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Télesphore

Jung n'a pas sculpté Télesphore au centre de la pierre de Bollingen sans raisons profondes. Il avait à 10 ans sculpté un petit bonhomme de bois, qu'il avait abrité dans une boîte et caché dans un endroit connu de lui seul. Il lui portait régulièrement des messages rédigés dans une écriture secrète sur des rouleaux de papier qu'il rangeait solennellement dans la boîte. 

Puis il a complètement oublié cette fantaisie, jusqu'à sa 35e année où ses recherches ethnologiques l'ont conduit à découvrir des pratiques remarquablement semblables à certains détails de son rituel enfantin, alors qu'il n'aurait eu alors aucune possibilité d'en avoir connaissance.

Par ailleurs le petit bonhomme pouvait rappeler Télesphore, également représenté sous forme d'homoncule, et fréquemment aux côtés d'Esculape lui faisant la lecture sur un rouleau.

Je remarque que c'est également le cas de Sainte Anne avec la Vierge. Si c'est le plus souvent un livre qu'Anne fait lire à sa fille, c'est parfois un rouleau, ou une tablette gravée. 

Jung est natif de la Sainte Anne, et c'est le dernier 26 juillet, sans relation avec la fête, que j'ai commencé un billet qui m'a entraîné très loin, notamment à la quaternité et à Sainte Anne.

Jung a vu un oeil dans la pierre, une pupille dont il a fait la "poupée" Télesphore, de même étymologie que "pupille". Je remarque qu'en hébreu la pupille, bava, est liée à la porte, bav, dont la racine est la lettre bet doublée, deux fois la deuxième lettre. Les yeux, fenêtres de l'âme... Babel (bavel), "porte de Dieu", pourrait aussi se lire "oeil de Dieu", une expression que je rencontre souvent ces temps-ci.

 La transcription Babel permet de lire la séquence des lettres B-A-B, correspondant à "porte" ou "pupille", et aux nombres 2-1-2, le 1 au milieu de deux 2, schéma idéal de quaternité.

Je découvre sur cette page que les dieux grecs étaient schématisés par des symboles inscrits dans des cercles, ou circuli. Le circulus correspondant à Télesphoros est doublement un mandala, puisque la figure au centre du cercle est un petit cercle, avec un gros point central (cas unique parmi les circuli d'Epidaure).

Dans Des jours et des nuits, l'analyste argentine a informé Jung du cas Ricardo, et reçu une réponse disant notamment : "Lorsqu'on plonge suffisamment son regard dans un trou noir, on finit par percevoir l'oeil qui, à l'intérieur du trou, vous regarde."

Ce qui est proche d'une formule de Nietzsche que je me suis permis de rendre ainsi : "Quant tu mates l'abysse, l'abysse aussi te mate."

 

Télesphore est encore associé par Jung au Souffle de vie, "Atmavictu", alors que mes pages en cours au moment de la découverte concernaient l'oracle donné par Dieu à Ezéchiel (37,9) pour faire revivre les os desséchés : Des quatre souffles vient le souffle.

 

Pilgrim

Mon amie dp m'a signalé que Timothy Findley avait pris Jung pour personnage dans son roman Pilgrim. Je l'ai trouvé jeudi 11 à la médiathèque et l'ai fini hier dimanche 14 septembre.

Une première curiosité est que sa parution originale au Canada date de 1999, alors que les 4 romans des français Halter-Sinoué sont de 1997-1998-2000-2001. Juste le centre parmi ces 4 !

S'il est difficile de le relier à ces 4, il y a beaucoup à dire sur le roman, dès le prologue avec le suicide par pendaison de Pilgrim le mercredi 17 avril 1912, à 4 heures du matin, à Londres. Un médecin constate sa mort à 9 h, mais l'ayant déjà vu récupérer miraculeusement d'une autre tentative de suicide, il attend une heure, puis sollicite l'avis d'un confrère avant de signer avec lui le certificat de décès. Malgré cela le coeur de Pilgrim recommence à battre une demi-heure plus tard.

Le texte ne permet pas de savoir à quelle heure exactement, ce qui aurait son importance car ce mercredi 17 avril n'est pas une date anodine. Si ce n'est pas indiqué dans le roman, ce fut la plus importante éclipse du siècle dernier, pour les parisiens du moins puisque sa ligne de centralité passait à quelques km à l'ouest de Paris. J'ai été amené à le remarquer parce que le roman de Maurice Leblanc "813" (paru en 1910) débute précisément par une série d'assassinats dans un hôtel de Neuilly le matin d'un mercredi 17 avril, que divers détails permettent de dater de 1912, année confirmée indirectement par une édition ultérieure ("deux ans avant la guerre"). L'accent est mis sur l'arrivée à l'hôtel, à midi, d'un personnage important, Dolorès Kesselbach, sans signaler que l'ouest de Paris était à cette heure précise dans une quasi-obscurité... L'éclipse n'était pas totale à Londres, mais y était parfaitement visible, le ciel ayant été ce jour exceptionnellement dégagé (voir cette page qui donne cette éclipse pour l'une des mieux observées de l'histoire).

Après une visite de Cotignac en février dernier, j'ai ajouté à ma page sur "813" une photo d'une stèle consacrée à Napoléon, au nom ensuite transformé en Apollon, jeu qui apparaît dans "813". Il se trouve que Findley vivait depuis le milieu des années 90 dans ce petit village du Var, où il avait trouvé assez de quiétude pour écrire, où a donc probablement été écrit Pilgrim.

Pilgrim est amené au Burghölzli, où travaille Jung, par son amie Sybil Quartermaine (ce nom courant est très jungien, le "quart" serait "principal", surtout après ma découverte). La bizarrerie de son cas va éclipser celui de la comtesse Blavinskeya, qui croit vivre sur la lune...

Pilgrim souffre d'être immortel, il a traversé les siècles sans pouvoir échapper à ce destin tragique... Il aurait été Tirésias, mais les cahiers qu'il rédige décrivent des personnalités intermédiaires, la plus célèbre étant Monna Lisa. Ben oui, la Joconde, c'était lui, d'où le caractère androgyne parfois remarqué de la donna. Mieux, des forcenés de la trituration étymologique n'hésitent guère à lire moon dans Monna, et hélios dans Lisa...

Pilgrim s'évade du Burghölzli le 22 juin suivant, ce qui ne doit pas être loin du solstice, et vole la Joconde au Louvre...

 

Parce qu'un personnage de Perec se nomme Angus Pilgrim, soit Angus Pèlerin, contenant toutes les lettres d'Arsène Lupin, plus un G, j'ai imaginé une histoire où Arsène Lupin était un pèlerin dont l'anus était menacé. J'ai mis dans cette nouvelle des allusions immédiates à "813".

L'évasion de Lupin est aussi un épisode de "813", où apparaît aussi une certaine androgynie : l'horrible tueur recherché par tous, l'homme noir, est en fait Dolorès Kesselbach. A noter que, juste après le suicide de Pilgrim du 17 avril, le récit de Findley mène le lecteur au Burghölzli où deux infirmiers attendent l'arrivée de Pilgrim, Dora Henkel et Kessler, personnages secondaires qui resteront néanmoins constamment présents tout au long du roman. Dora ressemble à Dolorès (et ce sera l'héroïne de Des jours et des nuits), Kessler est "chaudronnier", comme le père de Kesselbach à Augsbourg (ville d'Augustus, dont une autre forme est Gustav).

Findley a utilisé le réel vol de la Joconde en 1911, mais Leblanc avait déjà imaginé en 1908 dans L'Aiguille creuse que le tableau du Louvre était une copie, l'original étant la pièce maîtresse des collections de Lupin.

 

Emma Jung

Le 3e personnage de Pilgrim, après lui-même et Jung, est Emma Jung, qui a déjà donné 4 enfants à Carl Gustav, et est enceinte d'un 5e, tiens donc. Cette grossesse fictive s'achève dans le roman par une fausse couche, mais l'épilogue mentionne le réel 5e enfant mis au monde par Emma en 1914.

C'est d'avoir surpris son mari avec Toni Wolff qui a provoqué la fausse couche. Je me souviens que le roman de Morris West évoquait le ménage à trois. La première maîtresse de Jung est aussi mentionnée, Sabina Spielrein. Je remarque que son nom est l'anagramme de "Si Pèlerin", son nom complet donnant "Arsène Lipin bisa".

 

Numérologie

Au matin du 8/09 j'avais donc en tête la double erreur concernant Jung et Zürn. Je m'intéressais ici à Unica Zürn pour son nom doré, en omettant la possibilité usuelle de transcrire Zürn en Zuern, ce qui évidemment aurait donné un autre résultat, devenant significatif dans le nouveau contexte :

JUNG est un nom de 4 lettres de valeur 52 = 4 fois 13

ZU(E)RN un nom de 4/5 lettres de valeur 84 = 4 fois 21.

21 et 13 sont des nombres de Fibonacci, JUNG/ZUERN est en rapport doré parfait, mais ce n'est pas tout, car ce 8 septembre était aussi le 1er absolu 136 selon le calendrier pataphysique, et 52+84 = 136, terme suivant de la série de Fibo multipliée par 4.

Ce matin 15/09 en me réveillant, Emma est venue à ma pensée, et j'ai calculé :

EMMA = 32 = 4 fois 8 avec toujours

JUNG = 52 = 4 fois 13

Alleluia, c'est le rapport 8/13, or j'avais rapproché ma découverte des 4/5es de la vie de Jung de celle, fin avril, des 8/13es de l'année normale, de 365 jours, qui tombent aux 8/13es du 13 août, soit le 8/13 à l'anglaise. Hélas je ne me rappelle plus maintenant du jour ni des circonstances exactes de cette découverte.

 

Pilgrim est en 6 parties, de 21-13-14-13-13-13 chapitres, plus un prologue et un épilogue. En les comptant, j'obtiens 89 chapitres, soit un nombre de Fibonacci, mieux, le seul Fibo pas trop élevé dont je ne connaisse pas d'exemple littéraire. Ainsi les Lieux (inachevés) de Perec auraient été en 144 chapitres, le dernier chapitre du Bizarre incident du chien pendant la nuit est numéroté 233 (car les chapitres sont numérotés selon les nombres premiers) et le dernier chapitre de Die letzte Geschichte est numéroté 377 (car les chapitres sont numérotés selon la série de Fibo)... Pour le début de la série, je connais des tas de bouquins en 21 ou 34 chapitres (le plus remarquable étant The Greek Coffin Mystery, by Ellery Queen, dont les deux parties de 21 et 13 chapitres énoncent en acrostiche le titre et l'auteur), mais le seul 55 en magasin est précisément Le Chemin de la lumière de Paul Halter, de 2000, l'année où est parue la traduction de Pilgrim (original 1999). 

 

Fête-Dieu

J'ai donc utilisé dans mon roman achevé le 9/9/99 les dates du 4/4 (Pâques) et du 6/6, que mon calendrier m'avait appris être la Fête-Dieu. En me renseignant sur la Fête-Dieu, j'apprends qu'il s'agit d'une fête mobile fêtée 60 jours après Pâques, ce qui ne colle pas avec le 6/6 tombant 63 jours après le 4/4 en 99 (comme en toute autre année). Je pose la requête "fête-dieu 6-juin", et l'une des premières réponses est cette page, reportage sur une Fête-Dieu richement fêtée le 6/6/99 au village de Burnhaupt-le-Haut, à l'initiative d'un certain Christian Schulz. Un retour en arrière m'apprend que la Fête-Dieu est bien le jeudi suivant la Trinité (le dimanche suivant la Pentecôte), mais qu'elle est souvent fêtée le dimanche suivant. De cette page fetedieu du site knarf.info (frank à l'envers, or le héros de la collection Gondol s'appelait originellement Albert Fnak, et il en subsiste des traces dans mon roman avec l'anagramme "Fnark balte", et le mort du 6/6 qui se nomme F-N-A Cortier) on accède à 3 pages :

Les autels fleuris de Burnhaupt-le-Haut

Les Kolams indiens

Réalisation d'un mandala

La première est le reportage qui m'a fait accéder au site, la seconde un reportage sur le kolam qui est un mandala traditionnel indien, et le dernier sur un mandala tibétain éphémère réalisé en l'abbaye de Marbach 4 au 24 octobre 2004, dédié à la santé, en hommage au Bouddha de la médecine Sangye Menla, cousin donc d'Esculape et de Télesphore. 

L'adresse de cette page contient la succession /fetedieu/mandala/. La seule logique qui me semble avoir présidé au classement des kolams et mandalas dans le répertoire fête-dieu est le décorum éphémère de cette manifestation. J'ai enquêté sur la Fête-Dieu à cause du mandala réalisé dans la vie de Jung autour du 4/4/44, et voici que ce premier résultat significatif (le 4e ce 16/9/8) me renvoie à un Schulz (il est vrai qu'il y en a beaucoup en Alsace) et aux mandalas...

Wikipédia m'apprend que la date traditionnelle de la Fête-Dieu est bien le Dimanche suivant la Trinité, mais que certains pays ont opté pour le jeudi précédent, comme la France et la Suisse.

Ceci me porte à reprendre Coup double d'Ellery Queen (1950, Double double en VO), un roman que j'ai vu entièrement surdéterminé par le nombre 4 et la lettre D, de rang 4. C'est ainsi qu'il s'agit de la 4e enquête à Wrightsville, que l'assassin a besoin de 4 morts pour amener le docteur DODD (en 4 lettres dont 3 D) à prendre des dispositions testamentaires (sa fortune est de 4 millions de dollars), et que 4 autres morts suivront. C'est ainsi que le roman débute le 4/4 (le mardi 4 avril 1950), mais le début effectif de l'enquête est le dimanche suivant lorsque Queen arrive à Wrightsville, qui était en 50 le dimanche de Pâques, et c'est le dimanche 11 juin qu'il démasque le coupable, soit la Fête-Dieu... Aucune allusion n'est faite aux fêtes dans ce roman, mais tous les épisodes marquants de la première enquête de Queen à Wrightsville, La ville maudite, se passaient explicitement des jours de fête.

 

Mandalathérapie

Après la Fête-Dieu de ce matin qui m'a renvoyé au mandala, ma compagne et moi avons été à Digne cet après-midi, pour diverses courses... Ayant un peu de temps devant moi, il m'est soudain venu l'idée de faire la balade au-dessus de la Bléone (Bléone, Loben... anagrammétisé-je, en pensant au site alsacien de ce matin, et au Grosser Gott wir loben Dich clamé pendant la procession de la Fête-Dieu alsacienne), balade qu'il y a des années que je n'ai pas faite, et voici que la première maison de la petite rue devenant ensuite sentier offre sur son garage deux affichettes pleines de mandalas...

C'est une logothérapeute qui habite là, et qui fait sa pub pour sa méthode à base de mandala, qu'elle indique être le symbole du Soi pour Jung.

L'adresse, c'est 1 rue des Abeilles, 04000 Digne, 1-4 !, et les abeilles (bees) ! le dernier mandala de mon billet Sur la route du mandala était une photo prise en juillet, un beau coeur de tournesol avec une abeille butinant, achevant la dernière section intitulée Théra-pi...

 

Après la balade, j'ai été à la médiathèque, où, presque par hasard car je ne regarde que rarement le rayon BD, j'ai vu parmi les nouveautés le 5e et dernier tome de Quintett, de Giroud-Alessandrini, La Chute. J'avais apprécié l'idée générale de la série, 4 musiciens formant un "quintett" en 1916, dans une petite base d'aviation de Macédoine (...), chacun des 4 premiers tomes s'attachant à suivre l'un des 4, avec à chaque fois un nouvel éclairage sur les multiples événements tragiques ayant bouleversé cette petite garnison éloignée des grands fracas de la guerre. Le 5e tome promettait de stupéfiantes révélations, mais sa disponibilité avait tardé à la médiathèque, aussi j'y avais jeté un coup d'oeil en librairie, estimant à première vue que ça ne cassait pas 5 pattes à un canard.

Attention spoiler ! Le coup d'oeil avait été un peu rapide. Quelques passages des 4 premiers tomes laissaient supposer que les événements de Pavlos (Paulos le 5e évangéliste et Pavlov réunis ?) résultaient d'un plan d'ensemble, et ce 5e tome montre les membres du quintett se réunir en 1932 pour découvrir la vérité : c'est le médecin de la base, Charles Guibert, qui, avec la complicité du commandant, avait choisi des personnalités n'ayant aucune prédisposition criminelle pour les placer dans des situations intenables, afin de démontrer ses théories psychologiques... En 32, Charles Guibert est devenu directeur de la clinique psychiatrique Les Pervenches, je remarque ses lunettes ovales cerclées d'acier, plutôt rares alors et semblables à celles de Carl Gustav dans ces années-là (elles se sont arrondies ensuite, à cause du mandala peut-être), et il siège dans une TOUR  dominant les bâtiments de la clinique, ce qui rappelle la tour de Jung à Bollingen. Ceci dit, à part le goût pour le tabac, Guibert ne ressemble pas à Jung ("jeune"), et paraît plus vieux, mais je ne vois pas pourquoi Giroud aurait identifié ce médecin criminel à Jung, alors il s'agit soit d'allusions subtiles à la quaternité qui aurait pu inspirer le scénario, soit de coïncidences (ou plutôt de synchronicités).

Et puis (toujours spoiler !) La chute est à double ou triple détente. Les 3 membres du Quintett qui ont mené l'enquête ensemble tuent Guibert, lui faisant faire une belle CHUTE de son bureau au 3e étage de la tour... Un mois plus tard, ils reçoivent une lettre posthume du docteur, qui leur apprend que l'enquête qu'ils ont menée était encore une manipulation de sa part, destinée à parachever sa démonstration, car parmi les sujets choisis eux 3 n'avaient pas commis le crime pour lequel ils avaient été programmés, aussi le docteur (condamné par un cancer) a-t-il exacerbé leur haine pour leur faire enfin accomplir ensemble le geste ultime, constituant le chapitre ultime du livre de Guibert, Cet assassin qui est en vous, qui paraît ce même jour...

 

J'ai tenu à mettre en ligne le billet sur Sinoué-Halter-Jung le 13/09, parce que ma découverte sur Jung datait du 8/09, or Sinoué donne dans ses Silences de Dieu l'énigme du "jumeau 0.809" dont la solution est le nombre d'or, car 0.809 x 2 = 1.618 (et 1.309 serait pareillement la moitié du carré du nombre d'or, 1.618).

Ce 13/09 était un samedi, le jour où le site de l'Obs met en ligne la grille de mots croisés de la semaine. Après m'être un peu fatigué des Robert Scipion, j'ai apprécié l'arrivée d'un esprit nouveau avec Jacques Drillon, dont l'une des premières grilles donnait la potence (le I horizontal et le 1 vertical) X et Y (les abscisses et ordonnées du repère cartésien, les solutions étant Polytechnique et Patte d'oie). Pour ce problème n° 780 (ça ferait 15 ans déjà ?), la potence est

I. C’est une action qui monte de plus en plus, et qui est censée rapporter davantage.

1. Un médecin venu de Grèce.

J'ai aussitôt vu "travailler" en horizontal, et songé un instant à "Télesphore" en vertical, mais c'est "thérapeute", faisant néanmoins écho à mon Théra-pi, allusion à la rondeur antique de Théra-Strongylé. 

 

Il se trouve que mon intérêt pour le nombre d'or a été déclenché par deux faits, l'un étant lié à Théra. En 2000 j'ai découvert Le cachet de la poste, de Jean-Pierre Le Goff devenu ensuite un ami. Parmi les thèmes fouillés par ce génial manipulateur des nombres, il y a les 52 et 36 touches blanches et noires du piano, ce qui lui a valu de recevoir d'un de ses correspondants 3 feuillets issus d'une brochure non identifiée, évoquant une mesure médiévale nommée coudée royale, mesurant 52,36 cm, ou plus précisément 233 lignes ou grains d'orge, l'étalon des initiés d'alors... L'un des autres thèmes de Le Goff étant la perle, qui l'a mené à l'orge perlée, il pense à la coudée royale au cours d'un séjour à Théra, où le plan touristique de l'île traduit pharos par "orge perlée"...

Le Goff m'a passé ces documents, dont j'ai pu retracer la provenance, le Cahier n° 4 de Boscodon, une navrante fumisterie. Si ces feuillets lui ont permis de resserrer les liens entre perle et piano, ils me permettent aussi divers rebondissements:

- une amie m'a rappelé à propos de Cotignac que le cotignac est une confiserie ronde, pâte de coing contenue dans une petite boîte de bois, un mandala pour les gourmets...

- une recherche m'a appris qu'il s'agissait d'une invention d'un pâtissier originaire de Cotignac, nom dérivé du provençal codon, "coing"; ça ressemble à Boscodon, "bois de cognassiers" ?

 

Paul Misraki

Je ne me rappelle plus si j'avais remarqué lors de ma lecture de Ma Vie si le 4 avril 1944 de Jung pouvait se lire 4/4/44. Cette date m'est devenue récemment significative à la suite de la lecture d'un livre de Paul Misraki, retrouvé par hasard dans mes affaires. Il me semblait me souvenir que cela avait fait coïncidence, mais j'ai dû explorer mes archives pour exhumer ce message du 4/4/4 (à 14:18) à mon ami dp, dont le mari est natif du 4/4/50 (le jour où débute le roman quaternaire de Queen cité plus haut):

Tout à l'heure j'avise un livre dont je sais pas trop comment il est arrivé là, Les raisons de l'irrationnel de Paul Misraki. En feuilletant je vois une anecdote que je connaissais, mais plus dans le détail, et que je vérifie dans Ma Vie.
Au début 44, à 68 ans, Jung a fait un infarctus et a failli y rester. Il a fait un genre de NDE et s'est retrouvé planant dans l'espace et regardant la terre, pas déçu de l'abandonner.
Mais il rencontre son médecin dans sa forme première de "Basileus de Cos" (roi de Cos où naquit Hippocrate) qui lui transmet que la terre déplore son départ, et qu'il doit y retourner.
Alors commence une lente guérison, au cours de laquelle Jung s'inquiète du fait qu'il a rencontré la forme première de son médecin, ce qui signifierait qu'il est sur le point de mourir. Il essaie de l'avertir, mais le toubib ne comprend pas.
Il imagine que c'est une sorte d'échange, et que le docteur doit mourir à sa place.
"Et en effet je fus son dernier malade. Le 4 avril 1944 - je sais encore exactement la date - je fus autorisé pour la première fois à m'asseoir sur le bord de mon lit et ce même jour, il se coucha pour ne plus se relever. Peu après, il mourut de septicémie."
Ca lui apprendra à être sceptique (commentaire RS).

La dernière fois où j'ai lu cet épisode, j'étais hors d'état de songer que ce 4/4/44 était le mardi de la semaine sainte qu'Ellery Queen passe à Quenan, où il revit une passion où le Teacher meurt pour laisser la place à un remplaçant qu'on pense un temps être Ellery Queen lui-même, appelé El Roï (le roi au lieu de la Reine), mais Manuel Aquina débarque en parachute...
Le TEACHER RACHETE nos péchés.
Alors qu'on vient de parler du prochain Marathon de Caen (quand ? le 17 juin), qui célèbrera le 60e anniversaire du débarquement, je m'aperçois que ce 04/04/04 est le 60e anniversaire du 4/4/44.

Comme je ne l'ai pas clairement dit plus haut, la Semaine sainte de 1944 couvrait les mêmes dates que celle de 1950. En 2004 le 4/4 était le dimanche des Rameaux.

Je suppose que si j'avais eu en tête ce jour que Jung était mort un 6 juin, j'en aurais parlé dans le message.

M'étonnant de cette course qui selon mon message tombait un jeudi, j'ai vérifié ici que ce Marathon de la Liberté s'est couru le dimanche 13 juin 04 (qui était la Fête-Dieu !). Il s'agissait de la 17e édition de la course. Le "on vient de parler" signifie probablement qu'il s'agissait de la radio.

PAUL MISRAKI = 50 80 est un nom doré, même si on utilise son nom de naissance, MISRACHI ("Egyptien").

La somme 130 correspond à la valeur du mot QUATERNITE.

Du 4/4/4 au 4/4/8 il y a 1461 jours.

Du 4/4/8 au 8/9/8 de ma découverte il y a 157 jours.

1461+157 = 1618 ! Le nombre d'or ! alors que je déplorais que ma découverte n'ait pas eu lieu un jour plus immédiatement significatif, comme le 8/8/8.

 

En fait le 8/9 n'est pas une date si quelconque, j'avais oublié que la Nativité d'Alfred Jarry du calendrier pataphysique parodie la Nativité de Notre-Dame. La Vierge était pour Jung l'élément ajouté à la Trinité dogmatique pour obtenir une quaternité.

Santa Ana m'avait joué un tour le 15 août 82, où, inconscient qu'il s'agissait de l'Assomption, j'avais été visiter Meryem Ana, la Maison de la Vierge, à côté des ruines d'Ephèse : je suis tombé sur une affluence énorme, avec une messe et tout le toutim...

Un ou deux jours plus tôt, le 13 ou le 14 donc, j'avais rencontré un turc typique, colosse chauve et moustachu. Nous avions tenté de communiquer, il m'avait montré ses papiers, où figuraient les mots ata et ana suivis d'indications obscures... Me fiant au Meryem Ana que j'interprétais comme "Maison de Marie", je lui ai dit que mon Ata était la France et mon Ana Toulouse, ce qui l'a fâché. Il fallait comprendre "père" et "mère".

Cette maison "Marie Mère" a une curieuse histoire. Catherine Emmerich l'aurait si bien décrite dans ses visions qu'il n'aurait pas été difficile de l'identifier... Je vois ici que la vision essentielle date du 13 août 1822, le 8/13...

 

En cherchant le titre anglais du roman de Morris West qui a constitué mon premier éclair du 8/9, A world made of glass, j'apprends qu'il est mort le 9/10/99 (ou 10/9/99 à l'anglaise), un mois après Ruth Roman.

 

à suivre...