La ville d’or (entrée conseillée)

Bernier-Maridat !

Alphabets de Perec

L’édifice d’or

Quand la ville dort

 

ORMUS, ORMOS, ORMA

 

 

 

J’ai achevé le 24 juin une série de pages dont le point commun le plus marquant était la série de chiffres 1-3-5-8, se retrouvant particulièrement dans la suite des 3 nombres de Fibonacci 5, 8 et 13. Quelques cogitations annexes m’ont amené à porter une certaine attention aux lettres H et M, de rangs 8 et 13.

C’est ainsi que je me suis souvenu qu’une personne qui m’était très chère il y a 30 ans répondait aux initiales HM, et que nous avions rencontré ensemble Madeleine Hours, alors conservatrice du musée du Louvre. MH donc, mais Hours m’évoque les « ours » rencontrés dans mes recherches Perec, en partie grâce au concOURS de l’OURS Polar, et Hours est l’anagramme de « Horus », bien venu pour les collections égyptologiques du Louvre, d’autant que dans la cour du Louvre s’élève désormais la pyramide de Pei, réduction de la pyramide de Chéops offrant donc les mêmes caractéristiques dorées.

D’autres coïncidences me portèrent vers l’ « œil d’Horus », et une page internet découverte autour de cette expression mentionnait un livre en ma possession, La montagne sacrée, de Richard Andrews et Paul Schellenberger (1997).

 

Je feuilletais ce livre, sous-titré Le grand secret de Rennes-le-Château, qui ne dévoile rien de moins que l’emplacement de la tombe de Jésus, lequel ne pouvait évidemment gésir nulle part ailleurs que dans ce coin.

Le nombre d’or joue un rôle là-dedans, on s’en serait douté, et je suis assez ahuri de trouver dans ce livre, page 379, l’angle 51.83°, l’angle de Chéops. La littérature sur le nombre d’or mentionne facilement Chéops, mais dans les divers livres en ma possession je n’avais trouvé la forme 51.83 pour cet angle que dans Géométrie du nombre d’or, une seule fois, page 54.

 Ce livre est un nouvel exemple des théories fantasmatiques édifiées à partir de presque rien, se nourrissant essentiellement des fantasmes antérieurs sur cette région de l’Aude. Je me suis cependant arrêté sur une page, montrant les armoiries de René d’Anjou et de sa seconde femme Jeanne de Laval. On y voit un tronc desséché d’où jaillit un rameau vert qui vient rejoindre le rameau de Jeanne après avoir traversé le calice du Christ que le roi René s’enorgueillissait de posséder. Selon les commentateurs c’est une allusion à la « scission de l’orme », prétendue naissance du « Prieuré de Sion » formé par des dissidents templiers en 1188.

 

Ce Prieuré de Sion est une invention, quoique l’abattage d’un orme séculaire à Gisors vers cette date soit un événement réel, mais cette histoire d’orme m’intéresse, à cause de Moreau, constructeur de la maison « Nombre d’or » dans le ravin de Laval, Moreau qui m’a fait penser aux deux ormeaux de Verlaine, auxquels j’ai repensé lorsque j’ai découvert l’édifice aux deux arbres. 

Je jette un œil sur le texte fondateur, L’énigme sacrée (1983). Toujours cette coupure de l’orme, et il paraîtrait que l’un des signes de reconnaissance du Prieuré naissant aurait été le mot ORMUS, qu’ils auraient écrit ainsi :

Dans ce signe les commentateurs lisent à la fois « ours », « orme », et « or », le tout dans l’M marial déclaré ressembler au signe astrologique de la Vierge.

Je sais que cet ORMUS n’est qu’une pure invention des manipulateurs qui ont lancé l’affaire de Rennes dans les années 60, mais je suis effaré de la folle logique qui, quels que soient ses aspects fantasmatiques, m’a conduit  de « M Hours » à ORMUS, via Horus. Je constate que ce signe réunit des mots remarqués dans mes recherches mais qui jusqu’ici n’étaient pas reliés directement entre eux.

« ours » est notamment l’un des mots les plus fréquents d’Alphabets, où j’ai vu les irrégularités dans la distribution du mot le plus fréquent, « or », pouvoir obéir au nombre d’or. J’avais accordé une attention particulière au poème 93 de ce recueil, dont le début et la fin sont :

 L’or se mutina (…) L’or mu : antimoine alu strontium (laser ?)

« or mu » m’interpellait car les lettres M et U ont pour rangs 13 et 21, les nombres de Fibonacci les plus élevés dans l’alphabet. Pour cette raison il m’est arrivé d’intégrer le mot « mu » ou les lettres « M U » à des créations basées sur le nombre d’or, avant d’avoir découvert cette possibilité de lecture dorée d’Alphabets, ce qui donne une idée de mon émerveillement devant ce « mu » qualifiant directement un « or ». Et voici un ormus…

J’ai évoqué longuement ailleurs les ormes ou ormeaux en rapport avec le nombre d’or.

 

Le mot Ormus apparaît dès le premier livre signé Gérard de Sède, Les templiers sont parmi nous (1963), dans une annexe signée Pierre Plantard, le principal artisan de la manipulation.

Il n’y a que quelques références à cet Ormus templier sur Internet, alors qu’il y en a des milliers sur un Ormus qui serait une poudre d’or blanc miraculeuse fabriquée aux USA, appelée aussi ORME, mais ni l’un ni l’autre ne semblent tirer leur nom de l’arbre (elm en anglais). ORME est l’acronyme de Orbitally-Rearranged-Monoatomic-Element, je n’ai pas compris l’origine de Ormus.

 

Quelques jours après avoir découvert ce mot Ormus, qui m’a aussitôt semblé familier, je me suis rappelé qu’il y avait une bonne raison pour ça, puisque mon premier livre publié (éditions ETSF, 1984) était un ouvrage de vulgarisation informatique sur l’ORMOS !

 

 

J’avais formé ce néologisme à partir des noms de deux microordinateurs très voisins, l’Oric et l’Atmos, si voisins que j’utilisais ce mot à chaque rubrique pouvant s’appliquer aux deux appareils, ce qui était le plus souvent le cas. Le maquettiste avait eu l’idée de composer une sorte de grille de Scrabble © avec des mots clés informatiques : on y reconnaît notamment en haut à gauche ATMOS qui croise avec ORIC, et en bas mon ORMOS, tronqué en ORM…

Soit une coupure de l’ORMOS…

Un graphisme similaire était proposé à l’intérieur du volume pour chaque en-tête de chapitre. On y retrouve cette fois un ORMOS vertical, pareillement tronqué en ORM…, mais il est aisé de vérifier que cette vue complète celle du graphisme de couverture, qui permet de compléter ORM… avec l’O d’EPROM, l’S pouvant se deviner sous cet O.

 

 

Ainsi le maquettiste avait imaginé ce jeu de lettres où apparaissaient deux ORMOS coupés…

Je connais depuis l’adolescence la ballade de Verlaine Sur les deux ormeaux qu’il avait, et je me rappelle l’avoir parodiée alors avec des strophes s’achevant par Mais rien ne valut mes Ormos (que je n’ai pas osé proposer à l’éditeur), mais je n’avais alors aucune connaissance d’une possibilité de sens de la « coupure de l’orme ».

 

Je rappelle que j’ai cité intégralement le poème original sur la page consacrée à ma visite à « Nombre d’or », la maison construite par Moreau (anagramme d’Ormeau) dans le ravin de Laval, aujourd’hui propriété des Prins (l’envoi du poème de Verlaine débute par le mot Prince, comme il se doit pour une ballade). Je me souviens approximativement de mon envoi :

Prince IBM j’ai su la liesse

De programmer sur votre DOS

???

Mais rien ne valut mes ORMOS

Je m’aperçois en écrivant cette page que le latin OREMUS devient ORMUS en lui ôtant une lettre.

OREMUS signifie en français PRIONS, et il suffit d’ôter une lettre à ce mot pour obtenir PRINS…

 

C’est le 30 juin 05 que j’ai découvert le mot Ormus, ce qui m’a mis dans une exaltation certaine les jours suivants.

Alors que cette exaltation était loin d’être éteinte, avec notamment la remémoration de mes ORMOS, diverses circonstances familiales m’ont amené à Cannes le 9 juillet suivant. J’ai profité de cette occasion pour une balade solitaire à Eden-Roc, un endroit dont le nom m’attirait depuis longtemps.

Arrivé à l’ouest du cap d’Antibes, donc au lieu dit Eden-Roc sur ma carte, j’ai constaté l’absence de toute indication d’accès public à ce coin de paradis. Il y a un musée Napoléon, puis un hôtel de luxe… Je suis revenu en arrière pour trouver une grille ouverte sur un escalier descendant vers la mer sous le musée, je l’ai pris pour découvrir un endroit effectivement ouvert au public, mais sans possibilité de poursuivre le long de la mer. Une petite crique m’apparut propice et je nageai une demi-heure entre les rochers.

En sortant, je découvris dans l’axe de la crique où je m’étais mis à l’eau le tag ci-dessous :

 

 

ORMA  TOUF… Orma s’impose à moi comme féminin d’Ormus, dont Ormos pourrait être une autre déclinaison… Le touf est peut-être le foot en verlan, l’Internet ne m’a livré aucun renseignement sur « Orma Touf ».

ORMA est encore l’anagramme d’AMOR, et je suis particulièrement frappé de trouver cette inscription sur un mur du musée Napoléon qui doit se trouver au-dessus. Il y a près de dix ans j’ai imaginé de personnaliser le phénomène des coïncidences en lui donnant un nom, et ce nom a été l’éon Napol. Je donne ici les raisons de ce choix, ainsi que quelques coïncidences époustouflantes sur

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Cette page a été interrompue en juillet 05, et la page qui vient d’être signalée est toujours en plan.

L’affaire reprend le mardi 30 janvier 07. Je me suis réveillé ce matin là avec en tête le souvenir d’un drôle de rêve. On retrouvait des Ormos dans le commerce, sous forme de packs contenant un Oric-1 et un Atmos. J’avais un tel pack en main, que je n’avais pas acheté, et je trouvais très curieux qu’on pût encore vendre ces ordis, surtout sous cette double forme, puisque l’Oric était un Atmos avec de multiples bugs. J’en faisais part à ma copine, en lui disant que ça ne devait pas coûter bien cher. Je me souvenais au réveil de ces ordis, qui ne ressemblaient pas du tout aux Ormos, ni par la taille, ni par les couleurs ; ils ressemblaient plutôt à des organizers, mais dans mon rêve c’étaient des Ormos.

Ce mardi j’étais en panne d’ADSL depuis 14 jours. J’habite un petit village où je ne connais personne par qui je pouvais passer pour consulter mon courrier, et je devais donc patienter pour utiliser l’ordi de ma compagne à son bureau, où je ne pouvais aller que le mardi. Ce mardi midi je pus donc consulter mon courrier de la semaine, où trois messages (parmi 98) retinrent particulièrement mon attention.

 

Il y avait un message d’Alain du 28/01, quelqu’un dont je ne sais pas grand-chose, qui m’a contacté à partir de mon site, qui s’intéresse notamment au décryptage des documents de Rennes-le-Château. Là il me demandait des renseignements sur le nombre 594, moitié de l’aune.

Si 594 est la moitié de l’aune, c’est que l’aune = 1188, ce qui m’évoque illico la scission de l’Ormus en l’an 1188 (je rappelle que l’aune est aussi un arbre).

 C’était un curieux écho à mon rêve sur les deux Ormos. Lorsque j’ai récupéré mon accès ADSL, je me suis empressé d’interroger Google sur « 1188 aune », ce qui m’a appris que l’aune de Paris valait jadis 1,188 mètres, mais avant les résultats usuels la « calculatrice Google », fonction récente, affichait :

1 188 aune = 1,357884 kilomètres

ce qui signifie que Google associe au mot « aune » la valeur de 1,143 mètres. De fait il s’agit de l’aune anglaise (ell) valant 45 pouces (un inch = 2,54 cm), et ceci a un curieux effet.

En arrondissant, 1188 aunes équivalent à 1358 mètres, or j’ouvrais cette page par les chiffres 1-3-5-8.

 

Ce même 28/01 j’avais un spam émanant de « electronic so », intitulé « or molecular ». Cet « or moléculaire » me fit aussitôt penser à l’ORME vu plus haut, ou « or mono-atomique », à tort évidemment puisque l’anglais or signifie « ou », mais de même ORME n’a en principe aucun rapport avec l’or, gold, ni avec l’arbre, elm. Je remarque la proximité avec ell, l’aune (la mesure, l’arbre est alder, mais ell désignait jadis aussi l’arbre).

J’ai plusieurs de ces spams par jour, que je n’ouvre jamais car bien qu’ils aient été acceptés par mon antivirus je n’ai guère confiance en leur innocuité.

 

Le matin du 30/01 (ou tard le soir du 29 puisque le message était posté juste après 00 h) Alain réitère sa demande sur 594, en me faisant part d’une coïncidence puisqu’en cherchant ce nombre il est retombé sur mon site et ma page cone. La curiosité de mon côté est que 594 m’y intéresse en temps que (11+43)x11, or je viens de voir l’aune anglaise de 1143 mm.

Par ailleurs mon cône de 594 lettres a son parèdre, de 671 ou 870 lettres, mais les homologies sont telles que j’ai considéré les 594 premières lettres du parèdre à part.

Ce message était parti quelques heures avant mon rêve sur les deux Ormos, je l’ai lu quelques heures après.

 

Ce n’est que le 01/02, ayant retrouvé ma connexion, que j’ai pu récupérer ces messages et apprendre les diverses valeurs de l’aune. J’avais aussi les nouveaux messages des deux derniers jours, et j’ai douté de ma raison devant le titre de l’un d’eux, « Livre Oric ». Posté le jour même à 00:33 h par un inconnu, qui faisait partie d’un groupe de fanatiques de ces vieux ordis, qui me demandait si j’étais bien l’auteur de 60 solutions et si je n’avais pas d’objections à ce qu’il scanne le livre pour ses amis.

Je crois que c’est la première fois que j’ai un courrier de lecteur de ce livre, paru début 1985. C’est un peu loin et je ne peux rien certifier, parce que mes activités informatiques ne se sont pas limitées à ce livre, mais en tout cas il n’a rien pu se passer après 1985 où quelques centaines d’exemplaires ont été vendus.

Je ne peux de même certifier n’avoir jamais rêvé de l’Oric, l’ordi que j’ai utilisé pendant plusieurs années, mais je n’en ai gardé aucun souvenir, alors que ce rêve du 30/01/07 avait une certaine étrangeté. Je note mes rêves les plus étranges, mais l’étrangeté de ce dernier tenait essentiellement à la découverte récente de l’Ormus, en juillet 05.

Il a fallu à ce passionné un peu de chance pour me trouver puisque mon livre était signé Rémy Schulz, et que rien sur le site de Rémi Schulz ne permettait (avant cette page) de le relier à l’Oric.

 

Un spam reçu le 31/01 avait un titre évocateur, « To he ours », émanant de « estimation the ». Je n’y insiste pas plus, me bornant à remarquer encore le jeu des faux amis : bien que le titre ne veuille rien dire, ours y est le pronom « nôtre ».

 

Dans un message antérieur, reçu le mardi 23 et effacé, Alain me demandait des renseignements sur ma signature ambigramme

Lorsque j’ai pu lui répondre, je lui ai signalé que c’était Gef ( Gef's Ambigram Gallery- ) qui avait réalisé ce dessin (lequel serait plus parfait avec mon réel prénom Rémy), et que « aune » était un ambigramme naturel qui m’intéressait en rapport avec l’affaire de Rennes.

Sur la tombe de l’abbé Boudet figure en relief un livre fermé, sur la couverture duquel on lit Ι.Χ:Ο.Ι.Σ. Certains exégètes ont jugé qu’il fallait renverser cette inscription, pour obtenir quelque chose proche de 310 : XI, or le fameux livre de Boudet, La vraie langue celtique, compte 310 pages, et ces exégètes ont été chercher des indices significatifs à sa page 11 (XI).

J’avoue avoir eu la curiosité d’y regarder, et ce qui m’y a marqué est que cette page 11 s’achève sur le mot « aune », ambigramme naturel se renversant en « aune », alors que c’est le renversement de Ι.Χ:Ο.Ι.Σ. qui désignait cette page…

(Le nom français de l'aune, - page 12 - essence d'arbres, se dit en languedocien "bergne"; en breton et en gallois "gwern";...)                            

Il s’agissait de l’arbre, dont un synonyme est le verne, et Jules Verne est encore un auteur qui a été associé à l’énigme de Rennes. Le grand Alexandre Adler lui-même a accrédité cette implication de Verne dans sa récente série d’émissions sur l’affaire de Rennes. Il est certain que des mots clés apparaissent dans son œuvre, comme le capitaine Bugarach, mais en déduire quoi que ce soit semble périlleux, d’autant que le hasard joue avec le propre nom Adler, anagramme de alder, l’aune, le verne…

Pour ce qui est de Boudet, une explication fort simple est que le livre sur sa tombe est l’Evangile, et que l’inscription est une déformation de ΙΧΘΥΣ, « poisson » en grec, désignation secrète du Christ parmi les premiers chrétiens.

Le poisson est un lien avec Alain, lequel m’a contacté en novembre 06 à propos du cryptogramme du Sot Pêcheur, une autre curiosité de l’affaire de Rennes, où il est question d’un « poisson d’or », expression clé pour moi, par sa présence dans un roman d’Ell(aune)ery Queen (Reine = Rennes) qui se passe à Alderwood (aunaie), et par sa valeur numérique 144 (c’est page 144 du roman qu’apparaît l’expression).

En décembre 06 diverses coïncidences ont ramené ce poisson d’or au cœur de mes préoccupations, ce dont je suis en train d’essayer de rendre compte dans une page en cours. Pendant cette période riche en coïncidences j’ai rêvé au matin du 21/12 d’un médicament « 144 » vendu en deux flacons de 72 gélules.

Ce n’est qu’en relisant mes notes pour cette période que j’ai pris conscience de la possibilité de rapprocher ce rêve de celui des deux Ormos, avec de multiples échos. S’il est question de demi-mesures, la demi-aune 594 et la moitié 72 de 144, « mesure d’homme » selon l’Apocalypse (21,17), s’additionnent en 594+72 = 666, le « nombre d’homme » de la même Apocalypse.

Le 5 de ce mois de décembre, mon ami Gef mettait en ligne le Gématron, ou calculateur gématrique aux multiples possibilités, <http://www2.iap.fr/users/esposito/gem.php>. Parmi les curiosités que permettent cet outil, un de nos amis signala que la phrase contenant ce fameux nombre, selon la traduction de Louis Segond du verset 13,18 :

Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six.

avait pour gématrie immédiate (somme des rangs des lettres) 666.

 

Voilà, à l’aune de mon effarement.

 

Après avoir lu cette page, Alain m’apprit qu’il avait aussi apprécié l’Oric en son temps pour ses possibilités graphiques, et qu’il délaissait volontiers ses cours à l’université de Toulon pour aller programmer des animations 3D sur l’Oric de la boutique d’informatique en face.

Ce n’est pas à TOULOn que j’ai découvert l’Oric, mais à TOULOuse, où j’habitais alors, et où j’ai écrit 60 solutions, publié après mon déménagement dans le 04, limitrophe du 83.

 

Addition du 18 février 08 :

A l’occasion d’une nouvelle coïncidence concernant les nombres 1358 et 1143, relatée sur mon blog, j’ai réessayé la requête Google « 1188 aune », qui a donné le même résultat numérique en premier, puis le premier résultat était une page récente concernant Le livre de pierre de l’abbé Boudet, et ne manquant pas d’intérêt. L’auteur y démontre que l’inscription sur la tombe de Boudet est ΙΧOΥΣ, le haut du Y ayant été dégradé (ce qui me rappelle L’Apex du Yod, roman de Yehuda Gordon). L’auteur imagine un jeu numérologique partageant l’inscription en ΙΧOΥ, les lettres qui ont la même représentation dans les alphabets latin et grec, et Σ, correspondant au S latin qui a le même rang 18. Les lettres IXOY ayant la même somme 66 pour leurs rangs dans les deux alphabets, il pose le jeu 66 x 18 = 1188, soit l’aune de François 1er (en mm). Je laisse découvrir la suite, remarquant pour ma part que le poème de Perec qui a attiré l’attention d’Alain – à cause des 594 lettres que j’y distinguais, moitié de 1188 – pourrait se lire selon le même codage (en étant bien conscient qu’il ne s’agit que d’un jeu, Perec étant au moins à 1143 lieues de ces préoccupations zézotériques) :

Noce se compose en effet de deux séries de strophes alternées, chacune comptant 33 vers, la première série comptant les fameuses 594 lettres (l’autre 671 lettres) ;

– Ces deux séries de strophes totalisant 66 vers convergent vers une dernière strophe, la seule où sont autorisées toutes les lettres des deux époux, avec une bizarrerie, un S interdit, unique anomalie dans ce poème de 1464 lettres, 1498 avec le titre. Sans ce S, cette strophe compte 198 lettres, Sixième de 1188.

 

Ceci survient alors que je me suis aperçu d’une autre curiosité concernant ce S il y a deux jours : les strophes paires du poème totalisent 870 lettres, soit 869 autorisées + le S interdit, or 869 est le numéro BWV du dernier Prélude et Fugue du premier cahier du Clavier bien tempéré, en 47 et 76 mesures, valeurs de Perec Georges. 870 est le numéro du premier Prélude et Fugue du second cahier, ces deux pièces intervenant dans les équilibres dorés décrits dans mes pages Bach.

De repenser à ce S me fait découvrir quelque chose à quoi je crois ne pas avoir encore pensé : c’est la 110e lettre de la strophe 10 qui en compte 199, et il y a donc de part et d’autre de ce S interdit 109 et 89 lettres. 89 et 109 sont comme je l’explique ici deux nombres bien particuliers, complémentaires, car les décimales des fractions 10/89 et 10/109, répétitions à l’infini de séquences identiques de 44 et 108 chiffres, correspondent aux additions à l’infini de tous les nombres de la suite de Fibonacci, décalés à chaque rang d’un chiffre vers la droite (pour 10/89) ou vers la gauche (pour 10/109).

 

Curiosité métaperecquienne encore, l’article susdit m’apprend que le nom du fleuve AUDE (Aldoe jadis) viendrait selon Boudet de alder, l’arbre au(l)ne qui bordait ses rives. Les mots « aune » et « aulne » désignent aussi bien l’arbre que la mesure, ainsi l’Aude, département 11, pourrait être encore associée à cette Noce en rapport avec la mesure aune, si undécimale que son titre est encore l’anagramme de l’espagnol ONCE, « onze ».

 

L’article a donné lieu à une intéressante discussion sur le forum du site où il est publié. Un intervenant y signale que la Bible compte 1189 chapitres, le chapitre du milieu correspondant au Psaume 118, et son verset central, en comptant à partir des versets, tomberait dans ce même psaume, ce qui est en soi peu attendu, et serait le verset Ps 118,8. Cette page montre que ce n’est pas tout à fait exact, du moins dans la King James Bible, la Bible de référence anglo-saxonne : elle comporte un nombre pair de versets, donc le centre tombe entre les versets Ps 118,8 et Ps 118,9, ce qui est tout de même une coïncidence puisqu’elle compte 1189 « chapitres » (qui n’ont pas tous le même statut), mais le chapitre médian est Ps 117 (les protestants découpent autrement les Psaumes, si bien que le centre selon les versets serait alors dans le chapitre central, qui s’appelle néanmoins encore Ps 117, mais les Bibles protestantes ont d’autres particularités qui n’actualisent pas cette possibilité).

Je remarque pour ma part la proximité avec le Psaume 119, bâti sur une double contrainte : 22 séries de 8 versets débutant par la même lettre de l’alphabet hébreu, avec dans chaque série l’obligation d’employer une désignation parmi 8 de la Loi divine. En tout 22x8 = 176 versets, correspondant aux 176 onzains du recueil Alphabets de Perec, résultant d’une construction 16x11.

Les 5 strophes Kmar du poème de Perec contiennent en moyenne 594/5 = 118,8 lettres, soit la référence du verset central de la Bible (aucun autre livre que les Psaumes n’a plus de 100 chapitres) ou l’aune en cm.

 

Alain faisait partie des chercheurs de la Chouette d’Or, et la requête Google précédente m’a aussi amené à un message récent du forum de la Chouette, où il est question de l’aune de 1188 mm et du département des P-O lues « 66 orienta le S ». Le nom de l’aune était en francique « alina » anagramme d’ « Alain ».

 

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