Au début de 2003, les Dix Mots
de la semaine francophone m'ont paru cerner un curieux événement
qui nous était arrivé peu avant, le 27 novembre 02 au km 8 des 13 km de la D8
entre Valensole et Gréoux, à mon ami Jean-Pierre Le Goff (auteur du fameux
Cachet de la poste) et à moi : alors que je venais d’évoquer le
nombre d’or, Le Goff me dit qu’il venait de voir un panneau NOMBRE D’OR au bord
de la route, en pleine campagne, et c’était exact. Nous devions découvrir par
la suite qu’il s’agissait du nom d’une maison cachée dans les arbres d’une
colline dominant la route, baptisée Ayguelune par son constructeur et récemment
renommée Nombre d’or par ses nouveaux propriétaires. J'ai tiré des multiples
coïncidences entre les « 10 mots de Queneau » et cette affaire un
petit texte paru dans Florilège #110, dans un cahier spécial "Dix
mots". On le trouvera en
http://remi.schulz.perso.neuf.fr/perec/dimo.htm
J’ai d’abord pensé que
l’appellation « Nombre d’or » se rapportait à la situation de la
propriété entre Valensole et Gréoux, à 8 km de l’un et 5 de l’autre, 5, 8 et 13
étant des nombres de la suite de Fibonacci dont le rapport de deux termes
consécutifs tend optimalement vers le nombre d’or. C’est en fait un hasard, et
le nom de la maison vient de ce que ses proportions ont été effectivement
choisies en rapport d’or. De fait, lorsque je suis venu la visiter, sans avoir
apporté de décamètre, j’en ai évalué les dimensions en comptant les planches du
revêtement extérieur, 56 en largeur et 91 en longueur, soit 8 et 13 fois sept.
Attendu que les nombres 8 et 13
apparaissaient à d’autres reprises dans l’affaire, j'ai eu la curiosité de
regarder quels étaient les textes 8 et 13 du cahier, qui étaient d'Alain BERNIER
et Roger MARIDAT, dont les noms ne me disaient rien, et les textes pas plus.
Ils avaient néanmoins un point commun. Parmi les 33 textes du cahier spécial,
15 émanaient de membres de la liste Oulipo par laquelle j’avais appris ce
projet de publication de Florilège, et 18 d’auteurs inconnus de moi :
parmi ces 18 seuls Bernier et Maridat avaient signé plusieurs textes,
respectivement 2 et 4, de rangs 8 et 30 pour Bernier, 13-18-19-22 pour Maridat.
Le Goff était venu dans ma région
pour achever une série de voyages « allé à Thouars », qui
l’avaient mené à Thoires (21), puis à
Thouars (79), et enfin à Thoard (04), non loin de chez moi. Une recherche
internet sur « nombre d’or » et « Moreau », le constructeur
de la maison, nous a menés au château de Thoiry, construit pour le trésorier
royal Raoul Moreau par Philibert de l’Orme, auteur d’un traité d’architecture
mentionnant la « divine proportion ».
La boucle de Thoires à Thoiry
suffit à Le Goff pour décider une intervention à Thoiry le 29 mars 03, et je
descendis à Paris quelques jours plus tôt. Chez un soldeur parisien, je vis une
cassette des "Maîtres du mystère" intitulée Les demoiselles de
Douarnenez, que j'ai prise pour offrir à un copain parisien fan de Simenon
(lequel a écrit Les demoiselles de Concarneau).
Mais je n’y pensais plus lorsque
je l’ai rencontré, et j'ai oublié la cassette au fond de mon sac, où elle a
côtoyé des exemplaires de Florilège destinés aux participants de
l'intervention à Thoiry. Je l'ai exhumée rentré chez moi, eu la curiosité de la
regarder de plus près, et découvert que les auteurs de cette dramatique
étaient Alain BERNIER et Roger MARIDAT.
Lorsque j’en ai parlé à Le Goff,
celui-ci m’a appris qu’il était natif de Douarnenez.
Je suis repassé ensuite en 2003 à
diverses reprises par cette D8, en vélo ou en auto, 3 ou 4 fois environ, sans
rien de notable à signaler.
Et puis en 2004, pour la première
fois de cette année, le samedi 24 avril, une balade en vélo m'a de nouveau
conduit de Valensole à Gréoux, par la D8, avec une petite surprise : une course
cycliste se déroulait au même moment ; c’était une étape du Tour PACA,
effectuant une boucle autour de Gréoux par de petites routes et ne nécessitant
pas l’arrêt de la circulation des autres véhicules. Venant de Puymoisson, je rejoignis
à Valensole la course qui venait d’Allemagne(-en-Provence), et le dernier
concurrent me dépassa au km 8 de la D8, au niveau de « Nombre d’or ».
Il y avait là une belle
coïncidence, la section d’or 8 des 13 km de Valensole à Gréoux se trouvant
soulignée par cette chevauchée de concert, mais elle n’était qu’un élément de
ce qui devait se révéler le soir même lorsque je revins chez moi et consultai
mon courrier électronique.
Je suis depuis longtemps membre
de l’association polar « 813 », qui édite une revue trimestrielle et
dont un membre porté sur les technologies modernes avait créé depuis peu une
liste électronique, rejointe par une centaine de « treiziens ».
J’avais dans ma boîte un message
de la liste 813 intitulé [lectures] Concarneau et Douarnenez..., ce qui m’évoqua aussitôt Bernier et Maridat (leurs Demoiselles
et celles de Simenon). Le message émanait d’un membre spécialisé dans le polar
breton, et semblait en fait n’avoir aucun rapport avec Bernier, Maridat, ou
Simenon. Il y était question de nouveautés chez les éditeurs bretons,
CHILI-CONCARNEAU de Stéphane Jaffrézic, sans commentaires, puis LA VOIX DANS
RAMA de Jean-François COATMEUR, qui se passe à Douarnenez. Je commençais à me
rabattre sur le lot de consolation de ce « Concarneau et Douarnenez »
pouvant évoquer Bernier-Maridat lorsque je découvris un 3e livre
recommandé par ce lecteur, PIEGES DANS LE GOLFE d'Alain BERNIER & Roger
MARIDAT !!!
Ce golfe est celui du Morbihan,
alors que Concarneau et Douarnenez sont dans le Finistère, ainsi l’intitulé du
message n’avait bien rien à voir avec Bernier-Maridat, mais le message les
concernait néanmoins, et il ne commentait que ces trois livres (Pièges dans
le Golfe se passe du côté de La Trinité/mer ! ).
Je m’étais renseigné sur Bernier-Maridat
après la coïncidence des Demoiselles de Douarnenez, et j’avais découvert
qu’ils avaient jadis écrit une flopée de polars au Fleuve Noir, sous le
pseudonyme Eric Verteuil. J’avais cru comprendre que cette activité polardeuse
était terminée, qu’ils se limitaient maintenant à des textes poétiques (Bernier
est né en 1920, Maridat n’est guère plus jeune), et ce nouveau polar était une
surprise.
Autre coïncidence, le flic de Chili-Concarneau
était l’inspecteur Moreau, le nom du constructeur de « Nombre d’or ».
Dans un numéro récent, en juin
03, la revue 813 avait publié une nouvelle intitulée Treize cent huit,
pastiche de Lupin dans lequel Arsène déchiffrait l’énigme 1308 livrant le
secret de la cache de l’or des Templiers : il fallait lire « 13 sans
8 », soit 13 – 8 = 5.
Le titre de Bernier-Maridat, Pièges
dans le Golfe, m’évoquait Le Goff.
Golfe ou Legof est encore
l’anagramme de Folge, « suite » en allemand, et cette histoire
n’était effectivement pas finie.
Je ne crois pas être repassé plus
d’une fois par cette D8 jusqu’au 29 mai 2005, où je fis le trajet en voiture,
avec le vélo dans le coffre. Surprise en arrivant à Valensole, des gens en
tenue orange réglant la circulation, des groupes de cyclistes avec des
dossards… J’étais encore en pleine course, pour la première fois depuis celle
du 24 avril 04… Dans les mêmes conditions, la circulation des voitures
demeurant possible. Je me suis demandé si je n’allais pas doubler le peloton de
tête au niveau de « Nombre d’or »…
Ce ne fut pas le cas, cette
course annuelle des Boucles du Verdon étant ouverte à tous, au rythme de
chacun, mais il se passa néanmoins quelque chose de notable à ce point
fatidique. D’abord je vis que les propriétaires avaient remplacé le grand
panneau « NOMBRE D’OR », écrit en palimpseste sur le panneau
« Ayguelune » de Moreau, par deux panneaux plus discrets, de part et
d’autre du chemin de terre menant à la maison, puis que les organisateurs de la
course avaient fixé juste en dessous d’un de ces panneaux leur panneau
annonçant l’arrivée à 5 km.

Il ne m’avait pas été simple de
décréter que « Nombre d’or » se trouvait à 5 km de Gréoux. Une carte
routière indique bien 13 km de Valensole à Gréoux, mais à partir de quels
points dans les deux villages ? Je passe sur les diverses justifications
de mon partage 8-5, peut-être influencé par mes désirs, en tout cas plus proche
de la réalité que 7-6 ou 9-4, et voici que la distance souhaitée était
officialisée avec une exactitude inespérée !
A mon premier passage le 27/11/2
à « Nombre d’or » je ramenais Le Goff à la gare Aix-TGV, où j’étais
venu le chercher la veille pour l’intervention à Thoard. J’en avais profité
ensuite pour faire en vélo le tour des bouquinistes d’Aix-en-Provence.
C’est un plan similaire qui
m’avait fait conduire le matin du 24/5/5 ma compagne à Aix-TGV, et mon
après-midi à Aix n’avait pas été stérile. Depuis l’affaire des Demoiselles
de Douarnenez début 2003 je m’intéressais à tout ce qui pouvait être signé
Bernier-Maridat, Verteuil ou Berma, leurs pseudonymes, mais je n’en ai jamais
trouvé, malgré une attention éveillée à chaque fois que j’apercevais des romans
de la collection Spécial-Police.
Jusqu’à ce 24/5/5 où je découvris
dans un casier d’un bouquiniste d’Aix Achève monsieur Seguin, d’Eric
Verteuil, Spécial-Police # 1576.
Je n’ai pas été pressé de dévorer
ce roman, légèrement échaudé par ce que j’avais pu entendre ou lire jusqu’alors
du tandem, mais son format réduit était idéal pour mes projets du dimanche
29/5/5. Ma compagne arrivait à 19 h 12 à Aix-TGV, et j’avais prévu de passer
l’après-midi à faire le tour en vélo de la chaîne de l’Estaque, avec une petite
trempette dans la Méditerranée (le Golfe du Lion) si le temps s’y prêtait, ce
qui fut le cas.
J’avais donc emmené Achève monsieur
Seguin, que j’avais donc à portée de la main au moment où je passais devant
les panneaux superposés « Nombre d’or » et « Arrivée 5
km ». Il se trouve que monsieur Moreau, le constructeur doré, élevait des
chèvres mohair dans sa propriété.
Depuis j’ai lu Achève monsieur
Seguin, et je n’y ai rien trouvé de notable, pas plus que dans Pièges
dans le Golfe, Les Demoiselles de Douarnenez, ou les petits
textes de Florilège. Il semble que ce soient uniquement les titres de
Bernier-Maridat qui fassent sens (pour moi du moins), et je ne peux que
constater l’association quasi inéluctable de chaque épisode « Nombre
d’or » avec un improbable écrit de ce tandem peu connu. Je remarque encore
que les quatre épisodes concernés sont datés de millésimes successifs :
– 27/11/2 : premier passage
à « Nombre d’or », donnant lieu au texte paru dans Florilège
où je remarque les textes de Bernier et Maridat, sans soupçonner de rapport
entre ces deux auteurs.
– 29/3/3 : intervention à
Thoiry, où une succession de hasards fait que la cassette d’une pièce
radiophonique de Bernier-Maridat de 1972 se trouve côtoyer dans mon sac les
exemplaires de Florilège destinés aux participants.
– 24/4/4 : le jour où je
« participe » à une course cycliste de Valensole à « Nombre
d’or », un stupéfiant hasard m’apprend que Bernier-Maridat viennent de
sortir un nouveau roman.
– 29/5/5 : alors que j’ai
avec moi mon premier Bernier-Maridat écrit sous pseudo (en 1980), une autre
course officialise le partage doré 8-5 des 13 km de la D8.
Je n’ai pas repris ici les
coïncidences annexes, pour mieux souligner la curieuse gémellité des trois
dernières dates, 3/3, 4/4, 5/5 ; pour la première, bien des numérologues
pratiqueraient la « réduction » de 11 à 2 (1+1), mais son côté
Bernier-Maridat n’a été révélé qu’à la parution de Florilège le 15 mars
03.
La dernière journée du 29 mai a
été marquée par une autre formidable bizarrerie, telle qu’il me semble utile de
préciser que je n’entends nullement en proposer une quelconque interprétation,
pas plus que des coïncidences précédentes d’ailleurs, mais ces coïncidences
étaient à l’évidence liées à mon univers privé, alors que celle-ci est offerte
à tous, et a évidemment attiré l’attention de tous ceux qui s’intéressent au
nombre d’or.
Ce 29 mai se tenait donc certain
référendum, avec le résultat que l’on sait.
Le soir, je regardais les
résultats en zappant d’une chaîne à l’autre, et j’aperçus sur FR3 le score des
Bouches-du-Rhône, 61,8 % NON, 38,2 % OUI, en rapport d’or idéal à ce niveau de précision,
et j’ai acheté le lendemain La Marseillaise pour avoir les chiffres en
détail, à savoir :
806 447 suffrages exprimés
498 410 NON
308 037 OUI
Le rapport des NON aux suffrages
exprimés est 0.618032, alors que la section d’or arrondie à 6 décimales est
0.618034. Idéalement, la section d’or de 806 447 serait 498 411.6, mais il est
absurde à ce niveau d’imaginer que le changement de vote d’1 ou 2 électeurs
aurait améliORé ce taux, car il doit bien y avoir quelques erreurs dans ces
décomptes.
Quelques jours plus tard le
Ministère de l’Intérieur donnait les résultats officiels, validés par le
conseil constitutionnel :
806 453 suffrages exprimés
498 413 NON
308 040 OUI
Le rapport des NON aux suffrages
exprimés n’est « plus » que 0.618031, ce qui représente tout de même
une approximation à moins de 5 millionièmes du nombre d’or. Le nombre de NON
idéal aurait été 498 415, mais la remarque ci-dessus me semble toujours
valable.
De nombreuses personnes ont pu
voir cela, notamment les autochtones de ce département particulièrement
concerné par le nombre d’or. La Cité Radieuse du Corbusier est à Marseille, où
sévissent aussi les éditions Chalagam spécialisées dans la question.
Pour ma part, j’ai passé la
majeure partie de ce jour référendaire dans ce département, le 13, et quelques
kilomètres avant d’y entrer des circonstances objectives me semblaient
actualiser la position d’or de « Nombre d’or » parmi les 13 km de
Valensole à Gréoux.
En me documentant ensuite sur la
course, je vis que La Provence de la veille, du 28 mai, annonçait :
BOUCLES DU VERDON : ILS VOTENT TOUS « OUI ».
Dans mon département, le 04, la
commune de plus de mille habitants dont le vote a le mieux approché l’idéal
d’or est Valensole, avec 906 NON sur 1471 suffrages exprimés ; l’idéal
aurait été 909.
Le NON est massivement allé à
Thoard, avec 270 adeptes sur 364 suffrages exprimés.
Remarques diverses :
Dans le Florilège #110, le
cahier contient 15 textes d’auteurs membres comme moi de la liste Oulipo, et 18
autres textes d’auteurs qui m’étaient inconnus ; 15 et 18 sont les rangs
des lettres OR.
Les premiers textes
Bernier-Maridat sont donc les 8 et 13, deux nombres consécutifs de Fibonacci
dont la somme est donc un autre nombre de Fibonacci, 21, indicatif de la
Côte-d’Or où est éditée la revue. Leurs textes suivants sont les 18-19-22-30,
de somme 89, encore un Fibonacci qui est la valeur du nom SIMENON, impliqué à
plus d’un titre dans cette affaire (La Marie du Port, Les demoiselles
de Concarneau, Les sœurs Lacroix…), et, accessoirement, du mien,
SCHULZ.
La somme des rangs des 6 textes
Bernier-Maridat est 110, précisément le numéro de ce Florilège, mais
aussi un nombre que je rencontre fréquemment dans mes recherches. Ainsi le
rapport 110/89 = 1.236 (ou 2 x 0.618) est celui avancé pour Chéops (côté de 440
coudées, apothème de 356), avec l’angle de 51.83° (dont le cosinus vaut 0.618).
Le trajet entre chez moi et
Aix-TGV avoisine 110 km. C’est difficile de l’évaluer avec précision sur la
carte, je regarderai mon compteur au prochain voyage. Quoi qu’il en soit, la
petite section d’or de ce trajet, à partir de chez moi, tombe sur la D8 entre
Valensole et Gréoux, terriblement près de « Nombre d’or » sur une
base de 110 km.
Ce trajet se déroule
essentiellement dans les départements 04 et 13, 13 et 04 au retour, que je suis
tenté de lire 134, le nombre à l’origine de cette affaire avec son partage doré
51-83. La beauté de ce 13-4 me faisait tenir pour négligeable un court passage
dans le Var, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il s’agit du département 83.
Ce passage dans le Var n’a pas lieu lorsque je passe par l’autre côté de la
Durance, par la RN 96 passant à Manosque ou par l’A 51 dont j’emprunte de toute
façon le tronçon sans péage juste avant Aix. Ainsi ce trajet 13-4 ou 4-13 fait
apparaître du 83 et du 51. Quel pastis !
4-13 : je remarque les 498 413
NON exprimés dans le 13. A Marseille même il y eut 172 413 NON, contre
109 431 OUI.
4-13 ou 13-4, comment ne pas penser
aux 413 ou 314 détectives de Perec associés au rendez-vous à 16 h 18 ou 18 h 16
chez Rumpelmayer ? Il me semble évident que ce 16 h 18 d’un chapitre de La
Vie mode d’emploi est une allusion intentionnelle au nombre d’or, et,
puisque je ne pense pas que l’architecture dorée d’Alphabets autour du
nombre 134 soit consciente, il est alors étonnant de trouver cette association
du nombre d’or à des permutations de 1-3-4.
Ce n’est pas tout, et le chapitre
concerné fait partie des trois chapitres consacrés à la famille Beaumont,
intitulés Beaumont 1, Beaumont 3, et Beaumont 4 (au lieu
de 1, 2, 3). S’il existe un bon motif à cette bizarrerie, il n’en demeure pas
moins qu’elle fait apparaître une succession 1-3-4. Ce chapitre conte la
tragique aventure du couple Beaumont-Breidel, assassiné, laissant deux bébés
nommés Anne et Béatrice, dans l’impossibilité de continuer l’AlphaBet ainsi
esquissé.
Alain Bernier est aussi un AB. Je
vois un lien lointain avec Alphabets dans le fait que le nom Bernier
vient du germanique Bern, « ours », qui est par ailleurs un
mot étonnamment fréquent dans Alphabets. Une vieille orthographe du mot
« ours » est « ors ». Ors sine le tems vienra était
la devise du duc de Berry (Jean de France), et c’est une autre curiosité du
chapitre de Perec précité de mentionner qu’un ancêtre des Beaumont ait pu être
un bâtard légitimé d’un autre duc de Berry (Charles Ferdinand de Bourbon).
110 toujours : le grand
vainqueur des Boucles du Verdon de Gréoux était pour la 3e fois en 4
ans le Dignois (du 04) Michel Roux, portant le dossard 178, et 110/178 = 0.618.
Le grand vainqueur car il y a deux circuits, un de 152 km, bouclé par Roux en
245 mn, un de 93 km, bouclé par l’Aixois (du 13) Christophe Marconcini en 152
mn. Aussi bien les distances que les temps sont en rapports d’or
approximatifs : 93/152 = 0.612 ; 152/245 = 0.620. Les deux parcours
s’achevaient par la D8 en passant devant « Nombre d’or ».
Le meilleur temps du grand
circuit, 245 mn, est en rapport d’or avec le plus mauvais temps, 397 mn :
245/397 = 0.617. J’avais choisi d’exprimer les temps en minutes pour
simplifier, sans imaginer que ces mesures trouveraient un point de coïncidence
avec les kilométrages, permettant d’esquisser une suite de type
Fibonacci : 93-152-245-397… Les premiers termes de cette suite,
9-25-34-59, n’offrent plus de bons rapports d’or, mais je suis éberlué d’y
trouver la répartition significative 34+25=59 des « or » dans Alphabets.
34 femmes ont achevé le petit
circuit, classées en deux catégories, 13 de moins de 40 ans, 21 au-delà :
ce sont des nombres de Fibonacci. Un rapport d’or acceptable, 0.606, apparaît
entre les temps extrêmes de la première catégorie.
Ces résultats peuvent être
vérifiés sur http://www.kms.fr/
Suite au référendum, la confiance
dans le chef de l’état a sérieusement chuté. Dans quelle proportion ? Le
« baromètre » mensuel Louis-Harris était à 42 % début mai, à 26 %
début juin : 26/42 = 0.619.
Si la lecture de Pièges dans
le Golfe ne m’a rien évoqué, il n’en va pas de même de certains éléments
péritextuels. Il s’agit du numéro 57 de la collection Liv’Poche, des
Liv’Editions installées au Faouët, code postal 56320.
Au moment où j’écris ceci, peu
avant 8 h ce 8/6/5, Caroline Cartier fait sa chronique à France-Inter sur
l’organiste Jean-Bernard Condat réduit à l’inaction car l’orgue dont il est
titulaire depuis 10 ans, celui de Notre-Dame du Rosaire à Saint-Ouen, restauré
en 1957, est en révision suite à la canicule de 2003. Sous sa direction a été
publié le recueil d’études Nombre d’or et musique, et l’un des
intervenants y remarquait que son nom se répartit gématriquement
idéalement :
Jean-Bernard = 92
Condat = 57
57/92 = 0.619…
J’hésitais avant cet incident à
mentionner que le code postal du Faouët m’évoque le Larchmütz 5632 d’un
autre Jean-Bernard, Pouy, et que ce 5632 m’évoque la « coudée
royale » de 0.5236 m, appartenant prétendument à un système ésotérique de
mesures en rapport d’or les unes les autres, notamment défendu par l’éditeur
marseillais Chalagam. Si ce système est une pure invention, il repose sur une
coïncidence réelle et remarquable : la coudée utilisée pour construire
Chéops peut effectivement être évaluée à 0.5236 m, bien qu’une précision aussi
rigoureuse soit absurde. Ceux qui optent pour cette précision le font pour
exploiter de frappantes coïncidences : alors que les rapports entre
certaines mesures de la pyramide, indépendants des unités choisies, pourraient
appuyer les hypothèses « pi » et « nombre d’or », 0.5236 x
6 = 3.1416 (excellente approximation de pi), et 0.5236 x 5 = 2.618 (carré du
nombre d’or).
Je répugne à livrer des détails trop personnels, mais cette mention de
N-D du Rosaire me pousse à le faire, en précisant une fois de plus qu’il ne
s’agit que de transmettre des faits, sans prétendre les interpréter. Je fête le
mois prochain mes 55 ans, et à ce nombre de Fibonacci somme des deux nombres
précédents 34 et 21 correspondra un réel partage dans ma vie. De 21 à 34 ans
j’ai mené une vie chaotique, quelques mois ici, quelques mois ailleurs, jusqu’à
ce que ma compagne et moi achètent une maison dans ce petit village provençal
où nous nous sommes installés fin juillet 84, peu après mes 34 ans. Nous n’en
avons pas bougé depuis donc bientôt 21 ans, et depuis 21 ans je monte plusieurs
fois par semaine à la chapelle N-D du Rosaire bâtie sur une colline qui domine
le village. J’y fais notamment du
jogging, tournant autour d’une petite butte sur le terrain relativement plat
avoisinant la chapelle ; depuis que je m’intéresse au nombre d’or, il
m’arrive fréquemment d’effectuer ces tours selon la suite de Fibonacci, un
schéma type étant 34 tours dans un sens, puis 21 tours dans l’autre. Je me suis
avisé après mon 54e anniversaire que j’étais désormais dans ma 55e
année, peut-être propice à un surcroît de coïncidences fibonacciennes, au vu du
schéma 34-21 vu plus haut et de la valeur 89 de mon nom, et je n’ai pas été
déçu sur ce plan. Ainsi en janvier dernier la commune a fait construire une
rambarde surplombant un dangereux à-pic jouxtant N-D du Rosaire : cette
rambarde compte 55 demi-rondins verticaux.
Après 55 et 89, les nombres de
Fibonacci suivants sont 144 et 233. C’est le 24 mai, 144e jour de
cette année 2005, que j’ai trouvé le livre d’Eric Verteuil dont le titre,
ACHEVE MONSIEUR SEGUIN, a pour valeur 233 (44 + 114 + 75). Le poème de Perec
dont je parlais à Le Goff peu avant notre premier passage devant « Nombre
d’or » s’achevait sur les mots de même valeur
Dimanche, rue du Maroc, Dimanche
= 57 + 44 + 25 + 50 + 57, avec les possibilités
Dimanche + Dimanche = 114 =
monsieur
rue = 44 = achève
du Maroc = 75 = Seguin
Pour revenir à N-D du Rosaire, ce
n’est pas par dévotion que je m’y rends, mais pour le terrain jouxtant la
chapelle et le paysage. Pourtant Notre-Dame, c’est évidemment MARIE, et le
Rosaire vient de la ROSE, et ROSE et MARIE sont étroitement associées à mes
découvertes récentes, avec d’abord Rose la nuit de Perec et La Marie
du Port de Simenon.
Mais cette digression due à
monsieur CONDAT = 57 m’a écarté du numéro 57 de la collection Liv’Poche. Il y a
en fin de volume un catalogue énumérant 51 titres de cette collection, répartis
en 3 séries : 14 Roman, 5 Roman historique, et 32 Roman à
suspense. J’observe qu’en fusionnant les deux premières séries apparaît le
partage doré 19-32, dans une suite qui se poursuit par les nombres connus
51-83-134…
En couverture, le titre apparaît
sur deux lignes :
Pièges
dans
le Golfe
de valeurs 61 et 100, ce qui correspond au partage doré
optimal de la valeur totale 161.
Le personnage principal du roman
est Anna Verdon, ce qui est plaisant puisque le Verdon est le premier facteur
touristique de ma région, mais c’est aussi un toponyme breton.
Plus, un bizarre individu prétend
que la région du Verdon provençal a été modelée par des bâtisseurs
protohistoriques qui auraient centré leur œuvre sur un lieu nomme Clos Ana !
La gématrie me livre ANNA = 30,
VERDON = 78, ce qui me renvoie à une autre série de coïncidences saugrenues, exposée ici.
Il y a enfin ces dates géminées
marquant les trois grandes coïncidences Bernier-Maridat : mars 03, avril
04, mai 05, ou 3/3, 4/4, 5/5. Dans mon roman, Irène Lapnus (= 51 83) était la
femme d’un obsédé du triangle de Pythagore (de côtés 3-4-5), soupçonné d’avoir
commis trois meurtres les 3 mars, 4 avril, 5 mai 1999, ou 3/3, 4/4, 5/5.