Bach
résumé vivant
Un récent
développement de mes recherches sur le Clavier Bien Tempéré (CBT)
m’amène à un frappant parallèle avec l’œuvre de Bach qui en est la plus proche
dans la forme, les Inventions, double série de 15 pièces dans les mêmes
tonalités.
Ce
parallèle fait largement intervenir l’interprétation qu’ont proposée Van Houten
et Kasbergen (VHK) dans Bach et le nombre, lecture qui m’a profondément
troublé il y a près de 20 ans. J’y ai fait maintes fois allusion dans mes pages
Bach, affichant mes réticences envers les hypothèses de VHK mais aussi mon
admiration pour leurs constructions. Si mes propres investigations m’avaient
amené à mettre en évidence certains accommodements de VHK avec la musique de
Bach pour appuyer leurs thèses, j’ai longtemps considéré comme inattaquable sur
le plan méthodologique leur interprétation des Inventions, sans pour
autant l’accepter pour une preuve de leurs hypothèses.
Un
musicologue averti (ce que je ne suis pas) peut cependant facilement balayer
ces spéculations en soulignant qu’une première
forme des 30 Inventions apparaît en 1720 dans le Clavierbüchlein
écrit pour son fils Wilhelm Friedemann. Les différences sont menues avec la
version définitive de 1723, également autographe de Bach, mais plusieurs
nombres de mesures sont concernés, or l’interprétation de VHK est basée sur les
nombres de mesures de la version définitive, correspondant selon eux à une
architecture intentionnelle d’une cohérence telle qu’elle est incompatible avec
la préexistence d’une autre version, dont ils ne soufflent mot.
L’intentionnalité
ôtée, il reste la cohérence, et leur hypothèse d’un Bach devin ayant connu
depuis longtemps le jour exact de sa mort est si fantastique que diverses
hypothèses non moins fantastiques pourraient rendre compte de cette cohérence.
Mon approche ferait intervenir quelque chose de l’ordre de la synchronicité
jungienne plutôt qu’une volonté bachienne de transmettre un message numérique
complexe, mais je ne me risquerai pas à préciser davantage, me jugeant plus
doué pour l’analyse numérique que pour la théorisation.
Avant
d’aborder le parallélisme entre le Clavier bien tempéré (CBT) et les Inventions,
il me faut donner un résumé des spéculations de VHK, bref car le chapitre
correspondant de Bach et le nombre est actuellement entièrement lisible
sur GoogleBooks.
Les 30 Inventions se répartissent en 15 Inventions proprement
dites, à 2 voix, et 15 Sinfonies à 3 voix dans les mêmes tonalités :

VHK ont
remarqué que les 544 mesures des Sinfonies correspondent à la valeur
numérique de l’épitaphe de Christian Rosencreutz, prétendu fondateur de la
Rose+Croix, selon des documents que les historiens actuels voient relever du
canular. Il est possible de faire correspondre les 8 valeurs des 8 mots de
l’épitaphe, ACRC hoc universi compendium vivus mihi sepulchrum feci
(Autel de Christian RosenCreutz, de mon vivant je me suis fait ce tombeau,
résumé de l’Univers) aux 15 Sinfonies en groupant certaines d’entre
elles. Si certaines correspondances s’imposent, plusieurs solutions restent
possibles, et ce serait dans les Inventions que Bach aurait caché la clé
départageant ces solutions, car deux égalités correspondant à des mots de
l’épitaphe apparaissent entre des triades I. et S. de mêmes rangs :

J’ai
vérifié à l’aide d’un petit programme examinant toutes les triades possibles
parmi les 15 (455 possibilités) que ces deux cas étaient les seuls, ce qui est extrêmement
impressionnant. Toujours est-il que choisir ces options lève toute ambiguïté et
livre une correspondance unique Epitaphe-Sinfonies :

Cette
unique solution présente en outre un bel équilibre : les 4 premiers mots
de l’épitaphe correspondent à des pièces dont la somme des rangs est 60, de
même que les 4 autres mots. Par ailleurs la somme 120 des rangs des 15 Sinfonies
est un nombre associé au tombeau de Rosencreutz, découvert 120 ans après sa
mort. VHK donnent d’autres harmonies sur ces rangs.
VHK
proposent ensuite
un quadruple autre message des Sinfonies, complété par les Inventions :
– la
première et la dernière S. ont 21 et 38 mesures, signature BA-CH ; du côté
des I. on a 22 et 22, à lire X dans l’alphabet de 24 lettres présumé utilisé
par Bach, initiale de Xristus ;
– les S.
de tonalités B-a-c-h totalisent 158 mesures, valeur de Johann Sebastian
Bach ; leur ajouter les 94 mesures correspondantes des I. mène à 252,
valeur de Christian Rosencreutz ;
– les 10
autres S., rangs 3 à 12, totalisent 365 mesures, à comprendre
« année », précisée par les 372 mesures des I., à comprendre
« an 1750 (mort de Bach) » dans l’hypothétique calendrier
rosicrucien, démarrant de la naissance de Rosencreutz en 1378 ;
– enfin
les 1es pièces, en double emploi avec la première relation, forment
la valeur 43 de credo, annonçant la profession de foi rosicrucienne qui
suit.

VHK
donnent deux exemples d’œuvres de Bach où 544 mesures encadrent 35 mesures
(lues 28+7 pour le 28 juillet date du décès de Bach) ou 372 (encore l’an
rosicrucien correspondant à 1750), mais leurs découpages des 544 mesures en
correspondance avec les 8 mots de l’épitaphe semblent forcés, loin du parfait
équilibre des Sinfonien où il est déjà frappant d’avoir une
correspondance immédiate pour les 4 petits mots.
Ma dernière étude sur le CBT m’a mené à un prodigieux
équilibre doré des tonalités BA par rapport aux tonalités baCcHh, sur
l’ensemble des deux volumes. Je rappelle que je ne fais aucune hypothèse sur
l’origine de ces relations, et que c’est un programme élémentaire d’analyse des
équilibres dorés dans le CBT, peu suspect de subjectivité, qui a révélé
l’implication des tonalités bach.
Ce nœud
des tonalités BA m’a fait examiner de près les 8 nombres de mesures des pièces
les composant, 4 Préludes et 4 Fugues, et découvrir une étrange harmonie
indépendante des catégories propres à chaque pièce :
|
|
P1 |
F1 |
P2 |
F2 |
|
A |
24 |
54 |
33 |
29 |
|
B |
20 |
48 |
87 |
93 |
– 4
nombres composent 3 relations d’or en cascade, soit après division par φ
(1.618) et arrondissement au plus proche entier
87 /
φ ≈ 54
54 /
φ ≈ 33
33 /
φ ≈ 20
–
ces 4 nombres totalisent 194, moitié des 388 mesures totales des tonalités
AB ;
–
les 4 autres nombres totalisent évidemment aussi 194, avec cette particularité
qu’ils permettent de composer 2 à 2 les relations haute et basse
précédentes :
93 + 48 =
87 + 54 (= 141),
33 + 20 =
29 + 24 (= 53).
Par
ailleurs 194 peut être isolé dans les tonalités bach majeures et mineures,
correspondant à la somme des mesures des seuls Préludes à reprises dans ces
tonalités, et il se trouve que ces tonalités sont B-a-c-h, plus exactement dans
l’ordre h-c-a-B, seule possibilité ordonnée permise par les deux volumes du
CBT. J’ai calculé que ce seul choix permettant d’obtenir Bach dans l’ordre, ici
rétrograde, correspondrait à 1 chance sur 1820 s’il était donné d’avoir 4
préludes à reprises parmi les 16 tons bach, mais il n’était en rien obligé que
cette condition nécessaire soit remplie.
Ce
tableau résume les équivalences 194 :
|
8 Préludes & Fugues AB dans le désordre |
||||
|
87 |
54 |
33 |
20 |
= 194 |
|
93 + 48 |
29 + 24 |
= 194 |
||
|
B2 |
a2 |
c2 |
h1 |
= Bach |
|
87 |
32 |
28 |
47 |
= 194 |
J’étais
trop obnubilé lors de ces découvertes par l’harmonie générale des tonalités bach
pour envisager une éventuelle signification aux nombres 388 ou 194, qui ne
m’évoquaient qu’une petite chose que je n’ai pas jugée alors digne d’être
mentionnée, j’y reviendrai.
En
écrivant la présente étude je me suis avisé d’une curiosité indépendante de ces
valeurs, ne concernant que l’égalité entre les tons Bach et la somme de 4
nombres en progression géométrique approximative, quelle que soit cette somme.
C’est que la gamme allemande offre la particularité d’avoir 4 lettres désignant
des demi-tons successifs, a-b-h-c, 4 lettres permettant aussi d’écrire le nom
de la plus prestigieuse famille de compositeurs. Or le Clavier Bien Tempéré
était destiné à promouvoir un mode d’accordage permettant de jouer dans toutes
les tonalités, mode dont le détail exact est incertain mais qui ne pouvait que
tendre vers ce qu’on appelle aujourd’hui le tempérament égal,
où les fréquences des demi-tons sont en exacte progression géométrique, de raison
(environ 1,05946).
En
fait le point de départ de cette étude a été la constatation que le Prélude en
B de 87 mesures figurait dans les deux égalités 194, d’où je me suis interrogé
sur le partage de 194 en 87 + 107. Ça m’a rappelé quelque chose, j’ai ouvert Bach
et le nombre, et redécouvert qu’il s’agissait des valeurs des mots centraux
de l’épitaphe, Compendium = 107 et Vivus = 87, mots étrangement
entrelacés dans la correspondance vue plus haut :

Il y aurait des possibilités ici de
renforcer les thèses de VHK, en remarquant que ces nombres viennent d’une autre
signature dans les tonalités Bach, avec 87 correspondant à B, alors que le mot Vivus
se rapporte à CRC, également associé à la tonalité B dans les Sinfonies.
Curieusement, le produit des deux nombres associés, 24x87, donne 2088 nombre de
mesures du premier volume du CBT, et leur somme 24+87 = 111 correspond à un
autre mot de l’épitaphe, Universi complémentaire de Compendium. A
remarquer que la valeur de Vivus se décompose en un terme médian, 33, et
deux termes extrêmes de somme 54, nombres présents dans la progression
87-54-33-20.
Je
rappelle que ces nombres 87 et 111 correspondent aussi aux triades de I. ou S.
totalisant les mêmes valeurs, ce qui pourrait éventuellement justifier de
s’intéresser aux 5 S. de somme 87+107 sans se référer à l’épitaphe.
Quelle
qu’en soit la justification, cet intérêt mène à quelque chose de tout à fait
nouveau, aux multiples échos :
–
les 5 S. sont précédés de 7S., total des mesures 224 = 16x14, total des rangs
28 = 2x14 ;
–
les 5 S. sont suivis de 3S., total des mesures 126 = 9x14, total des rangs 42 =
3x14.
Partout
14, indicatif supposé de BACH, et la relation 16+9 = 25 évoque le triangle
3-4-5 de Pythagore, aussi nommé Triangle d’ISIS.

ISIS : nous sommes à l’intérieur des Inventions
et Sinfonies, I. et S., termes choisis par JS Bach, ou IS Bach puisque J
est identique à I dans l’alphabet de 24 lettres prêté à Bach. Ce sont encore
15+15 pièces, et les spéculations homologuant 1515 à ISIS sont courantes. Il ne
s’agit aucunement ici de suggérer l’appartenance de Bach à quelque secte isiaque
plutôt que rosicrucienne, mais d’initier une piste qui est loin de se limiter à
ce premier résultat.
Il
est frappant de trouver dans la construction de VHK les 3 petits mots triviaux Hoc-Feci-Mihi
aux rangs 3-4-5 des Sinfonies (tandis que l’autre petit mot, non
trivial, ACRC, occupe le rang d’honneur 14).
3-4-5
est appelé « triplet pythagoricien », c’est le premier générant un
triangle rectangle de côtés entiers. Ces triplets font toujours intervenir pour
l’hypoténuse un multiple d’un nombre premier de la forme 4k+1, ici 5. Le
suivant est 13, dans le triplet 5-12-13, avec 52 + 122 =
132, ou 25 + 144 = 169, or il se trouve que 194, correspondant aux Sinfonies
8 à 12 (87+107), est aussi la somme 169+25, tandis que les Inventions
parallèles 8 à 12 totalisent 144 mesures (qui est aussi la valeur des prénoms
Johann Sebastian = 58+86).
Il
y a aussi possibilité de considérer 194 comme 144+50, et de voir la moyenne des
I.S. 8 à 12 (somme des rangs 50) exprimer l’équation 122+52
= 132, ce qui est frappant puisque les 5 S. partagent les 10 autres
S. en 16 et 9 fois 14, pouvant exprimer 42+32 = 52.
Il
s’impose de regarder ce qui se passe pour les 10 I. correspondantes, de somme
344 peu évocatrice, pas plus que sa répartition parallèle aux 7+3 S. Une
alternative existe car une seule des 30 pièces est à reprises, l’I. 6 en E dont
le doublage des 62 mesures porte la somme précédente à 406, soit 29x14. Ce
résultat pourrait être jugé significatif par lui-même, 29 étant la valeur des
initiales JSB, mais il est peut-être plus joli de considérer comme précédemment
la moyenne avec les S. parallèles de somme 350 = 25x14, soit 27x14 pouvant se
lire JS ou ISxBACH pour ces I. et S. de Bach (dont la somme des rangs 70
correspond encore à la signature attestée Joh. Seb. Bach).
Je
suis depuis longtemps frappé par la possibilité d’écrire avec les initiales de
Bach le mot BIS (latin « double »), pouvant se traduire en équation
BxI=S, 2x9=18, alors que Bach a bissé plusieurs de ses créations, les 15 Sinfonies
après les 15 Inventions précisément (S. après I., 18 après 9), les 24
Préludes et Fugues du CBT2 après ceux du CBT1.
Je
me suis également interrogé sur l’autre nom de la note E, mi, dont le
sens français « moitié » n’était peut-être pas ignoré de Bach qui
pratiquait un peu notre langue. Je signalais dès ma première page Bach en
ligne en 2001 le cas des pièces en Ee du CBT2 :
|
|
P1 |
F1 |
PF1 |
|
P2 |
F2 |
PF2 |
|
1 |
35 |
27 |
62 |
C dur |
34 |
83 |
117 |
|
2 |
38 |
31 |
69 |
c moll |
28 |
28 |
56 |
|
3 |
104 |
55 |
159 |
Cis dur |
50 |
35 |
85 |
|
4 |
39 |
115 |
154 |
cis moll |
62 |
71 |
133 |
|
5 |
35 |
27 |
62 |
D dur |
56 |
50 |
106 |
|
6 |
26 |
44 |
70 |
d moll |
61 |
27 |
88 |
|
7 |
70 |
37 |
107 |
Es dur |
71 |
70 |
141 |
|
8 |
40 |
87 |
127 |
dis moll |
36 |
46 |
82 |
|
9 |
24 |
29 |
53 |
E dur |
54 |
43 |
97 |
|
10 |
41 |
42 |
83 |
e moll |
108 |
86 |
194 |
|
11 |
18 |
72 |
90 |
F dur |
72 |
99 |
171 |
|
12 |
22 |
58 |
80 |
f moll |
70 |
85 |
155 |
|
13 |
30 |
35 |
65 |
Fis dur |
75 |
84 |
159 |
|
14 |
24 |
40 |
64 |
fis moll |
43 |
70 |
113 |
|
15 |
19 |
86 |
105 |
G dur |
48 |
72 |
120 |
|
16 |
19 |
34 |
53 |
g moll |
21 |
84 |
105 |
|
17 |
44 |
35 |
79 |
As dur |
77 |
50 |
127 |
|
18 |
29 |
41 |
70 |
gis moll |
50 |
143 |
193 |
|
19 |
24 |
54 |
78 |
A dur |
33 |
29 |
62 |
|
20 |
28 |
87 |
115 |
a moll |
32 |
28 |
60 |
|
21 |
20 |
48 |
68 |
B dur |
87 |
93 |
180 |
|
22 |
24 |
75 |
99 |
b moll |
83 |
101 |
184 |
|
23 |
19 |
34 |
53 |
H dur |
46 |
104 |
150 |
|
24 |
47 |
76 |
123 |
h moll |
66 |
100 |
166 |
|
|
819 |
1269 |
2088 |
|
1363 |
1681 |
3044 |
Les 2 volumes du Clavier bien tempéré, de 1722 et 1744. Certains nombres du volume II sont à discuter (plusieurs éditions, reprises, anacrouses non compensées…)
Exemple trivial de roublardise avec les pièces en E du volume II, E qui est Mi, et P9 = mi-P10 comme F9 = mi-F10 ; le jeu s’étend aux reprises des Préludes, en 24 et 30 mesures d’une part, 48 et 60 de l’autre ; ou encore la 10e pièce vaut 2 fois la pièce E (=5).
On
pourra retrouver sur le tableau ci-dessus les relations 1-2 suivantes :
–
c’est précisément à ce cas de PF2E = 194 et PF2e = 97 que j’ai songé en
découvrant les diverses harmonies 194 ;
–
il y a bien plus longtemps, lorsque je me suis jeté à corps perdu dans ce
tableau de nombres, émerveillé par la lecture de Bach et le nombre,
l’attention portée aux 3 PF1 de somme 53 (du 9e en E au 23e
en H, en passant par le 16e médian en g) m’a fait découvrir
ceci : les 15 préludes ainsi bornés, 9 à 23, totalisent 385 mesures,
tandis que les fugues correspondantes en comptent 770, double de 385 ; je
ne me rappelle plus avoir alors établi de rapport impérieux avec les 15 I. et
15 S. (comme par exemple d’avoir remarqué que la somme des rangs 9 à 32 est
240, double de la somme 120 des rangs 1 à 15) ;
–
parce que les notes e-f présentent
comme les notes a-b et h-c un intervalle d’un demi-ton, s’écrivant aussi avec
une seule lettre selon la notation allemande, et parce que Bach a émis la formule Fa
Mi et Mi Fa est tota Musica, j’ai étudié ces tonalités 9 à 12 pour découvrir ceci : en
comptabilisant les reprises des préludes, les PF totalisent 1155 mesures dans
les deux volumes, soit le 385+770 précédent, et 385 correspond à e, mi
mineur, 770 double de 385 aux 3 autres tonalités ;
–
si ces relations sont simples (du simple au double plutôt) prises séparément,
une vision globale est déjà vertigineuse (PF2 en E moitié du PF2 en e, tandis
que PF1-2 en e moitié 385 des tonalités environnantes EFf 770, équilibre se
retrouvant verticalement entre 15 P1 et F1…), et ce qui suit tient du chiasme
au 3 ou 4e degré…
–
c’est heureusement assez simple à expliquer, car étant parti des Sinfonies
8 à 12 et ayant rencontré la dernière relation sur les PF 9 à 12, il n’est pas
absurde d’y adjoindre les PF 8 en dis, ré# mineur, et ainsi obtenir
1400, soit 20x70 pour 20 pièces, alors que les 10 autres Sinfonies
encadrant les 8-9-10-11-12 totalisaient 350 ou 10x35, moitié de 70 ;
c’était surtout la répartition 350 = 14x25 = 14x(16+9) qui m’avait retenu, or
ici une répartition de 14x102 en 14x(64+36) ou 14x(82+62)
est presque immédiate, en additionnant les F1 aux P2 (288+608=896=14x64) et les
P1 aux F2 (145+359=504=14x36) ; 6-8-10 est le second triplet
pythagoricien, correspondant à un triangle de dimensions doubles du triangle
3-4-5, tandis que le triplet suivant est 5-12-13, que j’ai pu associer aux I.S.
8 à 12 ;
–
je rappelle que sans les 194 mesures des préludes à reprises Bach je n’aurais
vraisemblablement jamais eu l’idée d’isoler les Sinfonies 8 à 12 ;
il y correspond des préludes sans reprises, totalisant 152 mesures qui n’ont
rien d’immédiatement évocateur, mais il est tout à fait curieux qu’en
comptabilisant les reprises, les préludes Bach du premier volume du CBT
totalisent 180 mesures, et ceux du second 360, le double ;
–
180, 360… l’ensemble des pièces BACHba ch
dans les deux volumes totalise 1836 mesures, reprises comptabilisées
encore ;
–
enfin un retour aux I.S. : sans comptabiliser les reprises cette fois,
l’attention aux triplets pythagoriciens a conduit à scinder les 488 mesures des
I. en 344+144, ces dernières 144 étant couplées aux 544 mesures des S. ;
sans calculs harassants, 344 est l’évidente moitié de 544+144…
rémi schulz, le 17/1/11
vulgaire, 20/5 de l’an pataphysique 138 (Saint Outlaw), je ne sais quel jour de
l’an rosicrucien 633
Compléments :
Une
étrange coïncidence apparaît entre le nombre 1940, 194 x 10, et les fréquences
en Hz données par Wikipédia
pour les notes abhc. A gauche les fréquences correspondant à l’intonation
juste (voir le texte), au centre les fréquences calculées selon la gamme
tempérée à partir de do=528 Hz, et j’ai ajouté à droite en rouge les fréquences
calculées selon la gamme tempérée à partir de la somme 1940 pour 4 demi-tons
(les fréquences précédentes totalisent 1940.75) :
|
a - la |
440.00 |
443.99 |
443.82 |
|
b - la♯ |
475.20 |
470.39 |
470.21 |
|
h - si |
495.00 |
498.37 |
498.17 |
|
c - do |
528.00 |
528.00 |
527.79 |
Il
faut décaler la virgule (le point) d’un cran pour avoir les nombres correspondant
à 194, ce qui conduit à la somme 141.22 pour abh et à 52.78 pour c, nombres
dont les arrondis entiers sont 141 et 53, les deux sommes obtenues en combinant
deux à deux les 8 pièces AB du CBT. Par ailleurs l’arrondi le plus exact, 47,
est présent parmi les Préludes Bach à reprises (hélas pour le h au lieu du B).
Selon
cette gamme tempérée, deux notes ayant pour intervalle 6 demi-tons (ou triton) ont
des fréquences dans le rapport √2 (1.414…). J’ai étudié quelques aspects
de cette division sacrée des anciens ici, limités aux
parallélismes avec des relations d’or. Il faudra y revenir, car une étude
globale ouvre diverses pistes, avec notamment ceci :
–
une relation √2 en triton dans le CBT2, pour G/Cis = 120/85 ;
–
ceci se simplifie en 24/17, relation issue des Colonnes de Pythagore,
couples de nombres donnant les meilleures approximations successives de √2,
2-3 donnant 3/2 et 4/3, 5-7 donnant 7/5 et 10/7, 12-17
donnant 17/12 et 24/17, etc. ;
–
la relation 17/12 est aussi présente avec les 60 mesures de a ;
–
les répartitions en prélude/fugue de Cis et G correspondent aussi aux Colonnes
de Pythagore, avec 50/35 = 10/7, et 72/48 = 3/2 ;
–
deux relations √2 en triton pour les 2 volumes du CBT réunis, avec Es/a =
248/175 et fis/c = 177/125 (couvrant donc un cycle de 4 tierces mineures) ;
–
ces relations couplées livrent (248+177)/(175+125) = 425/300 = 17/12, et elles
sont elles-mêmes dans le rapport 7/5 (exact pour 175/125, arrondi pour
248/177).
Les
manifestes rosicruciens donnent une seule date de la vie de Rosencreutz, entre
sa naissance en 1378 et sa mort en 1484, l’an 1459 où il aurait connu
l’initiation contée dans Les Noces Chymiques (1616). Ceci répartirait sa
vie en 81 et 25, soit les carrés de 9 et 5, de somme bachienne 14…
Bach
a vécu plus modestement 65 ans, un âge qui correspond cependant au premier
produit de deux nombres premiers différents de la forme 4k+1, 5x13 ; en
conséquence il y a deux triangles pythagoriciens avec 65 pour hypoténuse, l’un
de côtés 39-52, l’autre de côtés 60-25. 65 est par ailleurs le premier nombre
qui soit de deux manières somme de deux carrés différents, 1+64 et 16+49 (carrés
de 1 8 4 7 rappelant la formule SDG, 18-4-7, utilisée par Bach ?)
C’est
la répartition 7-5-3 qui m’a mené au Triangle d’Isis. Ce triangle est un
symbole essentiel pour les Francs-Maçons, correspondant notamment à leur
équerre de côtés 3-4 ; certaines obédiences connaissent aussi une
progression symbolique 3-5-7, de signification variable ; je lis dans le Dictionnaire
thématique illustré de la Franc-Maçonnerie :
On se rend compte que, finalement, on est plus
près d’une relation « trois-sept » que d’une figure à trois chiffres
« trois-cinq-sept » (…)
Et
ce sept serait essentiellement un 3+4, en troublant écho aux 7+3 Sinfonien
dessinant le motif 42 + 32.
15
correspond encore au nombre de marches de l’escalier qu’un apprenti maçon doit
gravir pour devenir Maître, parfois associées à la progression 3-5-7.
Enfin
il est admis que l’agitation soulevée par les manifestes rosicruciens au début
du 17e siècle a eu au moins une part dans la création des premières
loges maçonniques, dont certaines connaissent d’ailleurs des grades Rose+Croix.
Et
le nombre d’or dans les Inventions ? Peut-être faudra-t-il étudier ça
aussi de près, car je vois au moins deux points immédiats :
–
il y a deux tonalités altérées, Es et B, en quinte, livrant 32-20 pour les I.
et 38-24 pour les S., partages dorés entiers de 52 et 62 ;
–
les 5 I. 8 à 12 livrent une remarquable relation Fibonacci, à condition de
coupler les pièces en G et g (ce qu’il est aussi tentant de faire pour le CBT1
avec Gg = 14 = Bach, 105+53 = 158 = Johann Sebastian Bach), soit
144 = 34 + 34 + 55
+ 21