Rémi Schulz
Connaissant mes idées sur les finesses d’écriture de Maurice Leblanc, la sémillante Présidente de l’Association des Amis d’Arsène Lupin, Lydie Dabirand, m’a transmis le document suivant, récemment découvert dans les papiers de l’écrivain :
H
Huitième Histoire
8,
4 + 4, 4 Hist. tragiques, 4 Hist. comiques
faudrait
1 Histoire tragi-comique, mais garder Huit
Herméros
et Thanatos ; H irradiant
Héritage
Hobereau Héroïsme Honneurs
Humanité
Hasarder Horrible Histrion
Hétaïres
Haineuse Hélicons Holywood
Harmonie
Horaires Horloger
Halingre
Narghilé
H
Hachisch
Hortense
Huguette Honorine Herbette
Herminie
Hilzonde Hilairie Hermione
Hermance
en marche Ville d’H ?
Hachette
Hache hé hé héraclès
8+8,
12+12, 6+6
cit.
moi et autres (tjrs 8)
Herloque
final
Ne
pas oublier de tt détruire
Voici quelques résultats de mes investigations.
Les notes concernent le recueil Les huit coups de l’horloge, publié en 1923, série de 8 enquêtes du prince Rénine, avatar d’Arsène Lupin, enquêtes qui sont aussi des épreuves pour conquérir la belle Hortense. La sixième histoire, La dame à la hache, met en scène la folle Hermance qui enlève des femmes ayant comme elle un prénom en 8 lettres débutant par H, huitième lettre de l’alphabet, pour les tuer 8 jours plus tard d’un coup de hache au milieu du front. Il y apparaît 6 des 9 prénoms mentionnés par ces notes, ce qui constitue une corrélation suffisante, mais l’étude de l’ensemble du recueil permet d’y découvrir la plupart des autres mots d’initiale H présents sur le document. Certains de ceux qui n’apparaissent pas explicitement pourraient être présents allusivement, de manière plus ou moins immédiate, d’autres mots figurent dans le recueil : Hauville, Heureuse, hilarité.
Ni Hélicons, ni Hachisch en revanche, à moins d’énième degré dans l’allusion. Halingre, cadre de la première histoire, est l’anagramme de « narghilé », mais c’est aussi un nom patronymique connu en Normandie. H pour Hachisch pourrait bien être une première littéraire, à vérifier : une réponse affirmative jetterait une profonde suspicion sur le document[1]. « H irradiant » est encore troublant, anticipation de la bombe H ou du centre d’irradiation sémantique ricardolien…
Quittons les mots en H pour aborder un autre point du document, concernant l’équilibre du tragique et du comique dans les 8 – ou 9 – histoires, indication immédiatement éclairante. Après leurs 8 aventures, Rénine et Hortense s’apprêtent à en vivre une autre, celle d’amour, et Leblanc a eu l’heureuse habileté de clore son recueil sur un premier baiser s’inscrivant dans l’exacte continuité du drame de la première histoire, où deux amants sont tués à l’instant où s’interrompt le fil du temps égrené par l’horloge de Halingre ; 20 ans après l’horloge recommence à battre, et son huitième coup scelle l’étreinte d’un nouveau couple d’amants…
Entre ces épisodes 1 et 9 apparaît un schéma d’une parfaite symétrie :
- 2 et 8 : Rénine recherche un objet volé il y a longtemps, mais du cas 2 dépend la vie d’un innocent condamné pour le forfait, tandis que le cas 8 est dérisoire.
- 3 et 7 : il s’agit essentiellement d’interpréter les traces laissées sur des surfaces vierges, sable et neige, autour de deux « lieux du crime », mais il y a bien un cadavre dans le premier cas, malgré l’absence de toute trace du meurtrier, alors que les Pas sur la neige semblant raconter un terrible drame sont de faux indices forgés par la prétendue victime.
- 6 et 4 : je me suis abstenu de développer les parallélismes des cas précédents parce que la volonté de symétrie est patente pour ces deux épisodes montrant Hortense et sa sœur enlevées par des personnes apparemment folles, armées de haches ; si Hortense est bien aux mains d’une folle homicide, l’actrice Rose-Andrée a été ravie par un autre acteur, et ils répètent ensemble un numéro qu’ils comptent proposer à Los Angeles[2].
- Enfin la cinquième histoire, Le cas de Jean-Louis, déclenche l’hilarité d’Hortense malgré son côté tragique. Ce cas d’un garçon qui ne sait s’il est Jean ou Louis présente sa propre symétrie, que Rénine prétend résoudre en allant chercher la vérité au centre de Carhaix : la lettre fatidique est ici au milieu du mot carHaix, et cette histoire est encore au milieu de deux carrés de 4 aventures…
Le « cit. » du document abrège probablement « citer », et les citations semblent si nombreuses que je me bornerai à quelques constatations sur les première et huitième histoires.
Au sommet de la tour montre donc Rénine et Hortense découvrir ensemble le domaine de Halingre, abandonné depuis 20 ans jour pour jour en ce 5 septembre comme en témoigne un éphéméride. Rénine s’aperçoit que le balancier de l’horloge est bloqué par un objet étranger, dont le retrait relance le mouvement de l’horloge qui sonne bientôt les 8 coups annoncés. Cet objet est une longue-vue, qui vient s’adapter exactement dans le trou d’un parapet, pointant sur la fenêtre d’une tour où, quelle horreur !, attendent depuis 20 ans deux squelettes.
L’allusion est claire : un trait marquant du Scarabée d’or de Poe est la longue-vue pointant vers un crâne dans les feuillages. Une part importante de cette nouvelle est le décryptage d’un message secret contenant 33 fois le signe 8, que le déchiffreur assigne à la lettre la plus fréquente en anglais, E.
Une possible relation donc de cette citation avec 8, mais il y a encore Les 500 Millions de la Bégum, un titre de la même forme que Les 8 Coups de l’Horloge, dont le 8e chapitre, La Caverne du Dragon, dévoile le secret du sommet de la Tour du Taureau un 5 septembre, le jour anniversaire de la mort du petit Carl. C’est Marcel qui accomplit cette mission pour son futur beau-frère Octave. Que de résonances avec une autre histoire de caverne, où le jeune Axel accompagne son futur beau-père Otto dans son Voyage au centre de la terre. Que de résonances aussi avec le propre cas Verne, Jules amoureux éconduit de Caroline, puis d’Herminie, marié enfin à Honorine, trois noms de 8 lettres dont deux débutant par H. C’est une Honorine Vernisset qui met Rénine sur la piste de la Dame à la Hache, qu’il démasque en passant une annonce signée Herminie.
D’autres rapprochements pourraient appuyer cette piste, qui n’est cependant connue que depuis peu, grâce au Jules Verne d’Olivier Dumas (1985). Sans creuser plus avant, le 5 septembre anniversaire, le secret du sommet de la Tour, Octave, semblent suffisamment d’indices pour admettre certaines réminiscences de Verne dans le premier coup de l’horloge. A noter que Verne s’avouait grand admirateur de Poe, et qu’on pourrait imaginer un rapport entre la lunette de Poe braquée sur un crâne et le canon de Verne braqué sur France-Ville, rapport que Leblanc aurait pu souligner en associant un fusil à la lunette et en situant son histoire horlogère dans une « petite Suisse » tandis que la France-Ville de Verne est érigée dans une « Suisse américaine ».
L’auto-citation tient du ressassement pour ce Sommet de la tour, tant la découverte de crimes anciens semble récurrente dans l’œuvre de Leblanc. Je m’en tiendrai à 3 cas :
- Le chapitre 8 (!) du Bouchon de Cristal (1912) s’intitule La Tour des Deux-Amants, tour où un comte de Mortepierre a jadis enfermé sa femme infidèle ; 20 ans plus tard l’amant constant escaladait la tour pour délivrer sa mie, mais le comte vigilant les précipitait d’un coup d’escopette dans le vide. Ici c’est le comte d’Aigleroche qui a flingué voici 20 ans sa femme et son amant.
- Patrice et Coralie découvrent dans Le Triangle d’or (1917) l’endroit où ont été assassinés il y a exactement 20 ans par un jaloux leur père et mère ; ils s’avouent leur amour en ce 20e anniversaire.
- Dans Les Dents du tigre (1920), le document trouvé dans le tome VIII de Shakespeare mène Lupin près d’Alençon où il découvre deux squelettes dans une grange. Le nord de la Sarthe où se passe Au sommet de la tour est très proche d’Alençon.
Dans la huitième aventure, Au Dieu Mercure, Rénine convoque Hortense pour une étrange mission qui devrait lui permettre de recouvrer une agrafe de cornaline perdue il y a 9 ans. C’est un domestique corse, superstitieux, qui l’avait dérobée et qui y tient maintenant plus qu’à n’importe quoi au monde, lui attribuant la chance qui l’accompagne depuis lors. Mais il se trahit en associant sa chance à Mercure, dieu de la chance, dont une statuette en terre cuite protège son magasin. Il a plusieurs exemplaires identiques de cette statuette, il se débarrasse de Rénine en lui en offrant une, mais celui-ci l’échange contre celle de l’enseigne, qu’il a devinée receler l’agrafe.
Ceci rappelle quelque peu la huitième histoire du recueil Le Retour de Sherlock Holmès (orthographe française originale), Les six Napoléons. L’Italien Beppo, sur le point d’être arrêté, a caché la Perle Noire des Borgia dans un buste de Napoléon en cours de séchage ; sorti de prison il cherche à la récupérer en cassant tous les bustes de cette série. La Perle avait été volée par une domestique italienne nommée Lucretia, tandis que l’agrafe d’Hortense a été volée par une domestique corse nommée Lucienne.
Maurice Leblanc a utilisé le personnage de Sherlock Holmès, qu’il a dû rebaptiser Herlock Sholmès. C’est une statuette de Mercure, d’Her-mès, qui recèle l’objet de la quête, pourquoi pas les 8 lettres permettant d’obtenir Her(lock shol)mès ?
L’auto-citation pourrait révéler une stupéfiante anticipation. Cette 8e histoire du recueil de 1923 évoque donc la 8e aventure du Retour de Sherlock Holmès (1904), qui a elle-même un point commun essentiel avec la 8e nouvelle du premier recueil, Arsène Lupin gentleman-cambrioleur (1905), La Perle noire – qui est aussi la 8e aventure de Lupin publiée, bien que l’ordre original de parution n’ait pas été respecté dans le recueil. A priori, le lien entre les deux aventures de Lupin concernant un bijou caché dans une statuette et la Perle noire ne peut être opéré qu’en passant par Les six Napoléons où une Perle noire est cachée dans une statuette. Faut-il aller chercher dès le début de la geste lupinienne des préoccupations structurales aussi savantes ?
Il apparaît une curiosité dans l’édition française des Six Napoléons, où un personnage important nommé Horace Harker en V.O. devient Parker, avec quelques oublis, plusieurs dans une vieille édition, et un « Harker » oublié (contre 11 Parker) dans la récente intégrale Bouquins (page 847). Je ne sais si cette bizarrerie a un rapport avec le fait que Leblanc ait domicilié son Herlock au 219 Parker Street (au lieu du fameux 221b Baker Street), mais il me semble devoir signaler que cette nouvelle qui débute par le témoignage d’un Parker (un journaliste, ce qui peut évoquer le stylo[3]) s’achève par la découverte de la Perle Noire chez un habitant de Reading (en anglais « lecture »).
Hortense se voit enjoindre pour cette dernière aventure un parcours précis, qui lui fait franchir le pont des Tournelles et s’engager dans l’île Saint-Louis par une rue non nommée, puis arriver à un carrefour où est située la boutique « Au dieu Mercure ». Sans ambiguïté, cette rue est la rue des Deux-Ponts, le carrefour celui avec la rue Saint-Louis-en-l’île.
La plus ambitieuse aventure de Lupin est « 813 », où Lupin projette de remanier à sa guise la carte de l’Europe en devenant maître du duché stratégique de Deux-Ponts-Veldenz ; le roman se passe en 1912[4], en 12, et l’énigme 813 y est décodée au 12e chapitre où Lupin découvre dans l’horloge de la 12e salle du château de Veldenz une cache qui ne peut être ouverte qu’au 12e coup de cette horloge. Cette salle est celle de Minerve, dernière d’une galerie de 12 salles consacrées aux dieux de l’Olympe ; Mercure et Minerve sont parfois représentés unis dans une figure significative, l’Hermathème. Et Napoléon a jadis couché dans cette salle, désignée par l’énigme apo.on ; Her(lock Shol)mès lui-même se laisse prendre au piège d’y lire Apo(ll)on. La seule précision donnée au lecteur sur ces salles est que leur entrée est surmontée de l’initiale du dieu concerné : Je découvris un J, initiale de Jupiter, un M, initiale de Mercure… D’une part Mercure n’appartient pas à la liste canonique des 12 grands Olympiens, d’autre part les seules initiales ne permettent pas de trancher entre Minerve, Mercure, Mars…
Au dieu Mercure se passe un 5 décembre, précisé être un jeudi. Nous savons par ailleurs que les Huit coups se déroulent peu avant la guerre, et la première date antérieure à 14 où le 5 décembre tombe un jeudi est 1912. D’autres indices plus immédiats relient ce recueil à « 813 », où Lupin habite bd Haussmann, sous le nom de prince Sernine. Le prince Rénine des Huit coups habite aussi bd Haussmann (dans le VIIIe !), mais il loue pour la 8e et dernière histoire l’entresol au-dessus de la boutique Au dieu Mercure, rue des Deux-Ponts donc, où il a amené l’horloge de Halingre, dont les huit coups s’égrènent à deux reprises en ce 12e mois. C’est en août, au 8e mois de ce même an 12, que Lupin/Sernine a découvert la cache de l’horloge de la 12e salle du château de Deux-Ponts-Veldenz, au chapitre 12 de « 813 ».
Difficile d’éluder toutes ces convergences, mais difficile aussi de comprendre leur signification. Y a-t-il eu d’emblée un projet d’ensemble de l’œuvre de Leblanc ? Peut-on dans ce cas espérer l’élucider à partir de considérations bornées à quelques facettes de cette œuvre ?
Sans prétendre trancher, examinons encore quelques points. Avant ce jeudi 5/12 indiquant 1912, il y a eu trois histoires donnant d’autres précisions :
- selon Le film révélateur, le 18/9 est un vendredi ; 1908
- selon La dame à la hache, le 24/10 est un jeudi ; 1912
- selon Des pas sur la neige, le 15/11 est un dimanche ; 1908
A chaque mois semble correspondre une année, mais pas n’importe laquelle, puisque seuls sont concernés l’an 12, avec les résonances qui viennent d’être vues, et l’an 08, s’imposant pour ce recueil magnifiant H et 8 : l’habitant du Huitième mène huit enquêtes en 08. L’alternance pourrait être voulue pour montrer au lecteur perspicace que ces errements sont mûrement réfléchis, et le 24 octobre 1912 où Hortense est menacée d’un coup de Hache en plein front n’a rien de quelconque puisque c’est le 20e anniversaire du 24 octobre 1892 où Mathilde Stangerson a reçu dans sa Mystérieuse chambre jaune une étrange blessure à la tempe.
Les notes « 8 + 8, 12 + 12 » font-elles allusion à ces dates ? Cela n’expliquerait pas « 6 + 6 », et voici ce que j’ai été conduit à trouver. Le 12 est implicite dans ces Huit coups, ne serait-ce que par le cadran de l’horloge. Quelques années plus tard, Leblanc a écrit une autre série de 8 enquêtes attribuées à un autre avatar de Lupin, L’agence Barnett et Cie (1928), des textes où semblent encore présentes des finesses de divers ordres, notamment en résonance avec les Huit coups. Leblanc rappelle ces enquêtes dans son roman suivant, La demeure mystérieuse, où il en évalue le nombre à 12 ! Quelques manipulations suscitées par la propre démarche de Leblanc incitant à compter les lettres des mots et titres m’ont amené aux résultats suivants :
- le titre le plus court des Huit coups a 12 lettres (La carafe d’eau) ;
- le titre le plus court de Barnett a 17 lettres (La partie de baccara) ;
- la 6e enquête des Huit coups est La dame à la hache, soit 12 lettres + HE ;
- la 6e enquête de Barnett est Le hasard fait des miracles, 17 lettres + RACLES.
Je rappelle que les Travaux d’Héraclès sont communément répartis en 6 dans le Péloponnèse et 6 « ailleurs », et remarque que les deux recueils de Leblanc répartissent assez également les aventures entre Paris et la province.
Le Dictionnaire des Antiquités de Daremberg et Saglio, rubrique Hermae, m’a appris ce qu’était l’Herméros[5] mentionné par le document : c’est précisément une statue des carrefours, dont la caractéristique mercurienne primordiale est d’abord un socle carré, présentant plusieurs attributs d’Eros. En ce carrefour des Deux-Ponts, Rénine accule Hortense à lui céder par la seule démonstration que l’agrafe, huitième épreuve, se trouve dans le piédestal de Mercure, le dernier rempart étant aboli par le carillon de l’horloge de Halingre, égrenant à l’heure fatidique ses huit coups.
La première histoire du recueil débute à un autre carrefour, le carrefour forestier de l’If, où Rénine empêche Hortense de choisir une mauvaise voie. If est aussi la conjonction anglaise « si », qui appelle, la condition remplie, un nécessaire « alors », then. Hortense s’anagrammatise en Then Eros…
Je viens de recevoir les résultats d’une expertise demandée lorsque le document m’a été confié. Il s’avère qu’il ne saurait avoir été écrit voici plus de 40 ans, ce qui est amplement suffisant pour en dénier toute paternité à Maurice Leblanc. Cruelle déception, certes, mais les investigations menées grâce au document me semblent garder une certaine pertinence, et je vais donc les transmettre à ma pimpante Présidente qui jugera.
[1] Il faut néanmoins rappeler l’Illumination H de
Rimbaud, consommateur effectif du produit ; « H » y semble
d’abord abréger Hortense, mot lui-même énigme dans ce texte s’achevant sur Trouvez
Hortense.
[2] Je remarque ici Los Angeles au lieu d’Hollywood, ce
qui constitue peut-être l’application de l’idée esquissée dans les notes.
Leblanc ne pouvait utiliser Hollywood en 9 lettres, mais il a pu transformer
cette « forêt de houx » en holy wood, « forêt
sacrée », par le lieu de son action, la forêt de Brotonne, dont certains
commentaires soulignent le caractère historique et mythique ; c’est par
ailleurs en surprenant les acteurs « au lit » que Rénine comprend que
la Princesse Heureuse est la victime consentante
de l’Homme des bois.
[3] Le site internet Parker donne une chronologie de la firme parallèlement à l’histoire mondiale. Le premier événement retenu (parmi 4) pour l’année 1905 est la résurrection de Sherlock Holmes dans ce recueil où figure Les six napoléons.
[4] Il est remarquable que ce roman ait d’abord été publié en 1910, où divers points montrent que Leblanc pensait bien à l’année 1912, peut-être pour son éclipse du mercredi 17 avril, moment clé du roman. La précision 1912 n’apparaît cependant ni pour cette première édition, ni pour les suivantes, où Leblanc indiquera tout de même « deux ans avant la guerre », ce qui n’est guère ambigu.
[5] Il existe aussi, sic, des Herméraclées !