelle coupure dans le roman, qui
n’a en fait que 99 chapitres parce que Perec a laissé de côté ce qui selon la
progression logique du roman aurait été le chapitre 66 associé à une cave au
coin gauche du plan de l’immeuble. Ce manque est signifié par le couvercle
d’une boîte de petits-beurres LU sur lequel on voit une petite fille mordre le
coin de son biscuit, juste à la fin du chapitre 65, intitulé Moreau, 3.
Moreau ? Oui, c’est l’un des trois grands appartements de 5 pièces de
l’immeuble, et la coupure après un chapitre Moreau est une nouvelle
particularité en résonance avec notre affaire.
Octobre 03 : la lecture attentive du chapitre 62 ne m’avait rien
apporté de doré, mais le 4 septembre dernier la diffusion sur France-Musique
des Variations Diabelli m’a ouvert une autre piste. Le présentateur
assurait que Beethoven avait glorifié le nombre d’or dans cette œuvre et
travaillé spécialement les variations 12, 20 et la fugue finale, soit les
pièces 13, 21 et 34 en incluant le thème initial. J’avoue mon scepticisme,
cependant ce n’est pas ici l’intention de Beethoven qui importe, mais le fait
qu’il existe de telles spéculations, alors que le chapitre 62 mentionne à son
début Dialogues avec 33 Variations sur un thème de Diabelli, de
Michel Butor. Le but en or… Par ailleurs ce chapitre s’est trouvé prendre une
énorme importance dans une lecture impliquant Butor et
Verne, qui m’a amené à considérer les deux chapitres citant Le tour du
monde en 80 jours, soit les chapitres 45 et 72 qui peut être considéré
comme le 73 (à cause du chapitre supprimé), revoilà mes nombres 45 et 73…
Ces nombres font partie d’une série de Fibonacci qui passe par 500 et
809, simplifications des nombres immédiats 1000 et 1618. Ma preuve la plus
immédiate de jeux de Perec autour du nombre d’or est le rendez-vous rêvé à 16 h
18 du chapitre 31, qui m’a fait souhaiter l’existence d’un 10 h 00 ou d’un 1000
significatif ailleurs dans le livre. J’aurais juré ne pas avoir vu le mot « or »
dans le chapitre 62, et voici que j’y trouve « il était mille fois
préférable de continuer à se servir du bon vieil or noir. » Noir Au, more
Au…
Ces coïncidences ont joué pour une certaine part dans ma
relecture approfondie du poème, qui a débouché sur ma 3e
interprétation, essentiellement basée sur les 11.
Cet examen m’a fait
considérer le vers le plus court du poème, « Noce » précisément, 51e
vers, devenant dans la nouvelle lecture le 26e vers de la colonne
Nour, avec ceci de particulier qu’il s’agit, hormis le dernier de ces 33 vers,
du seul vers à s’achever sur une lettre de rang multiple de 11, en l’occurrence
le 539e, 11 x 49. Il se trouve que les lettres correspondantes de la
colonne Kmar sont IREM, à cheval sur les vers 30 et 31 :
Mémoire de ma rue du Caire
Mémoire du boucanier
IREM permutation de REMI, j’ai eu la curiosité de savoir
combien il y avait de lettres IREM dans Noce, 693, un autre multiple de
11 (par 63).
Je n’essaierai pas de justifier pourquoi j’ai fait le
minuscule effort d’additionner les lettres MOREAU du poème. Il y en a 946, soit
11 x 2 x 43, la triade de nombres qui règleraient l’œuvre de Perec selon
certains exégètes, correspondant à la déportation de sa mère le 11 février 43.
J’ai procédé à cette opération idiote le 23 décembre 02, une
semaine environ après ma découverte de l’abondance des 11 dans Noce,
découverte s’inscrivant dans la prolongation de celle des 11x(11+43) lettres
des strophes impaires, opérée plusieurs mois plus tôt. Un peu plus tard le même
jour j’ai consulté une page web consacrée aux séries de Fibonacci :
http://www.mcs.surrey.ac.uk/Personal/R.Knott/Fibonacci/fibmaths.html
J’avais vu la veille un motif dans la suite de Lucas et je
voulais voir s’il était signalé sur ce site très complet. Il l’était, sur une
autre page, mais la présentation de celle-ci m’a donné des idées pour composer
mes propres pages, et j’ai eu la curiosité de jeter un œil au code HTML source.
Il est fort rare que je me livre à cette opération, et j’ai
ici eu la chance supplémentaire que quelques clics amènent sous mon œil un 946
qui avait aussi la chance d’être situé à gauche de l’écran, dans la zone où je
cherchais des codes HTML. Je suis revenu sur la page en clair pour voir de quoi
il s’agissait, mais ce nombre 946 n’y figurait pas. ??? Retour au code
source : il s’agissait, entre des balises HTML de commentaires (<!-- Sloane's Integer Sequence ID Number: A020995 -->), d’une
liste des rangs de nombres de Fibonacci tels que la somme des chiffres d’un
Fibo soit égal à son rang. Ainsi dans la série 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 viennent
le premier, 1, le 5e, 5, le 10e, 55 car 5+5 = 10. Il
était suggéré dans la page directement accessible d’aller plus loin, et affirmé
qu’il y avait 6 autres cas parmi les 200 premiers Fibos, mais je n’ai vu aucun accès
possible à la liste cachée des 19 premiers nombres dans ce cas.
Ces nombres sont donc (avec 0 considéré comme
Fibo(0)) :
1 5 10 31 35 62 72 175 180 216 251 252 360 494 504 540
946 1188 2222
en respectant la présentation qui m’a fait repérer 946.
Il y a des curiosités dans cette liste. On y compte 8
multiples de 36, ce qui est en fait attendu (car la somme des chiffres des
36énièmes Fibos est obligatoirement multiple de 9), mais les relations du
simple au double sont étonnantes (5-10, 31-62, 180-360, 252-504), comme du
simple au triple (72-216, 180-540), ou du simple à l’heptuple (35-175, 72-504).
Je remarque d’abord
216 et 946. 216 somme des 5 nombres de 2 chiffres du téléphone de Moreau, 946
nombre des lettres MOREAU dans Noce.
Je m’aperçois que Perec aurait pu utiliser l’expression
« mon nombre d’or » dès la 3e strophe, où le O était
adjoint aux lettres de Kmar Bendana, mais qu’il a attendu le premier vers de la
5e strophe où le U devient autorisé pour écrire « Mon amour mon
nombre d’or ».
Je n’ai plus de scrupule à considérer la gématrie de MOREAU,
73, un nombre éminemment perecquien puisque Perec est né un 7/3 et qu’il a
clairement revendiqué l’importance pour lui des nombres 73 et 37 (j’évoquais
plus haut ce 73 à propos du km 45 de la D8). Et pourquoi pas NATHAEL, ce rare
prénom ? 61, donc NATHAEL MOREAU = 61 73 = 134, la gématrie d’ARSENE LUPIN
(62 72), mais mieux encore l’exacte réplique de LUIS PERENNA (61 73),
pseudonyme anagrammatique de Lupin dans Le Triangle d’or notamment.
Arsène Lupin est une piste importante chez Perec,
notamment pour des raisons gématriques, ainsi le dernier jeu donné par Perec au
journal Ça m’intéresse est le « Trouvez l’intrus »
suivant :
A V O U E
R O G U E
S A U T E
N O M E S
La
clé de ce difficile problème est le nombre 66.
Perec
donnait les 5 mots par ordre alphabétique, et c’est moi qui ai souligné les
lettres désirées, mais quel lupinien n’y aurait pas pensé, sachant justement
que Leblanc aurait choisi le nom de son héros à partir d’un conseiller municipal
du nom d’Arsène Lopin.
L’intrus
était le mot « AVOUE », de gématrie 64, tandis que les 4 autres mots
ont même valeur 66.
66 est la
somme des 11 premiers nombres. Leblanc a donné 11 chapitres à son dernier
roman, dans lequel 11 membres d’une maffia s’identifiant par les 11 lettres PAULE SINNER
revendiquent les Milliards d’Arsène Lupin.
Mais Luis
PEREnna est une ramification notable, sachant l’attrait de Perec pour le couple
73/37, et sachant que le matricule du père Isie PEREc était 3716, inversion de
61 73, le père mort (MORT = 66) le 16 juin 40 d’un éclat d’obus allemand. Perec
aurait eu quelques raisons d’être fasciné par le chapitre 11 d’une des plus
grandioses aventures d’Arsène Lupin, Les Dents du tigre,
où don Luis Perenna reprend toute l’énigme : « chaque expression est
passée au crible, chaque période disloquée, chaque phrase réduite à sa valeur
essentielle. » ; la vérité lui apparaît soudain, en un éclair, si
formidable qu’il en tire sa montre et énonce à haute voix : « C’est
donc à onze heures quarante-trois minutes que j’ai pénétré jusqu’au fond des
ténèbres. »
Marie-Thérèse
Moreau de la Vie mode d’emploi est veuve depuis le 6 juin 40 où son mari
est mort sur le front.
Parmi les
nombres de la curieuse série cachée, je remarque les 62e et 72e
Fibos, correspondant à ARSENE LUPIN = 62 72.
Et il y a
la très curieuse seconde ligne, formée de 3 multiples de 11, alors qu’aucun des
16 nombres précédents ne l’était. 946 correspond étrangement aux 946 lettres
MOREAU de Noce et à 11x2x43, mais la somme 946+1188+2222 ne m’est pas un
nombre inconnu.
4356 est
le carré de 66, et sa lecture inverse donne le découpage de la Vie en 65
et 34 chapitres, par le manque du chapitre 66 précisément. Autrement dit, c’est
l’inverse du carré de la MORT qui structure la Vie. Et le découpage de
4356, donnant le 43 sinistre pour Perec et le 56 du NOIR, apparaît au chapitre
71 où sont évoqués successivement les 43 générations de hamsters joueurs de
dominos (les 28 dominos d’un jeu ont 56 demi-faces) et les 56 tours du monde
d’Olivia Norvell.
Par
ailleurs ce sont en partie les jeux autour de 3 4 5 6 qui ont motivé l’intérêt
de Le Goff pour le nombre 216, comme
3³+4³+5³ =
6³ = 216
3³x4³x5³ =
60³ = 216000
3456 / 16
= 216
4536 / 21
= 216
Ça
commence à se compliquer. Ça peut facilement devenir inextricable, avec
l’affaire des Dix Mots de Queneau. L’autre dossier où je
suis loin d’être certain que les relations fibonacciennes entrevues soient
accidentelles est Queen. Le panneau « NOMBRE D’OR » a conduit à
MOREAU et la recherche « Moreau » + « Nombre d’or » a
conduit à l’architecte de l’ORME, avec
MOREAU =
ORME + Au (symbole de l’or)
La recherche « Ellery
Queen » + « Fibonacci » a conduit à Queneau, avec
QUENEAU =
QUEEN + Au
et à un
lycéen de Vintimille, à côté de San REMO, alors qu’un projet de roman unissait Vintimille,
Queen, et Fibonacci…
Enfin est
venu l’ahurissant Délire du 14 janvier.