Rappel de la dernière phrase de la section « Dites
33 » de ma page Noce :
Alors que Kmar a reçu 11*11 lettres OUIC dans les strophes
3-5-7-9, cette 10e strophe
contient exactement 11 lettres H.
Et 9 lettres B, comme Boeing et comme Big Boum.
Au moment où paraît
un livre[1]
assurant que l’attentat du 11/9 se trouvait déjà prédit il y a 3311 ans dans la
Bible, selon une lecture diagonale presque « perecquienne », on
pourrait avancer plus modestement que Nostraperecus annonçait l’événement 20
ans plus tôt, en septembre 81 où il a imprimé lui-même ce poème en Australie
(le 11 ?).
On pourrait en effet voir le poème comme deux tours jumelles
de 33 vers, couronnées par la dernière strophe livrant ces nombres 11 et 9. Et
ses 20 sections pouvaient annoncer le terme de la prédiction, 20 sections qui
peuvent aussi être réparties en 11 et 9.
Je ne suggère pas d’utiliser Perec comme manuel divinatoire.
Sans imaginer dissuader les éditeurs peu scrupuleux de publier de douteux
ouvrages à sensation, j’espère que ces coïncidences inciteront quelques-uns à
se méfier de spéculations fantasmatiques sur d’autres coïncidences.
Je remarque encore que d’aucuns, pas forcément à bon
escient, ont vu des coïncidences autour du 11 à propos des Twin Towers.
Dans le carrément faux, il a circulé un canular sur Internet assurant que le
premier avion qui avait frappé les tours était immatriculé Q33NYC, invitant à
lire ces caractères Q33NYC dans la police Wingdings, soit : Q33NYC
C’était en
fait le vol 11 AA (American Airlines).
Les 4
avions détournés étaient les vols AA 11 et UA 175 qui ont frappé les Twin Towers,
et les vols AA 77 et UA 93 destinés à frapper Washington.
La somme
de ces 4 nombres est 356, nombre de mots de Noce, sans le titre. 356 est
encore 4 fois 89, 11e terme de la série de Fibonacci.
A propos du
vol 77 qui a provoqué un mini-événement éditorial hexagonal, les 77 lignes de Noce,
où figure le nombre d’or, sont la preuve symboliste irréfragable que ce
vol a bien frappé un côté du Pentagone, puisque le côté du pentagone est en
rapport d’or avec sa diagonale.
L’événement
a encore quelques résonances avec le projet de Jean-Pierre
Le Goff qui avait plusieurs mois auparavant convié ses amis à célébrer avec
lui son 21600e jour d’existence à Thoires (21), le 20 septembre
2001, manifestation qui a connu des suites le 24 avril 2002, 216 jours plus
tard, à Thouars (79), puis le 26 novembre, encore 216 jours plus tard, à Thoard
(04) [voir
le détail ici]. Je l’ai accompagné dans cette dernière manifestation dont
un à-côté fut la découverte du panneau « Nombre d’Or » au km 45 de la
D8.
Or
Thouars, Thoires et Thoard ont la même étymologie que « tour », on y
reconnaît même mieux l’anglais « tower » (ci-dessous la tour de
Thoard).

Et trois
tours du complexe du World Trade Center se sont effondrées neuf jours avant le
20/9 inaugurant ces « Aller à Thoires », la tour 1 et la tour 2
directement frappées (de 110 et 112 étages), mais aussi la tour 7 comptant 47
étages, 47 comme la gématrie de PEREC ou les 47 premiers vers de Noce
s’achevant sur un air de derbouka.
Il y a une
coïncidence à ce propos qui peut rappeler l’intuition qui m’a fait désirer que kmar
signifiât « lune ». J’ai découvert cette césure d’or sur derbouka
le 25 ou 26 mars 02, en regardant d’un peu plus près ce poème après qu’un
membre de la liste Perec sur le Net y eut fait allusion. Je n’y ai d’abord pas
vu un fait exceptionnel, parce que le triple saut de ligne originel après
« derbouka » avait été normalisé dans la compilation Beaux
présents belles absentes, mais j’ai fait part ainsi de cette découverte sur
la liste le 26/03/02 à 20:57 :
J'ai regardé
l'épithalame de Noureddine pour y découvrir en clair un "nombre
d'or" dans la strophe 5 de 5 vers (ce qui suffirait à certains pour
s'agenouiller en direction du Parthénon).
J'ai eu la curiosité
d'étudier plus avant, pour découvrir que le poème compte 76 vers, 9e terme de
la série de Fibonacci débutant par 1 et 3, et 1464 lettres, 11e terme de la
série débutant par 1 et 26. Aux 47 vers de la section d'or idéale correspondent
les 905 lettres idéales, 10e terme de la série Fibo, et ce vers est marqué par
une césure (s'achevant sur "derbouka" dans la strophe 7).
J'ai trop l'habitude de
coïncidences de ce type pour en déduire une intention, mais je remarque que cet
équilibre est d'autant plus curieux que le poème est constitué de vers très
irréguliers. Par ailleurs la série de Fibo 1-26-27-53 a été envisagée par Perec
dans ses travaux préparatoires à "53 jours", et les nombres 47 et 76
ne sont autres que les valeurs de PEREC et GEORGES ! (A=1, B=2...)
Je ne
savais pas ce qu’était un(e) « derbouka », mon vieux Larousse
encyclopédique en 22 volumes non plus, mais le hasard a voulu que le TéléZ
n° 1020 paru le 25/03/02 offrît en page 8 un Mots Croisés dont la 1e
définition verticale était « Tambour du Maghreb ». La solution était
« darbouka ».
Un simple
Petit Larousse de 99 connaît « derbouka » mais renvoie à
« darbouka » qui est bien le tambour maghrébin. Si on employait cette
forme « darbouka », les 11x136 belles présentes du poème complet se
répartiraient en 11x83 MREND, 11x14 KAB, et 11x39 OUICH, sans qu’aucune des
autres relations déjà envisagées n’en souffre.
Le 11/9
2001 à l’heure cruciale je pédalais sur la D907 entre Oraison et Mézel. J’avais
reçu la veille des USA un lot d’Ellery Queen qui m’avait amené à voir un schéma
d’or dans les 233 chapitres des 9 premiers Queen, 233 étant le 13e
terme de la série de Fibonacci.
C’est au cours de ce trajet de retour qu’il
m’est venu l’idée de voir deux couples de « jumeaux » dans les 4
derniers de ces Queen, ce qui rendait le schéma d’or plus cohérent. Et
« jumeau » était plutôt twin dans ma tête, car le premier de
ces couples appariait les 6e et 7e mysteries, The
American Gun et The Siamese Twin. Je passe sur les détails, mais ce
revolver américain a un jumeau, avec lequel un artiste du rodéo tue sa doublure
sur scène devant des milliers de spectateurs, à New York, et répète le même
crime dans les mêmes conditions un mois plus tard[2].
Arrivé à la
maison j’appris l’événement et vis la seconde twin tower s’effondrer en
direct.
Par la
suite je devais apprendre qu’il y avait 233 passagers dans les 4 avions
détournés (sans les équipages).
Je devais
aussi me remémorer un autre épisode étonnant survenu sur cette D907, concernant
aussi 233. En 1985, influencé par les écrits de Raymond Abellio, j’ai commencé
à étudier l’hébreu, la Bible, la kabbale, etc. J’ai vite été amené à oublier
Abellio, mais j’ai fait mes propres découvertes qui m’ont amené à approfondir
mon étude. L’une de ces premières découvertes concernait les deux arbres qui
occupent tous deux le centre du jardin d’Eden (Gn 2,9), lui-même centre du
monde. En hébreu, « l’arbre de vie » a pour valeur 233, tandis que
« l’arbre de la connaissance du bien et du mal » a pour valeur 932, 4
fois 233.
Cette
relation semble éminemment significative dans le contexte, avec notamment le
fleuve primordial qui se sépare en 4 bras en sortant de l’Eden, mais je ne l’ai
jamais rencontrée dans l’exégèse juive traditionnelle, bien que les deux arbres
y symbolisent l’Un et le Multiple, bien que certains kabbalistes se soient
efforcés d’utiliser la gématrie pour démontrer cette idée.
Et puis il
y a une dizaine d’années j’ai eu un problème qui m’a contraint à abandonner mon
vélo, que j’ai ensuite dû revenir chercher en voiture. J’en ai profité pour
amener divers machins à une décharge fermée depuis, à La Bégude[3],
au carrefour de la D907 et de la D8 dont il est question ailleurs. Il y avait
des paquets de papiers, en partie souillés. Mon œil a repéré de l’hébreu,
quelques secondes plus tard j’avais sous les yeux la relation 233-932 entre les
arbres.
Ces
papiers étaient des cours polycopiés des années 60 en hollandais, reliés ou
non, d’un professeur Weinreb, de l’Académie Hébraïque de La Haye. J’ai retrouvé
qui s’en était débarrassé, un autre Hollandais, Paul Römer, pratiquant le Rebirth
à Saint-Jeannet, sur la D8.
Je reviens
aux deux arbres au centre symbolique du monde, dont l’accès est selon la Bible
désormais défendu par les Chérubins et la flamme de
l’épée foudroyante (Gn 3,24), et je vois une certaine analogie
avec le World Trade Center, un autre centre du monde, au moins
celui du capitalisme judéo-chrétien puisque New York est, entre autres, la
première ville juive du monde. S’il est périlleux de poursuivre plus loin
l’analogie, l’incendie qui a ravagé les profondeurs de Ground Zero
pendant plusieurs mois après le 11 septembre semble sans équivalent.
J’ai
entendu l’expression « Amérique crucifiée » à propos de l’événement,
et la tradition chrétienne voit la Croix du Christ correspondre à l’Arbre de
Vie (ou à celui de la Connaissance dans certains commentaires).
Je
retrouve encore 233 dans la gématrie des deux derniers vers de Noce :
Dimanche, rue du Maroc 176
Dimanche 57
J’ai
encore la tentation de lire 2-33, les 2 colonnes de 33 vers de Noce.
L’affaire
se corse avec les Dix Mots grâce auxquels je me suis
souvenu que j’avais jadis imaginé un roman où intervenaient entre autres Ellery
Queen et Fibonacci, sans que j’aie à l’époque envisagé de construction
fibonaccienne chez Queen. Les principaux personnages étaient les jumeaux Win de
Vintimille, or Google ne m’a donné qu’une seule page correspondant à une
création réelle citant « Ellery Queen » et « Fibonacci »,
celle d’Alessio Palmero de Vintimille.
Je
remarque un mont Abellio à 1016 m au-dessus de Vintimille.
Le nom
Palmero a sans doute à voir avec le palmier (palma). Si le palmier ne
fait pas partie des arbres communément identifiés à l’arbre de vie, il a une
grande importance symbolique dans la Bible ; il faut notamment citer
l’histoire de Tamar, qui a épousé les deux premiers fils de Juda que Yahvé fit
mourir. Juda inquiet la chassa, mais Tamar déguisée en prostituée s’assura les
faveurs de Juda lui-même pour lui donner deux jumeaux, Perets et Zerah. La
racine sémitique TM est liée à la
gémellité (Thomas, Tiamat, Tehom, etc.), je ne sais s’il y a un rapport avec la
tomê grecque, « section » (d’or notamment).
Malgré
cette naissance équivoque, la lignée de Perets sera celle de David et du Messie
(qui pour les Chrétiens a été Jésus).
Perec est
une forme du nom Perets.
[1] La Bible : le code secret II de Michael Drosnin. Ce bouquin comme le tome 1 est une manipulation visant à sanctifier la Bible, mais il repose sur de véritables découvertes qu’il conviendrait d’analyser hors de tous présupposés. Ainsi les réfutations du « code biblique » sont-elles aussi souvent tout à fait insuffisantes, sinon frauduleuses.
[2] Queen réutilisera des pistolets jumeaux pour tuer un vrai jumeau par un demi-frère dans There was an old woman et Cain par son demi-frère Abel dans The King is dead.
[3] La Bégude se situe à 21 km de Valensole qui
est le premier village sur cette D8 (les premiers km du trajet ont été
rebaptisés D935). On a donc une relation d’or à l’échelle supérieure Bégude-Valensole-Gréoux,
21-13. De l’autre côté, la D8 se rétrécit et compte 13 km jusqu’au carrefour
avec la D12. Le col intermédiaire est encore à 8 km.