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rewerberations

rencontre avec Bernard

 

Bernard, Mark, Darren et les autres

 

pour Temporel

 

07/12/07 : plusieurs fils déroulés jusqu’ici séparément semblent se rejoindre.

Un point essentiel est l’envoi par la plasticienne Temporel d’une œuvre où j’aurais une petite part théorique, 31 maquette démontée :

 

 

Peu importe à ce stade d’aborder la genèse de cette œuvre, inspirée de La Vie mode d’emploi de Perec et expliquée ici (cliquer sur Installations, mais le site de Temporel ne fonctionne bien que sous Firefox), le déclic étant venu des échanges ultérieurs avec Temporel, qui m’a appris qu’elle travaillait actuellement sur les romans de Danielewski.

Je lui ai rappelé une curiosité de la page Corbu Perec Bach (le lien qui y est mentionné n’est plus valide, mais la même page est disponible ici), découverte le jour de l’anniversaire de Temporel : la seule page associant ces trois noms reliés au nombre d’or, « Corbusier Bretzlee Bach », faisait apparaître un livre imaginaire dans La maison des feuilles, Concatenating Corbusier, d’un certain Aristides Quine, induisant de multiples résonances. En retour Temporel m’a rappelé que le dernier roman de Danielewski, O Révolutions (Only Revolutions), que j’ai vainement cherché en anglais, était en 360 pages de 360 mots chacune, avec une structure palindrome.

Ceci m’a été aussitôt évocateur. Mon récent intérêt pour Werber m’a notamment amené à relire Les Fourmis, qui m’a beaucoup fait penser à La maison des feuilles. Les héritiers de la maison Wells à Fontainebleau y découvrent une étrange cave, avec un escalier en colimaçon qui semble descendre très bas. Il y disparaît un chien, puis le maître de maison, puis sa femme, puis trois équipes de secours…

Sans avoir sous les yeux La maison des feuilles, des disparitions très similaires se produisent dans la cave de la maison Navidson. Sans connaître O Révolutions, je m’émerveille que Werber ait encore été le premier à associer le mot « révolution » à une ambitieuse structure palindrome, avec La Révolution des fourmis, le dernier volet de sa trilogie. Cette structure est double, autour de la section centrale intitulée 122 Milieu du récit, où l’héroïne découvre un livre révélant sa structure en l’ouvrant devant un miroir, et les sections de part et d’autre de ce Milieu ont des titres se répondant l’un à l’autre ; autour d’une hypothétique section 0 : les première et dernière sections du roman sont 1 Fin et 245 Début, puis suivent des sections 2-3-4-… et à rebours 244-243-242-… de titres identiques. O Révolutions, selon les informations disponibles en ligne, est un livre-concept, se lisant dans les deux sens, avec deux couvertures, et du texte à l’endroit et à l’envers sur chaque page ; les couvertures intérieures contiennent du texte spéculaire, qui n’est aisément déchiffrable que placé devant un miroir…

 

Mon émerveillement croît exponentiellement en constatant à quel point le nom de l’auteur américain, Mark Z. Danielewski, fait écho à mes découvertes werberiennes.

– C’est le 6 octobre dernier que la vision de Pi, film de Darren Aronofsky, m’a rappelé une curiosité jadis vue dans les Thanatonautes de Werber, que j’ai eu envie d’approfondir.

Tiens, je découvre aujourd’hui 8/12 en écrivant ceci que Pi est le second des 10 films cultes de Werber, et qu’un internaute émet ceci sur un forum : « Une troisième interprétation serait que Pi n'est en fait qu'un gigantesque tremplin publicitaire pour permettre au roman de Bernard Werber de percer le marché américain. »  (ce roman est Les Fourmis, car un épisode de Pi montre l’ordinateur de Maximilian abriter une colonie de fourmis [il y a plusieurs Maxime et Maximilien chez Werber, plutôt chez les « mauvais », ainsi Maximilien est le méchant flic de La Révolution, par ailleurs esclave de son ordinateur et du jeu Evolution])

– Aronofsky-Danielewski font la paire de « ski ». Ce ne sont certes pas les seuls « ski » ou « sky », mais je ne vois à première vue pas d’autre X-ski qui m’intéresse aussi intimement, et la ressemblance entre leurs noms est peut-être plus immédiate que celle que j’avais vue entre les prénoms de Werber et Aronofsky, B-ERNARD et DARREN (anagramme de ERNARD). Par ailleurs, Daniel in the Ski with Darren ?

– Avant de pouvoir me rendre à la médiathèque pour emprunter les Thanatonautes, j’ai commencé un livre que j’avais depuis des années, Saga, et la fantastique concomitance de la rencontre d’un véhicule immatriculé MA-RK m’a permis de saisir une clé importante du roman, dont le narrateur est un Marco.

– Comme je l’explique sur la page darren B ernard, je relie cet épisode Mark au motif 1-4 et au mot hébreu formé par les lettres AD (leurs équivalents hébreux) ; ce sont les initiales des deux créateurs dont les noms dérivent des personnages bibliques Aaron et Daniel.

– Le summum vient avec le calcul des valeurs numériques du nom officiel de l’auteur de La Maison des feuilles :

MARK-Z-DANIELEWSKI = 43-26-112, total 181, formant une double harmonie dorée que je n’ai jamais rencontrée ailleurs.

 

Je conçois que ces calculs peuvent paraître farfelus, pour choisir l’épithète la plus aimable. Toujours est-il qu’ils me sont presque automatiques, et que je ne comprends pas comment j’ai pu manquer le prodigieux équilibre doré de ces valeurs, alors que le nom de Danielewski était apparu dans un contexte doré, notamment en relation avec le nom doré George Bretzlee.

 Ainsi la valeur totale 181 se partage selon le nombre d’or, en arrondissant aux plus proches entiers, en 112 et 69, soit les valeurs de DANIELEWSKI et MARK-Z

112 se partage pareillement en 69 et 43, puis 69 en 43 et 26, soit les valeurs de MARK et Z. Personne ne semble savoir ce que signifie ce Z., mais la signature de « MZD » (=43) est un simple Z (=26), comme Zorro. De fait MARK Z rappelle tant le titre du célébrissime film the MARK of Zorro (1940) que je ne crois guère à un hasard, d’autant que le père de Mark Z. est le réalisateur Tad Z. Danielewski.

Nous avons ici 5 termes d’une série additive de type Fibonacci, 26-43-69-112-181-…, telle que le rapport de deux termes successifs s’approche de mieux en mieux du nombre d’or, ainsi 181/112 = 1.616… C’est d’autant plus remarquable que, sans raison évidente, la couverture de la traduction française montre un graphisme inspiré de la construction d’une spirale d’or, cette couverture ayant immédiatement évoqué aux membres du forum en anglais HOL (House Of Leaves) la suite de Fibonacci.

 

La couverture originale montre une spirale qui n’a rien de doré, et il  n’existe aucune allusion directe au nombre d’or dans La Maison des feuilles, cependant l’allusion à Le Corbusier a été suffisante pour susciter diverses tentatives d’exégèses, notamment sur le format de l’édition américaine en livre de poche, proche d’un rectangle d’or lorsque le livre est ouvert, ce qui a conduit un participant du forum dédié au roman à ce dessin, étrangement proche de la couverture française (mais c’était peut-être inspiré par icelle) :

 

Ma page Corbu Perec Bach m’avait donc amené à mentionner Mark Z. Danielewski, et je ne comprends toujours pas comment j’ai pu manquer les valeurs 26-43-69-112-181 associées, puisque je connais des relations immédiates dans les trois domaines concernés :

Ainsi le bonhomme Modulor du Corbusier est un monsieur de 183 cm que son nombril divise en 113 et 70 cm. Peut-être Danielewski ne mesure-t-il que 1m81…

Chez Bach j’ai trouvé dans ce que j’ai appelé la Messe en phi majeur une remarquable succession de 586 mesures réparties en 362 mesures de chœurs et 224 d’arias : 362/224 se simplifie en 181/112.

Si je connais bien les nombres 112 et 43 chez Perec, je n’avais aucun exemple doré immédiat avec les nombres 43-69-112 lorsque j’ai écrit Corbu Perec Bach en mai 06. Cependant le poème doré idéal qui me fascinait depuis plusieurs années était celui composé pour le mariage de ses amis Nour et Kmar, « lumière » et « lune », Kmar étant une anagramme de Mark, et j’avais abondamment commenté sa valeur 43.

SURTOUT !, last but not least, je rappelle que c’est le livre imaginaire Concatenating Corbusier, du non moins imaginaire Aristides Quine, qui a fait apparaître Danielewski dans ma recherche, et je remarquais sur la page précitée l’écho avec la Quine des Bâtisseurs, prétendu accessoire des architectes médiévaux, outil articulé à la manière d’un mètre pliant donnant cinq mesures en rapport d’or et en suite additive de type Fibonacci, ces mesures étant, en cm, 7.6412.3620.00–32.36–52.36. J’y voyais déjà une belle coïncidence, puisqu’il me semblait fort improbable que Danielewski ait connu ce qui reste jusqu’ici une fantaisie limitée à notre brave France, très vraisemblablement copiée sur le Modulor du Corbusier, et projetée sans vergogne dans le passé. Le plus FOU est donc que le nom MARK Z DANIELEWSKI livre une autre QUINE de CINQ nombres d’une suite additive de type Fibonacci !

 

Je reviens maintenant au 112 chez Perec. Début décembre 06 j’ai suggéré à mon ami Gef, développeur de plusieurs outils en ligne concernant les jeux littéraires, de s’atteler à un programme polyvalent de calcul gématrique, et ce fut la naissance du Gématron, le 5 décembre dans sa première version. La facilité d’emploi de cet outil me donna l’idée de réaliser enfin un vieux projet : ma première découverte gématrique dans la littérature actuelle était le sonnet Vocalisations de Perec, transformation lipogrammatique des Voyelles de Rimbaud, donnée comme il s’imposait dans La Disparition. Ce sonnet compte 112 mots de valeur totale 6272, soit 112 x 56, avec diverses possibilités d’exégèse approfondie…

Je ne sais plus quand j’ai pris la décision d’en réaliser une anagramme où chaque vers compterait 8 mots et la gématrie exacte 448, peut-être le 7, un an exactement avant ma découverte des propriétés 43-69-112 du nom de Danielewski, et peut-être ai-je essayé au soir de ce 7 d’en trouver le premier vers, le plus difficile car quatre de ses « mots » sont obligatoirement les voyelles a-i-o-u. Toujours est-il que c’est le lendemain 8 décembre que j’ai effectivement composé mon sonnet, 52 semaines exactement avant la Découverte, et que mes obsessions dorées m’ont conduit à magnifier les deux sections d’or du sonnet selon 4 critères :

ses 112 mots sont répartis en 43-26-43

ses 168 syllabes en 64-40-64

ses 497 lettres en 190-117-190

sa gématrie 6272 en 2396-1480-2396

 

Voici le résultat, avec les sections d’or marquées par les * :

 

a noir, …, i quinquinas, u troublant, o violin,

an du jour disparu, surtout pas par hasard.

haut a, noir pavillon, ficin pour maints anars,

rajas sans contrition au soir du grand matin,

 

but tabou; agoni dans son brouillard aux mains,

un parti dort, * cristal, la croix du maquisard;

i roux, fiction sans gond, rubicond si soiffard,

pis d'indivis frimas, nid aux hiboux mutins;

 

u zut, ufo, divin rapport, * nul fric crural

qu'un canif (son crayon, art commis convivial)

n'a conclu, nul lin rilsan, coincoins, dînaillons;

 

o maximum, sillons du saindoux ou du dior,

la raison à valoir où nous aussi saurons

au knossos infini franchir son portail d'or !

 

Et voici comment le Gématron lit ce sonnet :

a1 noir56, , i9 quinquinas142, u21 troublant123, o15 violin81, [448]
an15 du25 jour64 disparu88, surtout134 pas36 par35 hasard51. [448]
haut50 a1, noir56 pavillon101, ficin41 pour70 maints76 anars53, [448]
rajas49 sans53 contrition137 au22 soir61 du25 grand44 matin57, [448]

but43 tabou59; agoni46 dans38 son48 brouillard112 aux46 mains56, [448]
un35 parti64 dort[2396]57, cristal82, la13 croix69 du25 maquisard103; [448]
i9 roux78, fiction76 sans53 gond40, rubicond86 si28 soiffard78, [448]
pis44 d4'indivis86 frimas66, nid27 aux46 hiboux79 mutins96; [448]

u21 zut67, ufo42, divin58 rapport[3876]104, nul47 fric36 crural73 [448]
qu38'un35 canif33 (son48 crayon76, art39 commis72 convivial107) [448]
n14'a1 conclu68, nul47 lin35 rilsan73, coincoins101, dînaillons109; [448]

o15 maximum94, sillons100 du25 saindoux107 ou36 du25 dior46, [448]
la13 raison76 à1 valoir77 où36 nous69 aussi69 saurons107 [448]
au22 knossos112 infini61 franchir77 son48 portail91 d4'or33 ! [448]

[Ce texte de 497 lettres a une somme gématrique de 6272.]

Voici donc pour Corbu, Bach, et Perec, mais pourquoi pas Werber ? Le nombre suivant dans la suite 26-43-69-112-181 est 293, or il s’agit de la valeur du titre La Révolution des fourmis, dont la révolution préfigurait les O(nly) Revolutions de monsieur 181, livre dont le titre est souvent abrégé en son acronyme OR.

Je n’ai pas mentionné dans mes pages antérieures sur Werber que le partage d’or de 245, nombre de sections de La Révolution des fourmis, est 151-94, or 151 est la valeur du mot clé « révolution ». Les choses se sont tant bousculées que je ne me rappelle plus si j’avais vu ce point, ni si j’avais remarqué que ma représentation de la structure en miroir du roman avait placé les sections 94 et 151 en face l’une de l’autre.

Je ne connais pas beaucoup de livres comptant un nombre de mots constant imposé par page. Le seul qui me vienne à l’esprit est 94, de Jean-Bernard-Pouy (1999), dont la partie récit se compose de 94 chapitres de 94 mots chacun. Ce livre a déjà donné lieu à diverses coïncidences en son temps, à une époque où je n’étais pas encore contaminé par la fièvre de l’or, et je m’aperçois aujourd’hui qu’il est dans un format doré, de 194x120 mm :

Pouy est le créateur du Poulpe, et la collection de poche Baleine où paraissait le Poulpe a été le lieu d’une impensable série d’or qui a perduré pendant près de 7 ans : sans aucune conscience des responsables, le nombre de Poulpes par rapport aux autres titres a constamment flirté avec le nombre d’or. J’étudie la chose ici, mais les cas sont tellement abondants que je n’y signale pas que le n°181 de la collection est le 112e Poulpe, ni que le n°94 est le 58e Poulpe, par exemple.

 

Voici donc ce que m’inspirait d’abord l’irruption de Danielewski, qui semble être un chaînon important de mon aventure. Je suppose qu’il y aura d’autres épisodes lorsque j’étudierai effectivement ses livres, mais j’ai encore quelques brèves remarques.

360 est le nombre clé de O(nly) Revolutions, avec notamment sa dernière (ou première) page foliotée 360 (ou 1) comptant 360 mots, or mon éveil provoqué par le nombre clé 216 de Pi m’a mené à la section 216 des Thanatonautes de Werber, débutant page 360 dans l’édition de poche, énumérant 26 des 72 anges de la kabbale qui comptent en tout 360 lettres, dont 216 tirées d’un curieux passage biblique, avec une fantastique convergences de hasards.

Comme je l’indiquais, un de ces hasards souligné par les kabbalistes est la valeur numérique des mots hébreux « clémence » et « rigueur », concepts homologués aux deux catégories de prescriptions du judaïsme, les 248 mitswot positives d’une part, les 365 négatives de l’autre. Ces nombres sont fort proches des 245 sections de La Révolution des fourmis et des 360 pages de O(nly) Revolutions, et il est possible d’avancer dans cette voie, que je laisse ici en attente.

La gématrie pourrait jouer un rôle dans ce dernier titre puisque les trois O en sont colorés en vert selon une lecture, en or selon l’autre. O est la lettre de rang 15, et les deux lectures du livre font apparaître, toutes les 8 pages, 3 fois un acrostiche de 15 lettres, SAM AND HAILEY AND… d’une part, HAILEY AND SAM AND… de l’autre.

Le Quine (Aristides) de Danielewski m’avait évoqué Ellery Queen, pseudonyme cachant essentiellement Frederic Dannay, né Daniel Nathan. Ma dernière publication papier est un article sur le nombre d’or dans le seul roman signé Daniel Nathan. Je venais de commencer le 30 novembre un billet blog consacré aux coïncidences entre La Vie mode d’emploi de Perec et un polar de Queen. Le soir du 7 la TV donnait un épisode inédit de la série Boulevard du Palais, qui introduisait une paire de nouveaux personnages apparaissant ensemble dans un procès, opposés l’un à l’autre, le criminologue Nathan Benisti et l’avocat Daniel Cohen : j’ai été étonné de ces prénoms, et me suis demandé ce qu’il allait advenir de ces personnages très typés ; eh bien rien, Nathan n’intervenait qu’indirectement dans l’enquête, et l’étrange aveugle Daniel ne jouait finalement aucun rôle significatif, préparant peut-être un tournant dans l’évolution ultérieure de la série.

Toujours ce 7 décembre où j’ai perçu l’importance de Danielewski, j’ai reçu deux DVD de Rohmer, dont Les nuits de la pleine lune, qui me semblait fort intéressant depuis que je savais que les deux rôles masculins principaux étaient Octave et Rémi, l’ami et le mari de Louise, formant par leurs initiales OR (comme O(nly) Revolutions). C’était par ailleurs un film de la période « dorée » de Rohmer, à mon idée, aussi je l’ai regardé presque aussitôt reçu, mais je n’y ai rien vu de spécial, à part une apparition de l’ésotériste sulfureux Parvulesco.

Mon dernier billet blog m’avait amené par hasard à ce film, via Elli Medeiros qui en a fait la musique, or la version française de La Maison des feuilles contient une allusion à Elli Medeiros.

Enfin Temporel a ouvert le bal, et je lui laisse le soin de le fermer, car je lui ai appris que ce pseudo qu’elle s’est choisi avait la valeur 104, section d’or de la valeur de son nom réel, Marylin Rolland = 92+76 = 168. Mon sonnet doré utilisait le découpage de 168 en 104+64 (ou 64+104).

le 9/12/07, rémi schulz

 

Voilà, j’ai maintenant les versions françaises de La Maison des feuilles et de O Révolutions. Premières remarques.

Mon attention a été retenue par les Croquis & Polaroïds des pages 587-590, où le dernier croquis de la page 589 porte une indication manuscrite : Even today the Kitawuns view the spiral of the Nautilus Pompilius as the ultimate symbol of Perfection.

La spirale du Nautile est particulièrement citée parmi les exemples de présence du nombre d’or dans le monde vivant, ce qui donne une possibilité d’ouverture vers l’or dans MDF, ou HOL en VO (House Of Leaves). L’autre croquis de cette page montre divers calculs en cubits, ou coudées, la coudée royale ou royal cubit étant le mot clé des pyramidologues et autres quinophiles.

Un petit malin du forum HOL a découvert la clé du numéro du dernier document, la série de 30 polaroïds, n° 081512 : 08-15-12 dans l’alphabet = H-O-L ! Et les clichés correspondants montrent une même maison droite, un peu penchée, beaucoup penchée…

Ainsi MDZ serait un peu gématre à ses heures, et je remarque pour ma part que les 5 croquis et 30 polaroïds de ces 4 pages totalisent 35 éléments, soit 8+15+12 = HOL.

Les membres du forum HOL se sont intéressés aux numéros des autres documents de cette annexe, soit 175079, 001280 et 046665, sans résultat…

Et moi ? eh bien j’ai quelque chose avec 46665, le numéro sous le Nautile et la Coudée. Dans Pi d’Aronofsky, le héros Max est un surdoué des chiffres auquel une petite voisine s’amuse à poser des colles arithmétiques qu’il résout sans peine, la laissant ébahie après vérification sur sa calculette. La dernière scène du film montre Max, venant de s’autolobotomiser avec une perceuse, assis sur un banc, atone. La fillette vient lui poser deux colles :

255 fois 183 ? il ne répond rien, et elle lui donne finalement la solution, 46665. Puis elle essaie autre chose :

748 divisé par 238 ? Toujours rien, elle insiste « Quelle est la réponse ? », et ce sont les derniers mots du film, la caméra quittant Max pour se perdre dans les FEUILLES…

Ca fait 3.14…, c.-à-d. Pi, le titre du film. Ainsi Pi et l’annexe (photo)graphique de HOL, œuvres voisines dans la dinguerie, s’achèvent sur le nombre 46665 suivi d’un nombre codant le titre de l’œuvre.

Difficile de croire au hasard, mais tant d’autres curiosités de cette affaire sont si évidemment non calculées que je ne suis plus sûr de rien, et j’ai autre chose à faire que me casser la tête sur ce qu’a pu vouloir cacher MDZ. Quoi qu’il en soit, je n’imagine pas ici que le facteur 183 donné dans Pi ait un rapport avec la coudée, autre mesure humaine, alors que 183 est la taille en cm du bonhomme Modulor, 6 pieds tout juste outre-Atlantique.

Pi, outre d’être le seul film au format doré, a de multiples références au nombre d’or, avec notamment Max traçant une spirale d’or sur l’homme vitruvien de Léonard, autre référence de ceux qui veulent voir la divine proportion dans l’homme.

Rendez-vous plus tard sur ces pages…

 

 

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