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7 septembre au soir : je suis en train d'écrire un billet blog sur les coïncidences entre Des jours et des nuits, de Gilbert Sinoué, et 3 polars de Paul Halter; j'emmène les 4 livres au lit, où je les parcours tous les 4.

8 septembre aux aurores, et même un peu avant puisqu'il fait encore nuit : je ne sais comment, j'ai à l'esprit en me réveillant qu'il y avait une erreur dans un roman mettant Jung en scène, où son anniversaire était fêté le 6 juillet, qui est aussi ma date de naissance, or Jung est né le 26 juillet 1875. J'ai retrouvé ensuite le titre du roman, Un monde transparent, de Morris West, que je pense avoir lu lors de sa parution française, en 1983 (peut-être l'erreur est-elle due à la traduction). Je m'étonne de ce souvenir à cet instant, alors que l'an dernier j'ai rencontré une autre erreur à propos du 6 juillet, dans un article de mon amie psy Dominique de Liège, qui donnait Unica Zürn native du 16 juillet 1916 (alors que j'étais bien placé pour savoir qu'elle était du 6). Comment n'avais-je pas pensé alors à l'erreur sur Jung, avec Zürn-Jung ? mystère de la mémoire...

Toujours est-il que mon étude, où intervenait l'actrice Ruth Roman, morte le 9/9/99, m'a remémoré une autre date pareillement redondante, le 4/4/44 que Jung indique dans Ma Vie être le jour où il a été autorisé à s'asseoir sur son lit après avoir passé plusieurs semaines entre la vie et la mort, tandis que ce même jour, conformément aux visions qu'il avait eues dans l'état comateux ayant suivi son infarctus, le médecin qui l'avait soigné s'alitait pour ne plus se relever. Juste après l'idée du chiasme Jung-Zürn, j'ai une intuition que je me lève pour vérifier, d'abord grossièrement, puis à l'aide des heures précises trouvées sur le net (on peut passer sur le détail des calculs). 

Jung est né le 26 juillet 1875 à 19 h 30 et mort le 6 juin 1961 à 16 h, ce qui correspond à une vie de 

31025 jours (85 ans de 365 jours)

  + 21 jours bissextes (il faut prendre en compte que 1900 n'est pas bissextile)

 + 158 jours du 27 juillet au 31 décembre (le 26/7 est le 207e jour de l'année)

 + 156 jours du 1er janvier au 5 juin (le 6/6 est le 157e jour de l'année)

 + 4 h 30 et 16 h des jours de la naissance et de la mort, vécus incomplètement, soit

31360 jours 20 heures et 30 minutes pour la totalité de la vie de Jung .

Il est clair que les heures de naissance comme de mort ne doivent pas être prises pour exactes à la minute près. Néanmoins, il est facile de calculer grâce à ces 3 nombres multiples de 5 les 4/5es de la vie de Jung, l'homme qui a développé le concept de la quaternité (unité du quaternaire) soit 

25088 jours 16 heures et 24 minutes.

Jung a eu 68 ans le 26 juillet 1943 à 19 h 30, il avait alors vécu 68 x 365 jours + 16 bissextes (toujours 1900 non bissextile), soit 24836 jours qui retranchés de 25088 laissent 252 jours,

moins 158 jours du 27 juillet au 31 décembre, reste 94 jours, ce qui mène au 3 avril de l'année 1944 (94e jour d'une année bissextile), à 19 h 30 pour les 25088 jours entiers vécus par Jung, reste à tenir compte des 16 heures et 24 minutes menant à 11 h 54 le lendemain, soit pratiquement le  4/4/44 à midi.

Ainsi, même en admettant une grande incertitude dans les heures de naissance et de mort données plus haut, l'incroyable résultat ci-dessus du centre même du 4/4/44 permet d'affirmer que les 4/5es de la vie du chantre du mandala, de la quaternité, de la quintessence, sont donc tombés le 4/4/44, le jour le plus quaternaire du siècle, où il aurait pu mourir mais où sa destinée a été en quelque sorte échangée contre celle de son médecin, lui accordant une tranche de vie supplémentaire dans le "système des caissettes" (ses visions lui ont montré ce monde limité à trois dimensions, où chaque personne occupe un espace rigoureusement délimité par cette contrainte spatiale, alors que l'autre monde ignore cette rigidité). 

 

Ceux qui connaissent Jung n'auront pas eu besoin de justifications devant le calcul des 4/5es de sa vie, pour les autres je ne peux que renvoyer à l'oeuvre où le thème de la quaternité centrée est constant, par exemple dans Psychologie et Alchimie, paru à Zurich début 1944, juste avant l'infarctus, où la partie La Symbolique du mandala occupe plus de 150 pages. Quelques mots de la conclusion de cette partie:

Lorsqu'on considère l'ensemble de ces faits, on aboutit à la conclusion inévitable qu'il existe un élément psychique qui s'exprime par la quaternité. (...) Si j'ai appelé le centre "Soi", je ne l'ai fait qu'après une considération approfondie et une évaluation scrupuleuse des données empiriques et historiques.

Au-delà des multiples illustrations données dans ce livre et d'autres, Jung s'est lui-même employé à dessiner, peindre ou graver des mandalas. Ci-contre l'une des faces de la pierre que Jung a lui-même gravée pour fêter ses 75 ans, en 1950. Cette pierre cubique de 50 cm d'arête arrivée chez Jung par hasard l'a immédiatement séduit. Il a vu sur cette face, "dans la structure naturelle de la pierre, un petit cercle, sorte d'oeil qui me regardait." Il a fait de cette pupille la "poupée" centrale qui est pour lui Télesphore, figure mythologique associée à la convalescence, fils d'Esculape, dieu de la médecine dont la femme Epioné était la fille du roi de Cos, or c'est sous l'apparence du roi de Cos que Jung a rencontré son médecin lors de ses visions de mars 44, et c'est parce qu'il l'a vu sous cette "forme première" qu'il a pensé qu'il était sur le point de mourir, à sa place à lui, Jung... On remarquera que ce petit-fils du roi de Cos est ici au centre d'un cercle réparti en 4 secteurs, lui-même inscrit dans un carré.

Il faut lire les pages consacrées par Jung à ces Visions dans Ma vie pour s'en forger sa propre opinion, plus les passages concernant Télesphore. L'épisode est en tout cas à ce point marquant que Colin Wilson l'a choisi pour débuter sa biographie de Jung, qui débute sur les mots "Jung avait soixante-huit ans quand..." Suivent quelques détails sur son expérience assimilée à une NDE (ou EMI, Expérience de Mort Imminente), avec le médecin vu en roi de Cos, la date du 4 avril 1944 où Jung s'est levé et le médecin couché... Et le 6e paragraphe débute par "Jung vécut encore dix-sept ans."

68 ans et 17 ans, je suis pratiquement sûr d'avoir remarqué jadis ce rapport de 4 à 1, ayant toujours été réceptif au motif 4-1 chez Jung et autres, mais je n'avais pas alors approfondi.

Dans cette étrange histoire il convient d'essayer de rétablir ce qui est raisonnablement certain. Je ne vois pas comment on pourrait contester les dates de naissance et de mort, si ce n'est en chipotant sur les heures exactes, ce qui ne modifierait pas le résultat du calcul ci-dessus. Ensuite, qu'on considère ou non sérieusement les théories de Jung et ses confidences, c'est un fait que le quaternaire centré est au coeur de son oeuvre et de sa thérapie. S'il s'agit d'un processus spatial lié aux 4 directions, sa traduction linéaire quantifiée ne peut être qu'un motif 4+1, et il est justifié de s'intéresser au fait qu'un événement majeur de la vie de Jung soit survenu aux 4/5es de sa vie. Je suppose qu'on ne peut mettre en doute cet infarctus qui aurait pu l'emporter, et la longue convalescence hospitalière qui a suivi.

Les deux coïncidences réellement stupéfiantes sont que les 4/5es de la vie de monsieur 4+1 soient tombés au centre du 4/4/44, date quaternaire idéale, et que ce soit la seule date que Jung associe à l'épisode, sans souligner son aspect quaternaire. Dans les 400 pages de Ma vie, Jung ne donne qu'à trois autres occasions des dates précises (son premier poste de médecin le 10 décembre 1900, les rêves marquants des 12 et 18 décembre 1912, et la découverte le 22 août 1927 d'un cadavre à Bollingen, annoncée 4 ans plus tôt par sa fille).

Ensuite, le roi de Cos, le médecin qui meurt à sa place, etc., c'est un peu dur à avaler, mais il faut bien être conscient que la date du 4/4/44 n'est devenue pleinement significative qu'après la mort de Jung, qui selon la rationalité usuelle ne pouvait connaître la date de sa mort lorsqu'il dictait ses souvenirs à Aniela Jaffé. Il est au moins peu imaginable que Jung ait brodé sur les points vérifiables de l'affaire, comme la mort de son médecin.

Pour le reste, rien ne l'obligeait à raconter des visions risquant de ternir l'image d'homme de science qu'il a longtemps revendiquée, mais, précisément, il a confié ailleurs qu'il attribuait sa maladie de 44 à une inflation psychique causée par une attitude incorrecte. En traitant du monde de l'âme, il n'avait vu que de simples concepts là où, en réalité, il avait affaire à des dieux, c'est-à-dire des puissances vivantes chargées d'une énergie supérieure (Etienne Perrot, Le jardin de la reine, 1985).

 

Quelques anecdotes sont rapportées sur le jour de la mort de Jung, pouvant tourner à l'hagiographie, sinon au 5e évangile.

Selon Aniela Jaffé, "Deux heures après sa mort un orage violent éclata et la foudre frappa le grand peuplier de son jardin de Küsnacht, au bord du lac, à l'endroit où il aimait s'asseoir. La foudre descendit le long du tronc jusque dans la terre et déplaça les lourdes pierres du mur d'enceinte." On songe au voile du temple qui se déchira de haut en bas à la mort du Christ (Matthieu 27,51). 

Ruth Bailey, qui partagea les dernières années de Jung, rapporte qu'alors qu'il était depuis une quinzaine diminué à la suite d'une commotion cérébrale, il lui dit "Offrons-nous un verre de grand cru ce soir".

Verre ou rêve ? le blog d'Ariaga commente le dernier rêve de Jung, vision d'un gros bloc rond de pierre, d'un carré d'arbres...

 

Et moi, et moi... Il me faut oublier toute modestie pour exposer les circonstances de ma découverte, qui ne sont peut-être pas aussi étonnantes, mais concourent à la magnifier. Après tout, ce n'est peut-être pas par hasard si personne avant moi ne semble avoir songé à faire ce calcul depuis 47 ans (et 94 jours) qu'il est offert à tous.  

Ce 8 septembre, je comptais mettre en ligne un billet blog, De la gidouille considérée comme un des beaux-arts, consacré au 1er absolu 136, fête de la nativité d'Alfred Jarry, premier jour de l'an 136 selon le calendrier pataphysique. L'une des fêtes principales de ce calendrier est la Sainte Gidouille, le 22 gidouille correspondant au 6 juillet vulgaire, ma date de naissance présente à mon esprit au réveil de ce 1er absolu.

 

Après la notion de synchronicité qui m'a attiré vers Jung, sa quaternité a été pour moi la confirmation d'une quasi-évidence. Elle a orienté mes travaux dans divers domaines, notamment celui de mes études bibliques il y a quelque 20 ans. J'ai appris récemment qu'un aspect d'une de mes découvertes concernant la chronologie biblique venait de faire l'objet d'une publication, ce qui m'a décidé à faire partager mon travail sur la question. J'ai choisi de le faire le 5 avril sur mon blog, à l'heure 05:04 pour doubler la signification de la date, le 05/04. Il y est notamment question des patriarches Sem et Eber, dont les noms résultent d'une même transformation des mots Cinq et Quatre en hébreu, dont les vies sont dans le rapport 5/4, comme les valeurs numériques de leurs noms, 340 et 272 : ces nombres sont 5 et 4 fois 68, valeur en hébreu du mot "vie" (la vie de Jung a failli s'interrompre à 68 ans). 

Alors que j'avais remisé mes recherches bibliques derrière d'autres préoccupations qui me semblaient plus accessibles, l'actualité récente m'a encore conduit à les reprendre, et c'est ainsi qu'au moment de ma découverte de la vie 4+1 de Jung j'ai en cours deux pages intitulées (en hébreu) "Des quatre souffles" et "Vient le souffle", selon l'oracle d'Ezéchiel 37,9. L'exemple conclusif de quaternité donné par Jung dans Psychologie et alchimie est une gravure du 13e siècle montrant le Souffle de vie au centre des 4 évangélistes et des 4 fleuves de l'Eden (Fig. 109).

 

Outre le quadruple 4, la date du 4/4/44 n'est pas quelconque car il s'agissait du mardi de la Semaine sainte, idéale pour une résurrection. Il se trouve qu'un autre volet de mes recherches a concerné les dates pascales cachées dans la littérature (polar essentiellement), et que j'ai découvert dans des circonstances exceptionnelles Et le huitième jour... d'Ellery Queen (1964), qui se passe en 1944 et compte 8 chapitres intitulés de Dimanche 2 avril à Dimanche 9 avril (où il y a une quasi-résurrection). Il y a quelques semaines, j'ai découvert dans des circonstances non moins incroyables une nouvelle de Sébastien Févry, Little green apples (2001), composée de 8 sections intitulées de Dimanche 8 avril à Dimanche 15 avril, ce qui correspond à la Semaine sainte de 2001, permettant une exégèse de la nouvelle allant bien au-delà des intentions de l'auteur. J'en parle dans un billet débuté le 5 juillet à 5h55...

A propos de juillet, j'ai développé ici l'idée que, pour moi, la Sainte Chronicité d'Etienne Perrot se présentait sous la forme de Santa Ana, pour des raisons totalement étrangères au fait que Jung soit né un 26 juillet, fêtant Sainte Anne.

 

Jung a donc vécu 85 = 68+17 années entières (et j'ai mentionné dans une page récente cette forme 68-17 du motif 4-1), ou plus précisément 31360 jours entiers répartis en 25088 et 6272 pour la tranche de vie du 4/4/44 au 6/6/61. Si 25 ans de pratique numérologique m'ont conduit à une certaine familiarité avec beaucoup de nombres de 2 et 3 chiffres, très peu de nombres de 4 chiffres m'ont retenu, avec parmi les meilleurs candidats le nombre 6272.

Jusqu'en 1996, je me suis intéressé à des textes en hébreu, grec, latin, vieux français... Une certaine constance dans mes résultats m'a fait me demander ce que donnerait un texte français moderne. Ma première idée d'un texte court possédant un symbolisme numérique a été le sonnet Voyelles de Rimbaud, qui n'a pas donné grand-chose. Je me suis ensuite souvenu que Perec en avait proposé dans La Disparition une version lipogrammatique, Vocalisations, sans E (avec donc 4 voyelles sur 5, en jouant sur le blanc rimbaldien de la 5e lettre). Ce sonnet compte 112 mots de valeur totale 6272, soit 112 x 56, avec diverses possibilités d’exégèse approfondie…

Ceci a tant compté pour moi que j'ai codé, vers par vers, ce sonnet dans les 14 chapitres de mon roman Sous les pans du bizarre, achevé le 9/9/99 (ce à quoi j'ai pensé en découvrant Ruth Roman disparaître le 9/9/99). Le sonnet de Perec a aussi inspiré les anagrammistes anglais, qui en ont proposé 3 versions. J’en ai pour ma part réalisé une anagramme (le 5e arrangement des mêmes lettres donc) où chaque vers compte 8 mots et la gématrie exacte 448, le 8 décembre 2006 (en voir ici le détail numérologique) :

 

a noir, …, i quinquinas, u troublant, o violin,

an du jour disparu, surtout pas par hasard.

haut a, noir pavillon, ficin pour maints anars,

rajas sans contrition au soir du grand matin,

 

but tabou; agoni dans son brouillard aux mains,

un parti dort, * cristal, la croix du maquisard;

i roux, fiction sans gond, rubicond si soiffard,

pis d'indivis frimas, nid aux hiboux mutins;

 

u zut, ufo, divin rapport, * nul fric crural

qu'un canif (son crayon, art commis convivial)

n'a conclu, nul lin rilsan, coincoins, dînaillons;

 

o maximum, sillons du saindoux ou du dior,

la raison à valoir où nous aussi saurons

au knossos infini franchir son portail d'or !

 

Je suis frappé par mon dernier vers, car les 4 livres de mon étude en cours concernaient la Crète et Théra. Dans le livre jungien de Sinoué, où Jung a d'ailleurs un rôle modeste en tant que personnage (mais central en tant qu'homme de science), c'est à KNOSSOS que le héros Ricardo apprend que la femme qu'il a vue dans ses rêves existe bel et bien, et qu'elle s'appelle DORA !

 

Mes obsessions dorées m’avaient conduit à magnifier les deux sections d’or du sonnet (marquées par *) selon 4 critères :

- ses 112 mots sont répartis en 43-26-43

- ses 168 syllabes en 64-40-64

- ses 497 lettres en 190-117-190

- sa gématrie 6272 en 2396-1480-2396  

Au centre harmonique du poème, selon le nombre d'or, il y a donc 26 mots (valeur en hébreu du Tétragramme) de valeur 1480, qui est en grec la valeur de Christos, ce qui m'a conduit à débuter ce centre harmonique par le mot "cristal". Or 1480 est aussi la valeur du grec τελεσφορος, scindé par Jung en τελες et φορος au début des quadrants latéraux de son mandala, au-dessus des symboles du soleil et de la lune, tandis que Télesphore lui-même est au centre du mandala.

"La croix du maquisard" qui suit "cristal" fait référence pour moi à la stèle dédiée à Arsène Burle fusillé en 44, dont je parle ici, m'évoquant en private joke Arsène Lupin, dont les valeurs des nom-prénom sont 62-72, ce à quoi m'a fait penser immédiatement la valeur 6272 du poème de Perec, où la voyelle quintessentielle est devenue L'E BLANC (elle était chez Rimbaud O correspondant à l'oeil, ce que Perec a néanmoins conservé, mais l'Oméga est devenu Omicron, rayon violin dans son Voir !).

Alors que l'affaire est liée à Morris West, à Maurice Leblanc, à Télesphore, la page la plus complète que j'ai découverte sur Télesphore est due à Morris Weiss, MD (allemand weiss = "blanc").

 

Mon roman achevé le 9/9/99 avait pour prétexte policier une série de morts suspectes les 3/3, 4/4, 5/5 et 6/6 1999. Je ne pensais alors pas du tout à Jung ressuscité un 4/4 et mort un 6/6, ces dates jumelées étant plutôt empruntées à un roman de Queen. J'y exploitais que le 4/4 était en 99 le dimanche de Pâques et le 6/6 la Fête-Dieu. 

 

La quaternité associée au nombre 4444 suggère quelque intérêt pour les nombres 1111 et 5555.  Si ce sont les immatriculations de deux voitures que je vois presque quotidiennement dans mon village, au centre duquel il n'y a guère plus d'une centaine de places de parking, 5555 m'évoque quelque chose de moins personnel. Ma passion pour les clones de Voyelles m'a fait découvrir Prisme, oeuvre de Daniel Marmié faite de deux sonnets holorimes, l'un étant un hommage aux 21 consonnes oubliées par Rimbaud, dotées chacune d'une couleur propre, et signé Arthur Rimbaud comme Vocalisations, l'autre signé Mallarmé étant... mallarméen. La version signée Rimbaud a précisément pour valeur 5555, mais je n'en dis pas plus car je viens de décider d'en réaliser une anagramme célébrant en retour les 5 voyelles en 5 strophes de 3 vers, chacune de valeur 1111.

 gnuj remmi alias rémi schulz le 11/09/08

 

Au moment où j'achève ceci Culture diffuse une émission sur Serge Daney, né en 44... Une recherche m'apprend qu'il est né le 4 juin 44, et juin a d'abord été le 4e mois du calendrier, junius suivi de quinctilis et sextilis avant qu'ils soient renommés Julius et Augustus en l'honneur des César.

Je donne ici quelques continuations à cette page...