Le 18 février 05, au cours d’une
balade, j’aperçus à l’écart du chemin un édifice à l’abandon, qui me sembla
bizarre. Je m’approchai, et découvris qu’une partie de l’édifice était
construite autour de deux chênes.

La construction était hautement
inhabituelle. Il était clair qu’elle n’était pas terminée, mais c’est tout ce
qui était clair. Une autre partie de l’édifice était la fosse bétonnée qu’on
voit ci-dessous, dans le prolongement de l’abri aux deux arbres, d’une
profondeur d’un mètre 20 sous le niveau de la dalle au premier plan. Si la
mentalité qui a présidé à l’enfermement des troncs des deux arbres entre deux terrasses ne me semble pas
complètement inaccessible, je n’ai aucune idée de la fonction de cette fosse.

J’ai rencontré l’actuel
propriétaire de l’édifice, lequel refuse toute publicité à son sujet. J’entends
respecter ses désirs en ne donnant aucune précision quant à la localisation de
l’édifice ou à son historique, mais je n’ai pu me résoudre à ne pas en parler
du tout.
Au premier coup d’œil, j’ai
remarqué le dallage autour des arbres, en deux rectangles biseautés de 5x6
dallettes industrielles de 50x50 cm incorporées lors du coulage de la dalle de
béton, qui laisse des bordures d’une largeur voisine de celle des dallettes.
Ceci permet d’évaluer d’emblée les proportions de l’édifice à 13x8, et de
penser au nombre d’or.
Je suis revenu avec un décamètre.
Il est difficile d’avancer des mesures précises, les murs de la partie aux deux
arbres n’étant pas rigoureusement d’équerre. A 1 cm près pour toutes les
mesures, la largeur intérieure est de 420 cm, la longueur intérieure varie de
662 cm pour le mur aux baies à 670 cm pour le mur du fond. Les rapports
associés varient de 0.634 à 0.626, ce qui au pire demeure une approximation
acceptable de la section d’or 0.618 (moins de 3%), mais il faut souligner que
ce ne sont que des conjectures portant sur le travail du maçon : on peut
imaginer une certaine marge d’erreur par rapport aux directives du maître
d’œuvre, d’autant qu’il s’agit d’un terrain difficile, très pentu. De plus
l’édifice n’est pas terminé, des aménagements ultérieurs auraient pu modifier
le volume intérieur et ses proportions.
Enfin faute de plan où de
témoignage fiable il faut bien s’en tenir à ce qui est accessible. La hauteur
entre les deux dalles peut aussi être significative : une forte pente
ayant été prévue, elle varie de 245 à 256 cm, cette dernière dimension étant
fort proche de la section d’or optimale de la largeur 420. Le volume enfermant
les troncs des deux arbres est ainsi proche du « cube d’or »,
désignation impropre du parallélépipède rectangle dont les trois dimensions
sont en rapport d’or.
Pour la même raison je ne cherche
pas à approfondir le fait que la longueur moyenne soit de 666 cm, mais je
rappelle qu’il est question de deux arbres dans L’Apocalypse de Jean,
qui sont aussi deux témoins, tués par la Bête (666) mais qui ressuscitent trois
jours et demi plus tard.
Le plus troublant me paraît être
la position des troncs au niveau de la dalle, et plus particulièrement de celui
qui a une relative verticalité. En découpant la dalle par le milieu, entre les
deux motifs formés par les dallettes, j’obtiens au niveau du tronc sortant de
terre les mesures 333 et 420 cm, et le centre du tronc partagerait les 333 cm
en 206 et 127 cm, selon un partage d’or idéal, et les 420 cm en 262 et 158 cm,
à moins de 2 cm de la section d’or idéale.
L’autre tronc partage les autres
333 cm presque aussi idéalement en 205 et 128, mais se trouve décalé de plus de
20 cm de la section d’or idéale en largeur. On peut imaginer que ce décalage
soit dû à la forte courbure du tronc à ce niveau, mais on peut imaginer
n’importe quoi d’autre aussi.
Le motif est inscrit dans un
rectangle de 5x6 dallettes de 50 cm de côté, soit 254x305, avec un joint d’1 cm
entre les dallettes. 254 représente l’exacte petite section d’or des 666 cm de
longueur moyenne.
Je n’ai pu effectuer que deux
mesures de la fosse, dont le fond baignait dans une eau croupie peu avenante.
Les dimensions intérieures au niveau de la dalle aux deux arbres sont donc de
412 cm, en rapport d’or optimal avec la longueur moyenne 666 cm de la dalle, et
240 cm qui n’est pas fameux (240/412 = 0.583). Le mur séparant le haut de cette
fosse de l’escalier se situe vers la section d’or de la largeur totale, qui est
toujours d’environ 420 cm ; les sinuosités des deux troncs les font passer
à des niveaux différents dans le prolongement exact de ce mur.
J’ai la flemme de tracer le plan
théorique idéal de l’édifice, qui ferait apparaître pas moins de sept rapports
d’or. Si ce plan reste utopique, il ne l’est pas que les mesures relevées sur
le terrain en sont si proches qu’il serait extraordinaire que l’édifice n’ait
pas été conçu selon le nombre d’or.
Pour ma part je me suis si
accoutumé aux caprices du hasard que je n’aurais aucun mal à envisager le cas,
d’autant que plusieurs circonstances ébouriffantes sont liées à la découverte
de l’édifice.
C’est ainsi la curiosité du
bâtiment construit autour des deux arbres qui m’a poussé à m’approcher et à
penser au nombre d’or, à partir du dallage suggérant les proportions 8x13. Or
ces proportions 8x13 sont celles que j’ai évaluées lors de ma visite à la villa
« Nombre d’or », et la page que j’ai
consacrée à cette visite est grandement occupée par la ballade des Deux
Ormeaux de Verlaine, pour les raisons peut-être futiles que j’y donne, mais
le fait demeure que j’ai associé ma première visite consciente dans un édifice
d’or à un couple d’arbres.
C’est le 18 février 03 que j’ai
effectué cette visite, soit exactement deux ans avant ce 18 février 05 où j’ai
remarqué la curiosité de l’édifice, devant lequel j’étais déjà passé plusieurs
fois sans y suspecter quoi que ce soit d’insolite.
Je connaissais l’existence de
« Nombre d’or » depuis le 27 novembre 02, soit 83 jours avant ma
visite à la villa, un nombre qui n’avait aucune importance alors mais qui en a
pris énormément ces derniers mois avec la série 51-83-134. Alors que les faits
essentiels magnifiant cette série n’étaient pas encore apparus, les découvertes
de l’angle 51.83° le 18/3 et de la répartition 51-83 des lettres de valeur 134
le 13/4, j’avais procédé à quelques calculs sur les 3 dates des 27/11/2, 18/2/3
et 18/2/5, avec ces résultats notables :
- Il y a 814 jours du 27/11/2 au
18/2/5, ou 813 jours pleins entre ces deux dates où j’ai associé mes
découvertes au rapport 8/13 (ainsi j’ai d’abord pensé que le panneau
« Nombre d’or » en pleine campagne signalait le 8e km sur
les 13 de cette route D8 de Valensole à Gréoux).
- La section d’or pour ces 814
jours tomberait 503 jours après le 27/11/2, soit le 13/4/4. Je m’étais déjà
émerveillé de cette date du 13 avril après l’écriture début 2001 de la nouvelle
C’était
avant l’horreur, laquelle a joué un rôle important
dans cette affaire. J’y envisageais un nommé Inn Alpurèse, anagramme d’Arsène Lupin,
dont le vrai nom aurait été à particule, Inn d’Alpurèse, ceci pour avoir un nom
de 3-1-8 lettres de valeur 138, en écho au roman « 813 » de
Leblanc. Ses initiales IdA m’avaient conduit à introduire Ida Lupino dans
l’histoire. Je devais découvrir ensuite que le 13 avril était la sainte Ida, le
13/4 se concaténant en 134 valeur d’Arsène Lupin alors que j’envisageais ce
même type de calcul pour mon personnage et pour Maurice Leblanc lui-même.
La discrétion que je me suis
imposée quant à cet édifice m’interdit de mentionner d’autres coïncidences.