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Vargas-Aubert-Thilliez :
à Dieu VAT
(avis, ce texte
s’adresse aux lecteurs familiers de mes recherches)
Samedi 2 août 08 : je m’étais
éveillé avec ces réminiscences d’un rêve :
Je suis perdu à Manosque.
Je crois un instant retrouver la rue où je m'étais garé, et suis
heureux de voir que c'est la rue Georges Simenon, mais c'est pas du tout ça. Je
trouve un plan, très bizarre car il indique des trucs en 3d, sur plusieurs
niveaux...
Effectivement, je lève les yeux, et il y a tout un réseau aérien
au-dessus de la ville, avec des voies si hautes qu'elles se perdent dans les
nuages. Je vois passer un train (assez futuriste). Je me rappelle avoir
emprunté une de ces routes aériennes.
Ce samedi matin j’étais ensuite
allé à Digne, où c’est jour de marché. J’y avais acheté à un bouquiniste Les
Silences de Dieu, de Gilbert Sinoué, lu le soir d’un trait, jusqu’à 2
heures du matin. Je donne ici l’essentiel de ce que
j’y ai vu, dont je résume les points essentiels pour ce qui va suivre :
– Fusion ou confusion entre les sefirot
Kether et Gevoura, or j’étais alors en train d’essayer de démêler le
réseau de coïncidences autour de la présence des nombres 620 et 216, valeurs
des noms hébreux de ces sefirot, dans deux films d’Aronofsky. Ceci
devenait si complexe à gérer que mon travail est resté en plan.
– Dans ce roman où le nombre d’or
et la gématrie sont explicitement présents apparaissent des relations dorées
gématriques sur les noms des principaux personnages, non intentionnelles me
semble-t-il. La plus marquante est celle entre le nom de l’auteur, SINOUE = 83,
et le nom de son héroïne, auteur(e) elle aussi, GRAY = 51.
Je consacre de nombreuses pages à
ce couple 51-83, particulièrement lié à Simenon. Ceci m’avait notamment conduit
à regarder où tombait le km 83 de l’autoroute A51 de Marseille à Grenoble, non
loin de Manosque, en face d’un petit village nommé Villeneuve. Les actualités
nationales du 3 août évoquaient Manosque, où un truand local avait été abattu
dans la nuit précédente, Christian Oraison qui habitait Volx, à 2 km de
Villeneuve. Je m’étais alors rappelé une jolie balade à vélo par la sinueuse
petite route D216 de Forcalquier à Villeneuve. De récentes coïncidences étant
alors liées à Arnaud de Villeneuve, j’avais regardé le code postal de
Villeneuve, 04180, or 418 est la moyenne entre 216 et 620. Puis je m’étais
avisé que ce 3 août était le 216e jour de l’année 2008.
J’aurais bien aimé refaire cette
balade, mais étais alors handicapé par une tendinite. Par ailleurs je ne suis
plus aussi vaillant que jadis, et Forcalquier est désormais hors de ma portée
pour une balade strictement à vélo, et je répugne à utiliser la voiture
polluante sans motivation profonde.
Une motivation acceptable est
venue le lundi 16 février 09. Devant me rendre à La Brillanne dans la semaine,
point de départ idéal pour la boucle RN100-Forcalquier-D216, j’ai choisi ce
lundi jour de marché à Forcalquier, l’un des plus importants de la région.
Sans rapport, je venais de
reprendre deux jours plus tôt mon billet sur The
Fountain d’Aronofsky, motivé par de récentes découvertes sur un autre
aspect du nombre 620, qui m’avait conduit, à partir des mots Babel et de son
codage Sesak en hébreu, aux mots russes Vavel (Babel) et lvev
(« lion »). Une recherche sur le lion indo-européen m’a mené au mot sisak,
puis à la ville croate de Sisak, qui se distingue par un curieux château
triangulaire, qui m’a aussitôt évoqué Wewelsburg, « château de
Wewel », le lieu dont Himmler comptait faire le pôle central du monde
après la victoire nazie… J’ai superposé deux images GoogleEarth des édifices, à
même échelle et avec une légère rotation de Wewelsburg :

Voir mes billets L’étoile de
Babel et The
Fountain pour les détails.
Mais me voici ce 16 février à La Brillanne, où je gare la voiture et prends
le vélo pour Forcalquier. C’est un peu moins la cohue qu’en été pour le marché,
mais tout de même très animé. Je fais le tour des bouquinistes et achète trois
livres.
Puis retour par la D216, toujours
agréable, mais rien de plus à signaler pour la journée, sinon que je me suis
aperçu le soir qu’on pouvait l’écrire, à l’anglaise, 2/16.
J’ai commencé par lire Un lieu
incertain, le dernier Vargas, qui tardait à être disponible à ma
médiathèque. J’avais une certaine hâte de le lire depuis les curiosités
relevées dans son précédent
roman, et je ne suis pas déçu, mais je vais m’en tenir à ce qui fait écho à
mes recherches du moment.
Un indice essentiel est un mot écrit en cyrillique, kislova, d’abord
pris pour un petit code entre amoureux (kiss love). Il s’avère ensuite
que c’est une des appellations de Kiseljevo, village serbe à l'origine du
vampirisme. Comme par hasard, un oncle de Danglard, fidèle adjoint du flic de
Vargas, est originaire de ce village, Slavko Moldovan.
Je remarque aussitôt que les lettres SLAVKO sont toutes contenues dans
KISLOVA. En hébreu ne notant que les consonnes, on aurait SLVK et KSLV, permutation
circulaire de SLVK, ces consonnes étant précisément celles du jeu VVL-SSK qui
me fascine depuis 15 jours.
Note du 2
mars : et « vampire » se dirait VLKoSLaK en SloVaK, mais je
viens de consacrer ce billet
blog aux vampires de Vargas, avec de multiples autres curiosités.
Je n’imagine pas Fred Vargas connaître ce jeu, mais je remarque une autre
permutation circulaire plus probablement intentionnelle. Un des personnages est
célèbre pour ses 138 combats de rue, maintes fois mentionnés, et Adamsberg
utilise l’indicatif international (00) 381 (qui est bien celui de la
Yougoslavie, mais cette précision était-elle indispensable ?) La dernière
permutation circulaire des chiffres 1-3-8 serait 813, nom d’une association
dont Fred Vargas est membre (et le lecteur du roman « 813 », à
l’origine du nom de l’association, y découvrira que toute permutation des
chiffres 1-3-8 serait aussi utilisable que 813).
Il y a un écho plus immédiat avec The Fountain, qui s’achève sur la
renaissance d’un arbre bien malade, symbolisant une personne. Un lieu
incertain conte la folle entreprise d’un homme qui s’est voué à
l’anéantissement de tous les descendants du vampire de Kislova, qui l’a menée à
son terme, et qui arrêté par Adamsberg lui demande d’aller voir si le chêne
symbolisant la vie du vampire est mort, comme son délire le prévoyait… Le roman
s’achève sur un clin d’œil ironique : il semble bien que cet arbre soit
mort, en tout cas c’est ce que transmet Adamsberg au criminel.
Mardi 17 au soir je suis passé au roman de Brigitte Aubert, dont je suis
les parutions aussi à cause de coïncidences, abordées notamment ici. Il y a
certains de ses romans que je n’aime pas du tout, mais je lui reconnais au
moins le mérite de risquer des audaces littéraires.
Ce roman est La morsure des ténèbres (1999), qui fait plus ou moins
suite à Ténèbres sur Jacksonville (1994), que je ne pense pas avoir lu,
et il s’agit d’histoires de morts-vivants qui ne m’inspirent pas du tout a
priori (malgré un rapport certain avec les supposés vampires de Vargas).
Mais voici qu’elle a eu l’idée de faire intervenir Dieu et Diable, le
premier incarné en un improbable noir aux yeux bleus et aux cheveux roux,
Kether Brown. Il est explicitement remarqué que « Kether est un des états
de conscience décrits par la Kabbale. », sans plus.
Quant au Diable, c’est Versus, qui n’apparaît pas directement, enfin je ne
crois pas parce que j’ai eu beaucoup de mal à adhérer au récit que j’ai survolé
assez rapidement.
De frappants parallèles apparaissent avec Les Silences de Dieu de
Sinoué, paru 4 ans plus tard, bien que les romans soient très différents. Ces
parallèles s’expliquent en partie par la communauté d’intention, mais il y a
des détails très précis, si précis d’ailleurs qu’un « pompage » est
inimaginable :
– Kether découvre l’amour charnel avec une créature humaine, Ruth Mirales,
comme Morcar tombe amoureux de Kathleen chez Sinoué. Ces passions surviennent à
point nommé, alors que Dieu dans la déprime était sur le point d’abandonner
l’éternel combat avec son jumeau maléfique ; chez Aubert Kether passe même
par la « mort clinique » avant d’être ressuscité par Ruth…
– On sait à peu près d’emblée que Kether est Dieu, tandis que Morcar ne
révèle sa nature qu’à la fin du roman de Sinoué, les contacts avec l’autre
monde ayant été jusque là établis avec les anges, peu au fait des mystères
divins. Les anges et saints apparaissent sur le tard chez Aubert, Michel,
Gabriel, Rita, Madeleine, et semblent des auxiliaires fidèles de Dieu.
– Il est beaucoup question d’ordinateur et de jeux dans les deux romans.
Hors ses étreintes avec Kathleen, Morcar passe son temps à l’ordi,
essentiellement pour jouer aux échecs. Par ailleurs, l’ordi sert aux humains à
communiquer avec l’autre monde, à partir du site Casino On Line…
La première apparition de Kether est précisément à Las Vegas ! Et il
semble que c’est lui qui est à l’origine d’un message sur l’ordi du jeune
Laurel, principal personnage d’Aubert. Son paradis est richement pourvu en
consoles informatiques.
– Enfin il y a ceci. Kathleen calcule grâce à un logiciel de numérologie la
valeur du nom MORCAR selon les rangs des lettres de l’alphabet, et obtient 68 qu’elle
réduit à 14 puis 5.
De même Laurel a entré dans son fichier Numérologie « la
quasi-totalité des événements récents », et 4 exemples nous en sont
donnés, sans le détail des opérations :
VERSUS donnerait 19 se réduisant à 1 (il y a probablement une erreur ici,
alors que les autres résultats correspondent bien au mode opératoire décrit)
LAS VEGAS correspond à 5, JACKSONVILLE à 7, et enfin
KETHER = 4 (effectivement
KETHER = 67 > 13 > 4) .
Laurel remarque que
Kether + Versus = Las Vegas avant de décréter que ça ne donne rien de
concret et se préparer à éteindre l’ordi. C’est à ce moment, dans la suite 26
de l’hôtel-casino Circus Circus à Las Vegas, qu’un message s’affiche sur
l’écran, 16-1-19-15-21-22-19-9-18, qu’il décode PAS OUV…, tandis qu’on tape à
la porte…
Je reviendrai en annexe à ce passage sur lequel je me suis attardé.
J’ai en revanche eu tant de mal avec la suite que j’ai parcouru le reste du
livre en diagonale et me suis attaqué à L’anneau de Moebius, de Franck
Thilliez (2008).
Je n’avais rien lu de l’auteur, sachant plus ou moins qu’il était
spécialisé dans le Serial Killer, genre dont je suis assez dégoûté, à cause des
surenchères dans l’horreur auxquelles semblent se sentir obligés les auteurs.
Cependant le titre m’attirait, et la 4e de couverture débutait par
deux mots très motivants :
Lamorlaye, Oise.
Je reviendrai en annexe sur la formidable coïncidence entre deux romans
passant par Lamorlaye. Pour l’heure je lis avec un certain intérêt, appréciant
le style efficace de l’auteur, et arrive à la page 62 où il est question d’un
billet de loto oublié sur le comptoir d’un buraliste, et qui s’est trouvé être
gagnant du tirage 4-5-19-20-9-14. « Un signe du destin », déclare à
la radio celui qui a récupéré le billet…
…et moi je décode sans effort D-E-S-T-I-N dans ces 6 rangs de lettres, en
m’émerveillant que le buraliste se trouve à Méry, anagramme de mon prénom.
Il s’agit d’un rêve prémonitoire, fait par l’un des deux principaux
personnages du roman, Stéphane Kismet, qui habite Lamorlaye. J’ai un
dictionnaire turc, où je découvre que Kismet signifie « destin ».
Quant à Stéphane, ça vient du grec stephanos,
« couronne », kether en hébreu…
Stéphane Kismet (SK comme Serial Killer, mais aussi comme Stephen King,
très apprécié de Thilliez) est victime d’un tragique destin, non seulement il
voit les catastrophes, mais il en est en quelque sorte l’agent : c’est en
tentant d’empêcher les accidents dont ses prémonitions l’ont averti qu’il les
provoque. Il a par exemple tiré le signal d’alarme dans un train qu’il voyait
dérailler quelques instants plus tard, et c’est le freinage brutal qui provoque
le déraillement…
Les visions de SK ont pris un autre tour en mai 2007, où débute le roman.
Il fait des rêves prémonitoires extrêmement précis, dont il arrive à déterminer
l’avance exacte par rapport au temps présent, 6 jours et 20 heures.
6-20… Alors que mes préoccupations récentes tournaient autour des valeurs
620 et 216 de Kether et Gevoura, et que j’ai trouvé ce livre le
2/16 (à l’anglaise), avec le livre lu immédiatement avant dont un
« personnage » se prénomme Kether et où il est explicitement question
du codage ordinal de l’alphabet…
Le décalage de 6 jours et 20 heures est plutôt bizarre, et je finis par lui
trouver une explication un peu plus rationnelle qu’une prescience de Franck
Thilliez, qui, à l’instar de son Stéphane, aurait su que j’allais lire son
livre dans des circonstances très « ketheriennes » et s’y serait
directement adressé à moi. 6 et 20 peuvent tout simplement correspondre à une
signature, les rangs de ses initiales F.T.
Et pourtant, la couronne est bien présente dans la structure du roman, dont
chacun des chapitres est accompagné d’un schéma temporel, le localisant d’abord
sur le cercle de la première semaine du récit, pour les 58 premiers chapitres,
puis un cercle extérieur apparaît pour la seconde semaine et les 21 derniers
chapitres, où les jours ont subi un léger décalage, car nous ne sommes pas une
semaine plus tard mais 6 jours et 20 heures.
Ceci équivaut à une rotation d’environ 9° du second cercle, ce qui est très
proche de la rotation opérée plus haut sur le château de Wewel.
Voici le schéma introduisant le dernier chapitre :

L’espace entre deux cercles concentriques se nomme en géométrie une
couronne. Les indications à l’intérieur de cette couronne correspondent aux
« rêves » de Stéphane (stephanos = « couronne »…),
aux instants des rêves proprement dits et aux événements effectifs 6 jours et
20 heures plus tard.
On pourrait parler de « couronne de Moebius », puisque les deux
cercles n’en sont en réalité qu’un seul, et je trouve que Thilliez s’est plutôt
bien tiré de l’audacieuse entreprise d’un roman Moebius, ce qui avait été le
dernier projet littéraire de Dashiell Hammett, esquissé dans Tulip,
roman inachevé pour cause de décès.
Annexes : syncrownicité
et kethernité
Je n’ai pas développé le passage numérologique chez Brigitte Aubert, ce que
je n’ai d’ailleurs fait qu’après avoir lu le Thilliez, pour tenter de faire
partager ma sidération d’avoir trouvé aussitôt après une analyse numérique du
prénom Kether un Stéphane incapable de résoudre la séquence 4-5-19-20-9-14
correspondant à DESTIN, soit la traduction de son propre nom kismet,
tandis que stephanos est la traduction grecque de kether…
Je reviens donc au message qui s’est affiché sur l’ordi de Laurel, soit,
dans l’édition originale de La morsure des ténèbres,
16-1-1915-21-22-19-9-18
Je suppose qu’il manque un tiret entre 19 et 15, mais ce n’est pas le plus
important.
Laurel décode en comptant sur ses doigts 16=P, 1=A, 19=S, PAS
puis 15=O, 21=U, 22=V, OUV…, et ça lui suffit pour crier
« Buddy ! N’ouvrez pas ! », trop tard d’ailleurs, mais s’il
avait achevé son décodage il aurait trouvé PAS OUVSIR, et non PAS OUVRIR.
Peut-être est-ce une erreur, mais une erreur qui a une étrange résonance,
car il ne me semble pas interdit de supposer que c’est Dieu qui a envoyé le
message, soit Kether Brown. Peut-être est-ce explicite quelque part, mais je
n’ai pas le courage d’en chercher confirmation.
Quoi qu’il en soit, il est plus que probable que Brigitte Aubert
connaissait la signification de kether, « couronne », crown
en anglais, et que c’est la proximité entre crown et brown
(raccourci pour brownskin man) qui lui a inspiré de montrer Dieu incarné
en « homme de couleur »
Or si Laurel a calculé la valeur de Kether seul, le nom complet
donnerait :
KETHER BROWN = 67+72 = 139 = PAS OUVRIR
tandis que le jeu caché donnerait :
KETHER CROWN = 67+73 = 140 = PAS OUVSIR
On peut encore souligner que la lettre litigieuse est dans chaque
expression de 3 syllabes la première de la 3e syllabe.
Au-delà de toute erreur ou intention de l’auteur, ces petits calculs m’ont
révélé un jeu babélien se suffisant à lui-même. J’indiquais dans mon étude sur Les
Silences de Dieu que Sinoué y avait sans nul doute calqué sa répartition
des 10 anges en 3 supérieurs et 7 inférieurs sur celle des sefirot, où
la triade de tête est
La Couronne, Kether = 620
dans l’alphabet numéral hébreu ;
La Sagesse, Hokhma = 73 idem (= crown dans notre
alphabet);
L’Intelligence, Bina = 67
idem (= kether dans notre alphabet).
Le schéma classique des sefirot les montre organisées en 4
« mondes » : ces sefirot 1-2-3 forment un triangle pointe
en haut, les 2 triades suivantes forment deux triangles pointe en bas, et la 10e
sefira, Malkhouth ou Shekhina, est à part,
sous la pointe du dernier triangle. Je remarque la possibilité d’analogie avec
mes triangles Wewel-Babel et Sisak-Sheshakh.

Si d’autres translittérations que kether sont possibles (j’utilise
plutôt keter), kether était jadis la forme la plus courante,
celle en tout cas employée par Aubert (ci-dessus un arbre séfirotique trouvé
sur le net, où Din est un autre nom de Gevoura).
A la fin de son roman apparaît un autre jeu sur l’initiale d’un mot. Après
un petit séjour au paradis, où à ce qui en tient lieu, Dieu-Kether renvoie les
héros sur terre, à l’exclusion de Ruth qui a choisi de rester avec lui. Il les
amène à Paradise Mountain, « où une main farceuse avait remplacé le M. de
Mountain par un F. », en faisant donc Paradise Fountain…
Je rappelle que c’est pendant l’écriture de mon billet sur The Fountain que
le 4-5-19-20-9-14 a placé ces livres sur ma route.
A propos de cette séquence de nombres, Thilliez montre Stéphane l’entrer
dans un moteur de recherche, sans résultat. Ce n’aurait peut-être pas été le
cas dans le monde réel, en tout cas ce 23 février on obtient 8 réponses, toutes
concernant les solutions du jeu RoomZ
Pour ce qui m’intéresse, une des clés de la chambre 26 de ce jeu fait intervenir
la séquence 4-5-19-20-9-14-25 (correspondant à destiny), et je remarque
qu’une autre clé de ce niveau 26 fait intervenir les 4 cavaliers de
l’Apocalypse, et leurs attributs dans le texte biblique, celui du premier
cavalier étant une couronne (Ap 6,2), crown en
anglais (and
a crown was given unto him), stephanos en grec (καί
δίδωμι αὐτός
στέφανος).
Je remarquais dans mon billet sur The
Fountain la récurrence des chiffres 0-2-6, 26 valeur du Tétragramme,
620 de Kether, 2006 sortie du film, et voici que c’est
dans la chambre 26 qu’on trouve une couronne venue de Ap 6,2,
que le tirage de loto 4-5-19-20-9-14 apparaît page 62 de L’anneau de
Moebius, que c’est dans la suite 26 de l’hôtel de Vegas que Laurel
se livre à des calculs numérologiques sur Kether…
La version en ligne de RoomZ est
peut-être différente de celle avec les clés DESTINY-CROWN dans la chambre 26,
données en 2006, car elle indique Project finished 26 dec 2007.
Le 26 décembre est la Saint Stéphane…
Et Stéphane habite Lamorlaye, code postal 60260.
Je rappelle la coïncidence
principale entre les romans Serial Eater (2004) et Les orphelins
du mal (2007), dans lesquels on passe par l’ex-Lebensborn de
Lamorlaye. Le Lebensborn, « Fontaine de vie », était un
programme secret de Himmler destiné à assurer la pérennité de la race aryenne,
et l’un de ses centres était à Lamorlaye.
Dans le premier roman, un homme de la seconde génération Lebensborn
tue 4 femmes en 2001-2 dont il dépose des jambes et mains dans des églises,
artistement disposées pour former les premières lettres d’un message en hébreu.
Dans le second, dont l’auteur affirme n’avoir pas connu le
premier, 4 hommes se suicident le 23 mai 1995, 50e anniversaire du suicide de
Himmler, dans 4 hauts lieux du nazisme. Ils portent des tatouages du Lebensborn,
et il leur manque à chacun la main droite, amputée récemment... Un homme reçoit
10 ans plus tard les 4 mains, et son enquête lui apprendra qu’il est le produit
le plus élaboré du Lebensborn, le rejeton cloné d’Hitler et d’une Juive.
Le nom de sa mère était Sosinka, dans lequel je découvre maintenant les
lettres SSK, codage de BaBeL, ou du WeWeL de Himmler. Le tueur de Serial
Eater échoue à perpétrer son 5e sacrifice, à Lamorlaye, celui de
la juge Béatrice-Belle, aussi nommée BéBeLLe…
Question membres coupés, il y en a dans L’anneau de Moebius, dont
les pervers sont excités par les tares physiques, également dans La morsure
des ténèbres, parmi toute la panoplie des effets gore, mais surtout dans Un
lieu incertain, débutant par le mystère de la découverte de 17 pieds
coupés.
Il y a tant d’échos qu’il faudra
que je relise les romans Lebensborn à la lumière des dernières
découvertes.
Je reviens à L’anneau de
Moebius, qui contient plusieurs éléments numériques qui me sont intimement
évocateurs. Ainsi Stéphane est informé par celui qu’il appelle Stéfur, son
double du futur, d’un problème concernant les nombres 46 et 47, que cette fois
il parvient à élucider.
Céline, femme du flic devenu son
ami, Victor Marchal, est enceinte, et doit passer une amniocentèse pour
déterminer si le fœtus n’est pas atteint de trisomie (un chromosome
supplémentaire, 47 au lieu des 46 du patrimoine humain standard). Or l’examen
va mal se dérouler et causer la mort du fœtus et l’hystérectomie de Céline. Il
tente de la prévenir, d’abord en vain…
Or la veille du 2/16, où j’ai trouvé L’anneau de Moebius,
était le 15 février, 46e jour de l’année, et j’ai souhaité ce jour
son anniversaire à un ami qui partage mon intérêt pour le nombre d’or chez
GEORGES PEREC (valeurs des nom/prénom 76/47, en très bon rapport d’or). Je lui
signalais que le soir, ou plutôt le lendemain 47e jour (47 =
PEREC !) passait à 0h 20 l’adaptation à l’écran par Carné de La Marie
du port, le titre de Simenon qui est à l’origine de ma découverte du
partage doré de la série ESARTINULO (AEIOU=51, LNRST=83) présente dans chacun
des 1936 vers de 11 lettres d’Alphabets de Perec.
Quelques mois après La Marie
du port, Simenon a écrit en 1938 Les sœurs Lacroix, premier polar à
ma connaissance où il est explicitement question du nombre d’or.
Je rappelle mon rêve du 2 août
2008 d’une rue Georges Simenon (=165=Stéphane Kismet) avant de découvrir Les
Silences de Dieu, où Sinoué est sans doute aussi le premier à proposer dans
un polar une énigme dont la solution est le nombre d’or. Mes recherches sur la
série ESARTINULO m’avaient amené en 2005 à écrire un sonnet intitulé L’art
si noué (LART=51, SINOUE=83) sans penser à cet auteur dont je n’avais rien
lu.
J’ai donc été au rendez-vous à
0h20 sur FR3, mais la vue du film ne m’a amené aucun déclic immédiat. Quelques
heures plus tard, ce 47e jour de 2009, j’étais en route (dans ma 206)
vers La Brillanne, dont j’apprends que le code postal est 04700.
A propos du découpage doré du
nombre 134 en 51-83, il avait déjà été envisagé par un universitaire pour les
134 vers de la Scène de Mallarmé, or j’ai pensé illico à Mallarmé, dont
une grande amie était Méry Laurent, en découvrant un Stéphane tenter d’abolir
le hasard à Méry, en jouant la combinaison de loto qu’il a vue gagnante en
rêve…
L’anneau de Moebius s’achève sur un épilogue, 14 mois après les événement de
mai 07. Stéphane, y laissant sa vie, a réussi à détourner le cours du destin ;
le bébé de Victor et Céline est né, et la famille se rend à Roissy le 9 juillet
08 pour embarquer vers le Vietnam. Vic conserve de vagues souvenirs d’un
cauchemar la nuit précédente, où il a vu le nombre 888 incrusté dans le sol au
moment où une gigantesque bourrasque de flammes venait carboniser sa femme et
lui.
Il remarque un homme arrivant à
la file d’embarquement, portant un tee-shirt avec une pub pour le site de poker
www.888.com. Il quitte la file avec femme et
poussette et a juste le temps de les mettre à l’abri lorsque la terre tremble
et que retentit une colossale déflagration…
Vic comprend alors qu’il a le
même don que Stéphane, ou la même malédiction.
Et moi alors ? Mon second billet
blog était consacré à la découverte du site goldennumber, dont le webmestre était GARY-MEISNER = 51-83. Comme c’était un
catho, je faisais le parallèle avec la valeur de Iêsous-Christos en grec,
888-1480, et juste au moment où j’y venais en écrivant le billet, le 17 avril
07, il y eut un plantage d’Internet Explorer. J’ai relancé le navigateur, qui a
alors affiché, sans que j’aie jamais compris comment, la page www.888.fr.
Je relatais ceci sur le billet,
mais pas ce qui suivit 83 jours plus tard, dont j’ai conservé néanmoins les
« preuves », si des mèls peuvent être considérés comme des preuves.
Le 9 juillet 07 (un an donc avant
le 9 juillet 08 de Thilliez), j’avais le matin un mèl de Gary Meisner, auquel
j’avais communiqué la coïncidence sur son nom, qui en était enchanté, et qui
l’avait ajoutée à son site.
Le même matin, à 9:24, une amie
me parlait du livre Hurrah 888 ou la révolution des cosaques
d'Ernest Coeurderoy. Il s’est avéré ensuite qu’il s’agissait de Hurrah !!!,
l’amie ayant un Mac où c’est la même touche qui commande ! et 8.
Je me suis alors déclaré peu
certain de demeurer sceptique s’il survenait une nouvelle coïncidence 888 51
jours plus tard (le 29 août). Ce n’a pas été le cas, mais j’ai tout de même
repensé à ça le 3 août 08 où j’ai achevé Les Silences de Dieu, dont
Jésus est un personnage, bien qu’il n’y puisse résoudre l’énigme du nombre
d’or…
J’habite Mézel, petit village
provençal dont le nom signifie « hauteur » en occitan. Nous n’avons
pas choisi ce village pour son nom, dont nous ignorions d’ailleurs qu’il est
une forme de l’hébreu mazal (ou mazel, ou mezel), dont le
sens premier est « constellation », et dont le sens figuré est
« chance », « destin ». Nous ne l’avons su qu’en tombant à
Paris sur le bar-restau juif Le Mézel, où
nous avons mangé des falafels.
Mazal est aussi un nom donné à la sefira Kether,
notamment par le kabbaliste Joseph Gikatilla.
J’ai essayé d’oublier de
multiples échos avec mes autres recherches, mais je crois devoir au moins
rappeler mon calcul de la distance entre les châteaux de Wewel et Sisak, 888 km
selon GoogleEarth.
rémi schulz, 24/2/9
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