Elisabeth Lovendale

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Noir roman et Amour noir

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Noir roman, Amour noir 

 

Le 1er septembre 02 j’exhume une Vie Littéraire du 24 décembre 32. Lancelot y cause du Tétragramme JHWH en première page, jouxtant l’article principal sur George Moore. J’y note un titre de livre évocateur, The brook Kerith.

Ces derniers jours je pensais, à partir des remarques de BD sur les lettres « nt » de Fantômes, aux lettres TH et RK imprimées sur les genoux de JHW recueilli sur la tombe de Nathaniel York, scène ouvrant « L’adversaire », l’autre roman Yahviste de Queen.

 

2/9 biblio

rayon Moore, pas de George, mais du Viviane, Noir roman (99)

Le titre m’amuse , en raison de mon propre projet « Novel Roman », signé Alban Lenoirc, inspiré par « La lettre d’amour du roi George » de Maurice Leblanc.

Je pense à regarder ça une autre fois, malgré mon peu d’intérêt pour le polar historique. Ce titre me rappelle un recueil de nouvelles déjà emprunté, Noir comme l’amour.

Et justement peu après mon œil se pose sur ce gros livre noir et rouge assez reconnaissable, cote NOI. Je vais pour regarder le sommaire de ce recueil où je me souviens d’une nouvelle assez plaisante quand je vois le bouquin qui le colle à sa gauche, cote NOG :

« Amour noir » de Dominique Noguez (97)

Du coup j’emballe le NOG et le MOO, en pensant que je viens quelques jours plus tôt (le 26 août) de donner à JP Le Goff une possible explication du RIEN avec un N inversé qu’il avait découvert au bas des marches du Regard de la Lanterne, menant à un ruisseau souterrain drainant son quartier. A RIEZ, les propriétaires de la fameuse 4L évoquée dans l’article de PAN 25, 4L que j’ai aussitôt associée à Le Goff, utilisent des N inversés pour noter les U majuscules. Ainsi le RIEN pourrait bien être un RIEU, un ruisseau en patois aquitain…

L’interversion des minuscules « n » et « u » est une coquille fréquente, sinon un jeu littéraire, mais voici que le même jeu apparaît pour les majuscules, et le contexte AMOUR/ROMAN est remarquable puisque j’ai pu relier le jeu N-AMOR de la 14e lettre du roi George, disparue parmi 18 (1-13 et 15-18 = A-M et O-R), à B-ACH, le 2e rang de la nouvelle parmi 8.

Voici donc qu’à quelques jours d’écart je découvre un tétragramme français équivalent à BACH (ruisseau), dans le cadre d’un jeu N/U et RIEN/RIEU, puis un jeu AMOUR/ROMAN entre deux livres insoupçonnés, à cause d’autres relations tétragrammatiques…

Puisque Bach est infini, comme disait je sais plus qui, RIEN/RIEU serait le zéro et l’infini.

 

L’étude que j’avais écrite sur BACH et son « Art de la fugue » s’achevait sur la « Lettre d’amour », étude en 14 pages que je comptais finir le14 juin 2000, mais qui avait été retardée de deux jours à la suite de coïncidences avec une série d’émissions de France-Musique, « Autour de Bach », du 12 au 16, autour du 14 juin où se déroulaient les premières épreuves du BAC.

La coïncidence du 13 concernait les 18 et 23 mesures des 2 premières variations canoniques, or je devais publier mon premier article dans la revue PAN dont le directeur est né un 14 juin dans son numéro 23-18.

La page II du Figaro Litt 1332 s’ouvre sur « L’Art de la fugue » (celle de Louis XVI à Varennes). Je pense évidemment à la nouvelle éponyme de Pouy publiée le 11 août 2000 dans les suppléments au Monde « Série Noire » identiques à la série de 1996 où il y avait le « Tête de nègre » découvert le 31/8. Il y en avait 3 autres avec, « Tête de nègre » est paru le 16 août, suivant la « Vigie » de Jonquet où il est question de la cote 813 pendant la guerre de 14.

 

Amour noir débute par la rencontre du narrateur le 14 juin 84 avec son amour noir, justement, une Laetitia (Olivier).

Plusieurs points sont significatifs pour moi, comme les titres des chapitres V et VI qui font apparaître les mots « lettres d’amour » et le nom d’un roi anglais :

V Dieu sait si j’ai aimé les lettres d’amour

VI Ce matin, sorti tôt acheter le journal avenue Edouard-VII

Puis c’est l’épellation du prénom de l’aimée, selon une chanson de Gainsbourg, et l’épellation du nom ELISABETH LOVENDALE a été la clé de ma lecture de la nouvelle de Leblanc :

VII L, A, E dans l’A…, T, I, T, I, A !…

 

La fille du couple possédant la 4L de Riez est une Laetitia (et je pense que c’est elle qui trace ses U si curieusement).

Par ailleurs le tueur de « 813 », l’homme noir signant LM, s’avère finalement être Laetitia Malreich, vrai nom de Dolorès Kesselbach, la femme qu’aime Lupin.

Dolorès/Laetitia

Maurice/Leblanc

ML/LM

Homme blond/femme brune

Viviane/moore

« moore » va très loin, car moor est en anglais « maure », un genre de nègre, qui se dit aussi blackamoor,

Au milieu des 24 chapitres il y a cette autre dichotomie

XII  Il y avait eu pourtant de beaux jours

XIII Il y avait eu le pire aussi

Comme il y a le couple MN, aime/haine, au milieu de l’alphabet.

Dernières phrases : « …bribe de cantique me revient avec ce mot qui veut dire joie et beauté, laetitia. Et paradoxalement ce mot change tout. La résonance des bruits, la couleur des façades perdent, d’un coup, pour moi, leur clair éclat, comme on passe du technicolor au noir et blanc, ou du fa au fa dièse. »

Je pourrais continuer longtemps…

 

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