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B come back

Elise Andrioli, ou la vraie vie de Sebastian Bachmann

à Vivian Darkbloom et Brigitte Aubert

Important : cette page constitue la suite logique de B come back qu'il est assez nécessaire de lire au préalable.

 

L'abondance des coïncidences tournant autour de ma signature à la librairie Epigramme m'a conduit à regarder de plus près le recueil de nouvelles de Nabokov, provenant de cette librairie du 4e arrondissement et échoué pour quelque obscure raison à la médiathèque de Digne.

Il contient 65 nouvelles, et j'ai tiqué devant le titre de la 13e, Bachmann (qu'on peut éventuellement considérer comme la 14e rubrique de la Table qui offre d'abord une Préface.) 

Dans cette nouvelle écrite en octobre 1924 à Berlin, Bachmann (son prénom n'est pas donné) est un pianiste de talent qui ne semble guère fréquentable sans son piano. Quelques œuvres de son répertoire sont mentionnées, sans précision de leurs compositeurs:

une Triple fugue ;

la Symphonie en ré mineur ;

plusieurs fugues complexes, la plus intéressante étant celle que l'on a surnommée la fugue dorée.

La mention de fugue est suffisante pour faire penser à Bach. La symphonie moderne est une forme orchestrale, mais le mot désignait auparavant de petites pièces pour soliste, et Bach en a notamment composé une pour clavecin en ré mineur (BWV 790). 

Ce qui m'épate est l'expression "fugue dorée". Le nombre d'or fait partie depuis 2002 de mes obsessions, essentiellement en tant que source privilégiée de coïncidences, et je trouve du nombre d'or chez Bach, dans ses fugues notamment. Il s'agit pour moi de coïncidences, mais plus d'une centaine d'études ont été publiées sur le nombre d'or chez Bach. Un livre entier est même consacré au sujet, et cette "fugue dorée" anticiperait de près de 40 ans les premiers travaux connus sur la question. Au-delà du principe, il y a l'expression elle-même, et Google interrogé sur cette requête ne livre qu'un seul résultat, une de mes pages écrite en janvier 03, où ma "fugue dorée" fait justement référence au premier article connu sur la question, en 1964.

 

J'ai essayé "golden fugue". 10 résultats seulement le 2 juin, la première page étant un tableau de ce titre composé selon le nombre d'or par un artiste nommé F.A. Alsbach ! En allemand, als Bach signifie "comme Bach", et j'avais donné d'emblée à cette étude son titre "B come back", faute de trouver mieux. Cet artiste qui signe FAAlsbach pourrait encore être un FAALSifiBACHeur... (falsch = "faux"; Verfälscher = "falsificateur")

fa als Bach ferait encore sens car fa est la quinte ou dominante de B, si bémol.

 

Mes propres découvertes ont particulièrement mis en avant l'une des rares triples fugues de Bach, la seule du Clavier bien tempéré, donc en principe la seule du répertoire normal des pianistes, la fugue 14 du second livre (BWV 883).

Mes allusions à Bach dans Sous les pans du bizarre touchaient mon personnage principal, Tom Lapnus, génie méconnu un brin dérangé qui tenait beaucoup de moi (sauf que mOi je Suis PaRfaiteMEnt sain d'esPrit...) Peu de choses, il était né par exemple le 2/1/38, et comme le 14 jouait un rôle dans mon affaire j'avais eu à cœur de répartir les 14 lettres significatives du dernier vers d'un poème de Lapnus selon 2-1-3-8. J'ai découvert ensuite comment la valeur numérique de ce poème, 883, ainsi que les lettres utilisées pour marquer cette répartition, fiss, pouvaient pointer vers cette fugue BWV 883 en tonalité fis.

Ce poème se nommait "l'ode Toi l'été", allusion à "l'eau de toilette" de Ted Lapidus, aussi j'ai réagi quand j'ai vu que la cause première du Face à face de C. Hogan était l'eau de toilette de Lobach, l'eau Bach...

Un autre inspirateur de Lapnus était Raymond Roussel, et j'avais composé le nom de sa femme, Irène Deferzenier, à partir de celui de la "compagne" de Roussel, Charlotte Fredez. Elle s'appelait Irène pour permettre l'anagramme d'Arsène Lupin Irène Lapnus. J'ai découvert ensuite que cette forme était un "nom doré", par ses valeurs 51-83, et qu'il en allait de même pour son modèle Charlotte Fredez = 102-64, ou deux fois 51-32.

Or la Charlotte Bright à laquelle est dédié Face à Face a ces mêmes valeurs 102-64.

Les détails tortueux de l'ode Toi l'été sont abordés ici, on y verra aussi comment une Anne-Charlotte y est associée.

 

Lorsque j'ai découvert la réelle couverture de la première édition de La mort des neiges, sur Amazon, j'ai été immédiatement frappé par deux choses:

- la date de parution donnée est le 19 mai 2000, or c'est le 19 mai que tombe la petite section d'or de l'année (139e jour sur 365 ou 140e sur 366);

- la couverture elle-même est un rectangle d'or aussi parfait que possible à cette échelle.

Il restait à savoir si cette reproduction correspondait bien à l'original. J'ai d'abord mesuré la première aventure d'Elise, dans la même collection, La mort des bois (1996), empruntée à la BM. Sa hauteur est de 225 mm, il est difficile d'être aussi précis pour la largeur sur cet exemplaire fatigué, de 139 à 140 mm. La section d'or de 225 est de très peu supérieure à 139. Les affabulations diverses qui circulent autour du nombre d'or peuvent expliquer pourquoi certains éditeurs peuvent choisir intentionnellement le format du rectangle d'or, prétendu d'une harmonie idéale.

Entre les deux aventures d'Elise Brigitte Aubert a publié un autre polar dans la même collection, Requiem Caraïbes (1997). La hauteur est toujours de 225 mm, mais la largeur est un peu moindre, de 136 à 137 mm. Voilà tout ce que je peux dire pour l'heure.

 

Ironie suprême, l'héroïne déglinguée de B. Aubert a un nom doré :

Elise Andrioli = 50 + 82 = 132

De plus en 5 et 8 lettres, nombres de Fibonacci.

La relation 50/82 se simplifie en 25/41. Sur la page précitée où j'évoquais une fugue dorée de Bach, je parlais aussi d'un projet de roman en 100 chapitres et 6 parties, comme La vie mode d'emploi de Perec, dont le nombre de chapitres aurait formé une série additive de type Fibonacci, ce qu'avait envisagé Perec pour un autre roman. La seule possibilité était 2-7-9-16-25-41.

 

Je n'étais pas au bout de mes surprises avec Route pour l'enfer. C. Holden y a imaginé la Golden Mean Society, regroupant des citoyens américains qui refusent la monnaie papier, et qui n'acceptent que l'or pour toute transaction importante. Golden mean désignait pour les philosophes la "voie d'or" aristotélicienne du juste milieu, mais l'expression équivaut souvent aujourd'hui à golden ratio, "proportion d'or" (par exemple sur la page de la golden fugue citée plus haut). De toute manière l'or est ici littéral, "nerf de la guerre", trésor de la secte destiné à acheter des armes pour la défendre contre ses ennemis.

L'or omniprésent dans les 3 fois 14 chapitres de ce roman m'avait fait penser lors de sa première lecture à la valeur 14 du mot hébreu pour "or", zahav (ce mot étant constitué des 3 lettres ZHB correspondant aux nombres 7-5-2 dans l'alphabet numéral hébreu).

Aujourd'hui où j'envisage de nouvelles pistes (Joe Curtis = Jésus-Christ, nombre d'or, BACH), je me souviens qu'en latin IESVS CHRISTVS a pour valeurs 70-112, en rapport d'or se simplifiant aux nombres de Fibonacci 5-8 (multipliés par 14); le nombre précédent dans cette suite est 42 ou 3x14. Le mot zahav, "or", se prête à une lecture typique de l'exégèse juive, zeh av, "voici le père", "père" s'écrivant en hébreu avec les deux premières lettres de l'alphabet, aleph et beth destinées à devenir alpha et bêta grecs, nos A et B. Il y a bien un "père" dans cette histoire, mieux un Père se prétendant nouveau Dieu, légitime détenteur de l'or qui a abouti entre les mains de Joe Curtis, le JC qui se présente devant lui en oubliant son diminutif, de son seul prénom théophore Joseph (père terrestre de Jésus).

Ces pistes latines et hébraïques sont avant tout des lectures personnelles, mais j'hésite à écarter toute velléité dans ce sens de la part de l'auteur en considérant le nom d'un personnage d'une certaine importance, sans lequel le dénouement n'aurait pu se jouer, Ben Regis, soit Fils (hébreu) du Roi (latin); "roi" est aussi un titre divin, je songe par exemple à la prière juive Avinou Malkenou, "Notre Père, notre Roi".

 

42 chapitres se prêteraient à un bon découpage d'or en 26-16 ou 16-26, je n'en ai vu de possibilité immédiate ni dans Route pour l'enfer, ni dans Les falsificateurs. En revanche les valeurs des noms des auteurs se prêtent à un jeu curieux:

CRAIG  HOLDEN = 38 + 58 = 96 (partage idéal 59-37)

ANTOINE BELLO = 78 + 46 = 124 (idéal 77-47)

Dans chaque cas le partage idéal se situe à une unité du partage effectif, et ces déséquilibres se compensent, si bien qu'il est possible d'envisager le chiasme, sans chercher plus avant à le justifier (le plus immédiat est de grouper petits et grands nombres):

Craig Bello = 38+46 = 84

Antoine Holden = 78+58 = 136

84/136 est un parfait rapport d'or, se simplifiant en nombres de Fibonacci 21/34 (facteur 4). Il est amusant que 84 soit précisément le nombre des chapitres écrits par Craig et Bello, que 21-34 soit proche du 2138 correspondant à BACH, et qu'une des premières relations dorées remarquables que j'ai trouvées chez Bach apparaisse entre les Préludes 1 et 14 et les Fugues correspondantes du Clavier bien tempéré, avec la paire de Fibonacci suivante 34-55, un même facteur 4, et une même compensation de 1 (Fugues 1/Préludes 1 = 110/69; Fugues 14/Préludes 14 = 110/67).

 

Ces multiples relations gématriques dorées, pouvant toutes être reliées à Bach, m'ont amené à une autre constatation.

Le Sebastian Knight de Nabokov m'a amené à découvrir son personnage Bachmann, or Sebastian Bachmann = 90 + 56 serait encore un nom doré idéal, et pas n'importe lequel. Je rappelle que c'est en rendant le recueil de nouvelles de Nabokov à la Médiathèque que j'ai trouvé les 3 fois 14 chapitres des Falsificateurs, ce qui m'a amené à la première étape des deux livres AB-CH de structure identique, basée sur 14 signature numérique de BACH, or BACH est ici complété par MANN, "homme", qui est a priori le mot le plus simple faisant apparaître un triple 14:

MA-N-N = 14-14-14

La suite est bien plus étonnante malgré (et à cause d') une grande complexité.

Ce mois de mai 07 m'a fait connaître deux personnes réelles de mêmes nombres 90-56, à savoir

FRANCOISE  BIVER = 90-56, une artiste dont certaines oeuvres m'étaient significatives;

GIROLAMO CARDANO = 90-56, le nom italien de Jérôme Cardan = 66-41, autre partage d'or idéal, prolongeant la suite 2-7-9-16-25-41 vue plus haut à propos de la Chère Héroïne de Brigitte Aubert, Elise Andrioli.

La fugue dorée de Bachmann m'avait amené à celle de FA Alsbach, nom que j'avais transformé en "Fa comme Bach", en remarquant que la note fa (F en allemand, c'est un hasard) était la dominante (ou quinte) de B (si bémol). Ce n'est qu'après avoir découvert le 3e nom 90-56 Sebastian Bachmann que je me suis avisé de ceci:

Les initiales FB et GC des deux autres noms 90-56 sont des notes (allemandes) en rapport de quinte, de même que les initiales EA d'Elise Andrioli. Ainsi les 3 noms propres de ces personnages ont les initiales BAC, leurs prénoms respectifs donnant FEG, quintes de BAC. J'ai parlé du thème BACH de la dernière fugue de Bach; les lois de la fugue font que ce thème est entendu également à la quinte, débutant par les lettres FEGFis (Fis est ce fa-meux fa # lié à une autre coïncidence bachienne évoquée plus haut).

J'imagine que tout ceci est un peu éloigné des préoccupations d'un individu normalement constitué qui se dira probablement "Où va-t-il chercher tout ça?", mais justement je n'ai rien de "normal", et mon obsession bachienne est telle que j'ai déjà conçu un texte mettant en valeur les quintes BAC et FEG, ainsi que les nombres de la série dorée 56-90-146-236-382-618-1000.

Début 2004, pour le 40e anniversaire d'un ami surtout connu par ses initiales GEF, également amateur de Bach et de gématrie, j'ai songé à utiliser les faits suivants:

Il existe un personnage de La vie mode d'emploi de Perec (autre passion commune) dont les initiales sont CAB (dont les quintes sont GEF)

Ce Charles-Albert Beyssandre a même valeur numérique totale que GEF (Gilles Esposito-Farèse pour ne pas le nommer), soit 236

Il y a dans La vie mode d'emploi un passage où Perec fait pour moi visiblement allusion au nombre d'or, avec un rendez-vous à 16 h 18

Connaissant particulièrement la série 0.618- 1.000-1.618, soit la section d'or, l'unité, et le nombre d'or, j'ai songé à un texte de Régine Detambel intitulé Section dorée, où l'expression n'apparaît qu'une fois, à la fin d'un vers et d'une section s'achevant sur la 618e lettre du poème (l'auteur m'a dit que c'était pur hasard)

 J'ai donc composé 4 petits textes encadrant ces 618 lettres, mettant en scène un rendez-vous à 16 h 18 entre CAB et GEF, de telle sorte d'avoir la structure 146-236-618-236-146, ou 382-618-382, avec des rapports d'or parfaits 236/146 et 618/382, et en tout 1382 lettres, un nombre BACHien (ou ACHBien). On pourra trouver ce texte ici, où il a été recensé avec d'autres textes composés pour cet anniversaire de GEF.

Ceci pour expliquer que je suis confus de ne pas avoir vu immédiatement les quintes pour les initiales FB et GC des deux premiers noms de valeur 146, section d'or de 236, valeur des deux noms GEF et CAB, d'autant que l'un des premiers informés de la découverte de FB et GC a été GEF.

De plus j'ai découvert Girolamo Cardano = 90-56 dans le texte de Hans Bellmer (= 42-67, nom doré) évoquant la mort de sa première femme, Margarete. La dernière femme de sa vie sera Unica Zürn (= 48-79, nom doré aussi) avec qui il formera un couple doré idéal de somme 236:

HANS-UNICA = 90; BELLMER-ZURN = 146

J'ai intitulé la page consacrée aux relations dorées liées aux inspirateurs du recueil Alphabets LE SORT A UNI ça, titre jouant à plusieurs niveaux. Principalement LE SORT A UNI est la série ESARTULINO commune à chaque vers d'Alphabets, et "uni ça" hypographie "Unica". Je ne crois pas avoir alors pensé qu'il avait uni "ça" à HB, Hans Bellmer, soit CAHB, bien que j'aie été certainement conscient de la valeur du titre, 134+4 = 138, un nombre qui m'évoque immanquablement (B)ACH.

Je peux aussi scinder 138 en 13-8, deux nombres de Fibonacci que je transforme volontiers en M-H, par exemple Margarete-Hans, or je désirais relire La vraie vie de Sebastian Knight à cause d'un M.H., en rapport avec cette lecture: le jeu des citations programmées de VME a amené Perec à citer au chapitre 52 une série de photos qui, si l'on se réfère à l'original, sont des photos de "M.H."; alors que Nabokov n'est pas prévu au chapitre suivant, Perec a également emprunté deux phrases de ce même roman pour la description de Marguerite Winckler, dont je me demande si elle ne doit pas son prénom à Margarete Bellmer, et il s'agit du chapitre 53, alors que l'expression "53 jours" est le pont privilégié entre l'histoire de Bellmer et l'œuvre de Perec. C'est au cours de ce chapitre 53 qu'est mentionnée la mort tragique de Marguerite.

Voici donc pourquoi je désirais étudier La vraie vie de Sebastian Knight, et le voisinage de "Sebastian" et de "Zürn" m'est une nouvelle source d'émerveillement. Les personnages principaux de L'Ile à hélice de Jules Verne sont les membres du Quatuor concertant, le violoncelliste Sébastien Zorn, 55 ans, et les trois violons dont les âges additionnés donnent 89 ans. 55 et 89 sont des nombres de Fibonacci, et je remarquais sur cette page que ce roman était constitué de deux parties de 14 chapitres chacune, ce qui me semblait déjà une belle correspondance avant de connaître les deux romans de AB et CH en 3 parties de 14 chapitres. Je notais aussi une belle possibilité d'acrostiche BACH dans un autre roman de Verne, mais aujourd'hui l'arrivée d'une Elise dans mes divagations bachiennes enrichit encore cette approche, me donnant un titre immédiat pour cette exploration: j'admirais un jeu de mots de mon copain Kerbellec, "Hélice ou la vraie vis" (référence pour qui l'ignorerait au film de Claire Etcherelli, Elise ou la vraie vie). 

Elise Andrioli, EA: la "Lettre à Elise" pourrait traduire finement le Für Elise de Beethoven, car la phrase musicale archi-connue l'ouvrant débute par une modulation mi-mi bémol, E-Es pour Beethoven; elle s'achève par un la, A.

L'île à hélice me rappelle aussi les Récits d'Ellis Island, de Perec... Les noms dorés dans chacun des livres BA-CH et AB-CH m'ont amené à étudier diverses possibilités d'associations:

Elise Andrioli (50-82) + Bright Charlotte (64-102) = 114-184; les relations imparfaites se compensent pour donner cette combinaison parfaite dont la moyenne 57-92 correspond aux valeurs de golden numbers.

Il a déjà été vu que Bello Antoine (46-78) et Craig Holden (38-58) se compensent pour donner 84-136, moyenne 42-68, qui peut s'ajouter à la relation précédente 57-92 pour donner 99-160, une relation dorée qui ne m'était pas familière et qui m'a été aussitôt évocatrice. Je sais que la valeur du titre La vie mode d'emploi est 160 (parce que c'est le double de la valeur de son sous-titre, romans=80), or tous les fanatiques de ce livre savent qu'il compte 99 chapitres (parce que Perec a "oublié" d'en écrire un chapitre sur les 100 prévus par son programme).

J'avais cherché des possibilités de relier VME au nombre d'or, sans rien trouver de bien convaincant à part l'anecdotique rendez-vous à 16 h 18. Ceci à vrai dire ne l'est guère davantage, mais permet une combinaison curieuse:

Le livre de valeur 160 a 99 chapitres, et son auteur est Georges Perec = 76-47, en raison dorée (=76-47 itou): 

160 + 76 = 236; 99 + 47 = 146

Ainsi diverses bizarreries m'ont-elles mené à trouver ce couple doré 236-146 dans VME, alors que j'avais composé mes petits textes de 146 et 236 lettres basés sur VME. D'autres liens sont possibles:

236 est la valeur du couple Hans-Bellmer/Unica-Zürn. VME s'achève sur la table bien connue des 30 auteurs dont des "citations parfois légèrement modifiées" figurent dans le livre, table débutant par Bellmer et s'achevant par Zürn. Ces deux-là ont la particularité de n'avoir fourni qu'une seule citation, ce qui est "prouvé" par la modification apportée par Perec, l'introduction du mot "unique" au sein de l'emprunt originel.

les 99 chapitres de VME décrivent ce qui se passe dans 99 lieux de l'immeuble un 23/6, que Perec aurait volontiers fusionné en 236.

Ce 23/6 commémore sa "rencontre" avec Catherine Binet, laquelle amenait en entrant dans sa vie le couple Bellmer-Zürn et les "53 jours" de Girolamo Cardano (=146).

CAB, Charles-Albert Beyssandre (=236), est étroitement associé à l'une des mises en abyme du jeu 100-99, en ceci qu'il gère le "1 % sacrifié à l'art" du formidable budget des Marvel Houses (un autre MH...)

Etc., etc. Je serais capable de continuer, par exemple avec le fameux chapitre "double" de VME, le chapitre 73 (donc 146...), mais pour prouver quoi? Les 146-236 m'assaillent aussi sans relation avec VME, ainsi ma compagne et moi avons demandé de nouvelles CNI ce 8/6 à la mairie de notre village, où on nous a parlé d'une attente de l'ordre de 3 semaines; en fait les cartes sont arrivées le 14/6 à la mairie, et elles portaient les numéros 235 (pour elle) et 236 (pour moi); la moyenne des valeurs numériques de nos noms est 146.

 

J'ai découvert hier 22/6 la relation 236/146 de VME, que je ne connaissais pas en choisissant le titre de cette fantaisie "chromatique" qui pourrait être un mode d'emploi de la vie de Sebastian Bachmann (les notes ABHC forment un chromatisme ascendant).

J'avais prévu de parler de diverses autres choses qui me semblaient importantes, mais il me semble que c'est déjà assez enchevêtré comme ça, alors je profite de la date pour achever cette page, réservant à une date ultérieure quelques ajouts.

rémi schulz, le 23/6 2007

 

Une autre curiosité de la journée du 22/6: le matin je souhaitais son anniversaire à une amie native de ce jour, en lui envoyant une photo du bonhomme Modulor de 226 cm de haut, prise le 18 à la Cité Radieuse, lors de ma première visite à la "Maison du fada". Deux heures plus tard, l'invitée de l'émission de France-Musique A portée de mots choisissait de diffuser en intégralité le Prélude et Fugue BWV 883 dont il était question plus haut, l'ensemble de 113 mesures à partir duquel j'avais développé ma page Bach-Corbu-Perec. Il est rare d'entendre comme exemple du Clavier bien tempéré ces deux pièces en intégralité, durant plus de 6 minutes dans cette interprétation, surtout dans une émission de ce type.

Lors de ma journée à Marseille le 18/6, ou 6/18 à l'anglaise, j'ai aussi visité quelques bouquinistes, et chez l'un d'eux j'ai trouvé un Linda Barnes, une aventure de Carlotta Carlyle, la privée de Boston qui enquête volontiers à Cambridge, zipcode MA 02138. Je ne pense pas avoir vu jusqu'ici d'autre Linda Barnes que les deux mentionnés sur ma page précédente, je n'avais d'ailleurs pas spécialement cherché ses autres livres, mais je crois que je n'aurais pas résisté au hasard de la rencontre d'un autre de ses livres.

La récente actualité "Carlotta" était un prétexte supplémentaire, et j'ai donc sauté sur Le blues de miss Gibson, la première enquête de Carlotta au Masque, qui compte 42 chapitres... Rien ne semble y justifier une subdivision 14-14-14, ou une répartition dorée 16-26 ou 26-16, mais ma curiosité m'a poussé à reprendre les deux Linda Barnes en ma possession. J'avais évidemment étudié leur structure à l'époque, en 36 et 58 chapitres, mais le nombre d'or ne faisait alors pas partie de mes préoccupations, sinon j'aurais repéré qu'il s'agissait d'un couple doré, que j'ai de plus relié plus tard au premier volume du Clavier bien tempéré, dont les 2088 mesures totales se factorisent en 36x58.