Elisabeth Lovendale

Louis Roman et Louise Loven

Le contrepoint XIV

roman amor

Roman Novel

Noir roman et Amour noir

Les Monte-en-l’air

Gématrie chez Leblanc

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Les Monte-en-l’air sont là !

 

 

Le catalogue des 171 Folio Policier de Meurtres à l’antique, du #37 au #207, m’a séduit par diverses coquilles. J’y ai décrété unilatéralement une analogie avec le nom ELISABETH LOVENDALE (= 171). Sa dernière page contient 36 titres, 36 valeur de NDALE  Cette page s’ouvre sur le #172, Nevermire (sic, au lieu de « Nevermore »).

Elle s’ouvre sur un N, comme NDALE. La fin de ce N (= 14) va correspondre au #185 de la série, Les monte-en-l’air sont là ! de Pierre Siniac (1969), soit le 149e des 171.

Deux cinéphiles adeptes de films policiers décident d’utiliser leurs connaissances théoriques pour braquer le Vide-poches, la chambre-forte du Breifer Home, à 1905 m d’altitude, accessible uniquement par téléphérique, dans laquelle il est impossible de rester plus de 15 mn.

Il est pour cela indispensable de connaître les combinaisons de 5 lettres des 6 coffres du Vide-poches. La liste miraculeuse apparaît p 215 :

R I V E R  (du fabricant de colorants Ralph Russel Rudder)

O P E R A  (du diamantaire parisien Brachet)

A D O L F   (de l’allemand Kurt Heingesser)

M A F I A    (du maffieux Paolo Caltazaro)

A L L A H    (d’un prince arabe)

N E G R O    (d’une héritière, Ethel McKendrick)

1) Alors que c’est  ma lecture N-AMOR qui est à la source de l’affaire, je tombe sur un acrostiche ROMAN, ROAMAN en fait, avec A doublé (les M-eN-l’AiR sOnt l’A !). Le premier milliardaire connu sous le nom de RRR attire l’attention sur l’acrostiche et sur Roussel, spécialiste de la chose. Et Siniac est un rousselâtre notoire (un des maillons de la « chaîne » de Femmes blafardes est la séance de ciné-club au centre culturel Raymond-Roussel).

En résonance immédiate il y a les quinquamelles Trévins de Perec, dont les prénoms donnent ROMAN en acrostiche, nées le 14 juillet 43, 10e anniversaire de la mort de Roussel.

2) Une autre lecture de la disparition de la lettre 14 parmi 18 est M(A)D, avec diverses options, notamment la lecture M-D = 13-4 = 134 = ARSENE LUPIN

Les 2 braqueurs se rencontrent au ciné Magic-Dugommier, M-D, ils se nomment Auguste Maty et Armie Duclair, encore M-D, et un redoublement du A analogue à ROAMAN.

3) La combinaison MAFIA du maffieux évoque la MA-FF-IA de Maffiano dans « Les milliards d’Arsène Lupin », où on retrouve le jeu N-AMOR avec 18 camions emportant la fortune de Lupin vers un roc inaccessible au-dessus des gorges du Tarn. Lupin arrive à récupérer à temps les camions, mais laisse le camion no 14 au banquier Angelmann qui voulait le dépouiller, contenant la dot de sa femme.

Les « 10 épingles du Calabrais » Caltazaro me semblent un jeu rousselien, que je ne perce pas (l’écu et l’épine servant à écrire à Lauwerys prisonnier en Calabre ?), mais le nom du banquier de Siniac me semble significatif : Breifer est à une interversion près « Briefer », épistolier, le « Brief » allemand ne pouvant se confondre avec « Letter », comme c’est le cas en français et en anglais, jeu que je voyais dans « La lettre d’amour… ». Angelmann, « pêcheur » allemand, est complice de la Maffia se reconnaissant par l’anagramme PAULE SINNER, « pécheur » anglais. Quant à PAULE, c’est la combinaison des coffres de Lupin.

4) OPERA, un mot du carré SATOR, alors que le complice des braqueurs est SARATON.

Paul Veynes imagine le SATOR être le développement du palindrome AMOR/ROMA.

Curieusement, j’avais vu dans les 5 victimes de Nevermore l’acronyme VSREE correspondant à une ligne du carré IURAS, sans y voir de piste. Maintenant je vois la possibilité VERSE, en anglais « vers » ou « poésie ». « Nevermore » est bien un vers de Poe, l’un des plus fameux de la littérature puisqu’il a donné lieu au probablement ironique « Genèse d’un poème ».

5) NEGRO chiffre du 10e et dernier coffre. On peut penser à « Dix petits Nègres », et Siniac a attribué ce 10e coffre à une Ethel, alors que j’ai imaginé l’ETHEL Rogers de Christie (une des 10 nègres, soupçonnée d’avoir été complice de son mari dans un meurtre éventuel) préfigurer ETHEL Rosenberg (Ben Rogers !), exécutée le 19 juin 53 sans preuve aucune qu’elle ait été complice du crime également non prouvé de son mari.

6) Saraton introduit Bérengère dans le Vide-poches pour qu’elle découvre les 6 mots secrets. Un autre roman de Leblanc où j’ai vu une possibilité de jeu N-AMOR est Les trois yeux, où il y a 19 chapitres, mais il m’a semblé voir un jeu dans les chapitres 13 et 15, où la « lettre ouverte » dévoilant le mystère est interrompue par la Nuit et reprise après un chapitre intermédiaire. Ce mystère c’est que les lettres BERGE tracées par Noël Dorgeroux agonisant ne sont pas le début du diminutif Bergeronette de sa fille Bérangère, mais le début de Berger, pour l’étoile du Berger, Vénus.

7) Saraton introduit Bérengère en prétendant apporter de l’or dans son coffre.

Les relations gématriques sont époustouflantes.

Le ROMAN a 38 chapitres, comme Le songe de Poliphile, célèbre par l’acrostiche formé par les lettrines des 38 chapitres, et plusieurs auteurs voient le nombre d’or dans ce texte énigmatique ;comme The French Powder Mystery, de Queen, dont le découpage en 5 parties des 38 chapitres peut correspondre à une série de type Fibonacci.

GOLD = 38 = ADOLF

Les 5 autres noms ou 25 lettres totalisent 250, 5 fois 50, 25 fois 10.

Une même règle, considérer les deuxième et pénultième éléments, permet de découvrir 4 relations parfaites entre nombres de Fibonacci :

le 2e et le 5e mot sont OPERA = 55 et ALLAH = 34 (55/34 = 1,618)

pour OPERA, les 2e et 4e lettres sont PR = 34 (34/21 = 1,619) (P-R peut se lire aussi 16-18 pour 1,618, voir PeRec PRécisément)

pour ALLAH, les 2e et 4e lettres, comme les montagnards, sont LA = 13 (21/13 = 1,615) 

le rapport des 4 autres mots à ces 2 ensemble est 199/89, soit 2,236…, racine carrée de 5, et ce n’est pas par hasard car 199 est la somme de 55 et 144, les deux nombres de Fibonacci encadrant 89

en considérant les 5 « mots » verticaux de 6 lettres, les 2e et 4e sont IPDALE et ERLIAR = 47 + 63 = 110, les 3 autres = 178 (89/55 = 1,618)

C’est hallucinant. Appliquer la règle à ces deux derniers « mots » ramène aux opérations précédentes, mais les découpages PL = 28 et RA = 19 peuvent évoquer l’année 1928 de publication de « L’agence Barnett ». 19 et 28 apparaissent aussi dans IPDALE (AIDE = 19, PL = 28) rimant avec LOVENDALE.

Il faudrait aussi rappeler les initiales de l’auteur, PS, le fameux Prieuré de Sion, correspondant au décalage d’un rang des lettres OR.

Et la combinaison du coffre d’Essarès dans Le triangle d’or, CORAN.

Après CORA, Lupin croit avoir deviné la dernière lettre, un L, qui continuerait à épeler Coralie, et CORAL est l’anagramme d’ALCOR, clé du trésor de La comtesse de Cagliostro. Parallèle avec BERGE qui peut désigner un prénom comme une étoile.

Et le chiffre des coffres contenant les DIX MILLIARDS (134) de Lupin, PAULE = 55.

 

A propos des 38 chapitres des Monte-en-l’air.

J’avais intitulé ma première étude sur le nombre d’or Quand le nombre dort, allusion bien sûr au Quand la ville dort de WR Burnett, grand classique, lu jadis. Sans plus, pour le seul titre, sans relier Burnett à Barnett, surtout que je ne voyais alors aucun lien entre leblanc et le nombre d’or.

Or Quand la ville dort est le #83 Folio, donc je l’ai relu, pour découvrir qu’il avait 38 chapitres, comme le Songe de Poliphile, et je m’insurgeais dans mon étude contre un professeur Goebel qui y voyait son climax au milieu du chapitre 24, soit, en comptant en demi-chapitres, aux 47/76èmes de l’ensemble, à la section d’or idéale (47 et 76 sont des nombres de Lucas).

Autant dire qu’il voyait le climax là où ça l’arrangeait, et que la moindre des choses pour un auteur entendant magnifier la césure d’or serait d’effectuer des découpages indisCUTables. Or il y a bien dans Quand la ville dort un découpage indiscutable du chapitre 24 en deux parties, par une astérisque. C’est le seul chapitre dans ce cas, avec le chapitre 30 (lui divisé en quatre parties).

Evidemment je n’entends pas démontrer que Burnett se préoccupait du nombre d’or, et je n’essaierai pas de pousser plus loin, d’autant que le casse dont il est question touche des bijoux et non de l’or. Il y a néanmoins une curiosité avec le nom du chef de la bande, Riemenschneider, « coupeur de courroies », « corroyeur », où j’apprécie le RIEM anagramme de mon nom, et l’idée de « coupe » ; il est étrangement devenu au cinéma Riedenschneider, qui ne veut plus DIRE grand chose, et ce nom se retrouve dans certaines éditions (Livre de Poche).

Enfin ce #83 dans lequel apparaît une nette coupure aux 47/76èmes est le 49e parmi les 171.

 

Le #185 en Folio peut rappeler les 185 phrases en moyenne des 15 chapitres du Domaine d’Ana, dédicacé à Ana ROMAN, où apparaît le jeu AMOR/ROMA (et le N central d’aNa ou véNus).

Le #149 parmi les 171 ramène à l’un des nombres qui me poursuit. C’est notamment la valeur du titre d’un ROMAN vu en rêve, « 1Lavie 2Mortelle ».

Les 1905 m d’altitude m’évoquent aussi des trucs. Mes premiers travaux, sur l’Apocalypse, m’avaient amené à énoncer que le Messie aurait pu naître en 1905. Je ne pensais pas du tout alors à Dannay comme client éventuel, plutôt à Koestler. Puis j’ai découvert que le plus haut sommet visible de mes fenêtres était le Chiran, à 1905 m, où il y a un observatoire.

Le #184 qui le précède est Suzanne et les ringards, qui a loupé de peu le 183 qui aurait été trop beau. Mais les numéros des 5 Pouy parmi les 171 totalisent 729, 3 puissance 6. En ramenant à une numérotation 1-171 on arrive à 549, soit 3 fois 183, on a quand même 183 !

  76 –   40 : La belle de Fontenay

127 –   91 : Spinoza encule Hegel

149 – 113 : A sec !

184 – 148 : Suzanne et les ringards

193 – 157 : Larchmütz 5632(194)

Selon la numérotation 1-171, la somme pour les 166 autres opus est 14157, qu’on peut imaginer 14-157, soit N d’un côté et les 17 autres lettres de l’autre (ELISABETHLOVE DALE ou ABCDEFGHIJKLM OPQR). En mettant à part le 157 du titre fautif, les 4 autres Pouy totalisent 392, 2 fois le carré de 14.

Les deux titres sans ‘n’, 149 et 193, sont à égale distance du #171.

149 + 22 (DALE) = 171

Quant aux 3 autres, leur somme est 387 et leur moyenne 129, correspondant au Massacre des innocents de Jean-Jacques Reboux, devenu Jean-Bernard !

Quant aux 3 Reboux parus (Jean-Bernard et Jean-Jacques !) ce sont les 129-150-168 de moyenne 149, A SEC ! Le 129 a eu le prix 813 et les deux autres totalisent 318.

 

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