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la preuve…

 

 

La preuve de quoi ? c’est justement le problème, et il reste à trouver quelle(s) théorie(s) pourrai(en)t s’accorder avec cette preuve…

Mais j’aime bien ce mot « preuve », qui me semble justifié ici par la découverte d’une propriété se vérifiant dans tous les cas de figure, 5 en tout, ce qui peut ressembler à un critère scientifique. Cette propriété peut s’énoncer ainsi :

Dans chaque volume du Clavier bien tempéré, comme dans l’ensemble des deux volumes, il existe en nombre pair des paires de tonalités dont les nombres de mesures totaux sont en rapport d’or optimal. Lorsqu’il y a plus de deux paires, une évidence immédiate permet d’accoupler ces paires, et chaque couple livre au moins une remarquable relation indépendante des raisons qui ont conduit à distinguer ce couple.

Je concède que certains des mots employés dans cet énoncé ne sont pas rigoureusement scientifiques, mais j’espère que les termes litigieux se verront justifiés lors de l’étude au cas par cas.

 

Je donne en fin de page le tableau de tous les nombres de mesures des PF (Prélude et Fugue) dans chacune des 24 tonalité et dans chaque volume (1 et 2), ainsi que la manière dont ce tableau a été établi.

 

(R1) – Je commence par les relations dans l’ensemble des deux volumes, car c’est là que j’ai découvert le premier couple, à partir des relations à l’intérieur d’une même tonalité, plus immédiates. J’ai expliqué ici comment j’ai découvert que les deux relations d’or immédiates entre Prélude et Fugue dans les deux volumes touchaient la même tonalité, 14, puis qu’il existait une autre tonalité, 4, où c’était de Prélude à Prélude et de Fugue à Fugue qu’apparaissaient des relations d’or optimales. L’étrange était qu’il apparaissait de plus un rapport d’or optimal entre les nombres de mesures totaux de ces tonalités 4 et 14, soit 287 et 177 mesures. 

Le mot « extraordinaire » n’était pas outré pour la suite : deux autres tonalités présentaient chacune d’autres types de rapports d’or, et les nombres totaux pour ces tonalités 24 et 1, la dernière et la première, étaient 289 et 179, encore en rapport d’or optimal. Voici le tableau déjà donné, mais limité aux relations d’or, indiquées en bleu/rouge. Les quelques signes additionnels sont expliqués sur la page consacrée à ces quatre ensembles.

 

rang

P1

F1

 

P2

F2

 

PF1-2

24

47

76

66~

100~

289

1

35+

27+

+34

+83

179

4

39a

115b

62a

71b

287

14

24

40

43

70

177

 

De plus ces deux couples de nombres, 287-177 et 289-179, encadrent à une unité près le couple 288-178, correspondant aux doubles des nombres de Fibonacci 144-89, ainsi ce rapport idéal est atteint en considérant les 4 tonalités ensemble.

Il me semble évident que si j’avais procédé au départ à une recherche systématique sur les rapports entre tonalités, au lieu des rapports à l’intérieur d’une même tonalité, j’aurais été amené à coupler ces paires 287-177 et 289-179, à partir de quoi j’aurais probablement découvert les relations internes ci-dessus.

 

(R2) – La recherche systématique sur les PF1-2 permet de découvrir deux autres paires de tonalités, 22-20 avec 283-175 mesures, et 23-2 avec 203-125 mesures. Une petite harmonie numérique apparaît entre ces deux paires, car le rapport 175/125 se simplifie en 7/5, deux nombres évocateurs en musique : la gamme chromatique – sur laquelle est construite le Clavier bien tempéré – compte 7 notes naturelles et 5 notes altérées.

Ce sont les noms de ces tonalités dans la notation allemande qui attirent l’attention : aux ensembles 22-20-23-2 correspondent les tonalités b-a-H-c (si bémol mineur, la mineur, si majeur, do mineur). Il aurait été idéal d’avoir B-a-c-h, avec des nombres de mesures associés permettant d’arriver logiquement à cet ordre particulièrement significatif, mais b-a-H-c est évocateur en l’état. Il y a 8 tonalités BbCcAaHh parmi les 24, et la probabilité de tirer au hasard 4 tonalités BACH, dans n’importe quel ordre ou mode, serait d’une chance sur 664.

 

(R1+R2) (ajout du 25/3/8) – A l’occasion du 21/3/8, date propice, j’ai relu cette page et me suis avisé de ceci :

Les 4 relations d’or venant d’être vues font intervenir les 3 tonalités totalisant les plus grands nombres de mesures (289-287-283), et celle en totalisant le moins (125). L’examen conduit à un équilibre stupéfiant : le total des mesures correspondant à cette dernière relation d’or (328 = 203+125) correspond à la différence entre les 3 tonalités les plus lourdes et leurs mineures dorées (289+287+283 –179–177–175 = 328). Ceci permet de composer 5 relations dorées liées, la mineure de l’une constituant la majeure de la suivante :

 

rangs

tonalités

PF lourds

Mineures d’or

total b-a-C-h-4-14 / leurs majeures

1390

859

24-4-22 / 1-14-20

h-cis-b / C-fis-a

859

531

1-14-20 / 23-2

C-fis-a   /   H-c

531

328

23-2 / 23

H-c  /  H

328

203

23 / 2

H / c

203

125

 

Autres curiosités :

- La 2e colonne du tableau ci-dessus fait apparaître, selon un processus de pure logique, les tonalités bacH, correspondant pour chaque relation à la tonalité

 

- Les 3 tonalités mineures des tonalités de « poids lourd » ont des nombres de mesures en progression arithmétique, 175-177-179, et ces nombres sont eux-mêmes sommes d’ensembles PF en même progression de raison 2, 60-62-64 et 113-115-117.

 

- Au stade suivant d’analyse, le découpage selon préludes et fugues, ces 6 tonalités se découpent en totaux pour

6 préludes lourds :  321

6 préludes légers :   196

différence :              125

6 fugues lourdes :  538

6 fugues légères :   335

différence :              203

On retrouve ainsi les nombres 203 et 125 de l’autre paire de tonalités dorées, si bien qu’il y a moyen de former toutes les relations ci-dessus à l’aide des seules 3 tonalités « poids lourd maximal » et de leurs mineures, par ces seuls 4 nombres,

321 + 538 et 196 + 335 donnant la séquence 1390-859-531

321 – 196 et 538 – 335 donnant la séquence 328-203-125

 

- Ce dernier résultat dépend d’une condition nécessaire et suffisante qui peut s’énoncer ainsi : étant donné que les 3 ensembles lourds totalisent 859 mesures, dont le découpage doré idéal est 531-328 (et les ensembles légers 531 mesures, dont le découpage doré idéal est 328-203), il faut et il suffit que :

6 fugues lourdes = 531+x

6 fugues légères = 328+x

En corollaire on aura 6 préludes lourds = 328–x et 6 préludes légers = 203–x. La valeur particulière de x observée est 7, ce qui a pour conséquence que les fugues excèdent de 14 le découpage horizontal en fugues-préludes qui aurait correspondu exactement au découpage doré vertical de départ, ce qui aurait difficilement pu être attribué au hasard. Mais la présence du nombre 14 (BACH !) pourrait être jugée significative, d’autant que le nombre commun en jeu 328 peut lui-même être considéré comme un nombre bachien (cbh.a), et qu’il apparaît autour de ce nombre 335 (328+7) et 321 (328–7) dont la différence est 14 (la différence des deux autres nombres 538 et 196 est 328+14, en remarquant que 196 est le carré de 14).

 

- Enfin les 3 tonalités « poids lourd » et la tonalité « poids plume » étant concernées, on peut songer à un parallèle avec les rangs des tonalités BACH dans le CBT, Cc en premier (1-2), AaBbHh à la fin (19-24).

 

(R3) – Je passe au premier volume seul, où il n’apparaît que deux paires de relations d’or. La relation additionnelle la plus remarquable réside dans le découpage interne, que voici, avec les correspondances dans le second volume :

 

rang

P1

F1

PF1

 

P2

F2

PF2

8

40

87

127

36

46

82

19

24

54

78

33

29

62

15

19

86

105

48

72

120

13

30

35

65

75

84

159

 

113+

262+

375

+192

+231

423

 

En s’en tenant d’abord au premier volume, il est assez immédiat que, dans le couple 8-19, le plus pesant, ce ne sont pas seulement les totaux P+F qui sont en rapport d’or optimal, mais les Préludes entre eux et les Fugues entre elles.

Dans l’autre couple 15-13, les Préludes sont encore en rapport d’or optimal, mais selon l’ordre 13-15 inverse de celui 15-13 de la relation PF.

Ainsi les 4 ensembles PF en rapport d’or ont leurs Préludes également en rapport d’or, ce qui est déjà une belle propriété, mais il se trouve encore que les 24-40 mesures des Préludes 19-8 correspondent au 24-40 mesures du PF 14 du premier volume. Y additionner les 19-30 des Préludes 15-13 conduit au 43-70 du PF 14 du second volume ! Je rappelle que ce sont les rapports d’or dans les deux PF 14 qui ont suscité mon étude sur les rapports entre tonalités, avec au départ cette dimension supplémentaire apportée par la présence du 14 correspondant au nombre de BACH (2-1-3-8).

Par ailleurs les tonalités en cause sont presque symétriques par rapport à 14. Le couple 13-15 est idéal, et on pourrait un temps regretter que l’autre couple ne soit pas 20-8, par exemple, mais tels quels, les numéros des tonalités recèlent une autre belle possibilité. En couplant les Préludes de poids fort, les tonalités 8 et 13 totalisent 21, tandis que les autres tonalités 19 et 15 totalisent 34 ; 21 et 34 sont des nombres de Fibonacci, en rapport d’or idéal, mais inverse à celui des Préludes totalisant 70 et 43 mesures. Cette inversion rappelle étrangement celle des Préludes 15-13.

 

Un des premières choses qui vient à l’esprit après le constat de ce magnifique équilibre est de regarder ce qui se passe dans les tonalités correspondantes du second volume. La conséquence la plus remarquable de cette confrontation est le rapport d’or optimal entre Préludes et Fugues :

– 8 Préludes = 113 + 192 = 305

– 8 Fugues = 262 + 231 = 493

La section d’or du total 798 est 493.19… s’arrondissant à 493.

Il est prodigieux que cet équilibre soit présent à l’intérieur des deux couples distingués au départ :

– les ensembles 8-19 totalisent 349 mesures dont le partage optimal 133-216 est effectivement réalisé pour les 4 Préludes et 4 Fugues ;

– les ensembles 15-13 totalisent 449 mesures dont le partage optimal 172-277 est effectivement réalisé pour les 4 Préludes et 4 Fugues.

A remarquer la corrélation avec les tonalités 1-14 de poids faible dans le couple de paires 24-1-4-14 pour l’ensemble des deux volumes, où les sommes pour les 4 Préludes (136) sont aussi en rapport d’or avec les sommes pour les 4 Fugues (220).

Le total 798 peut se factoriser en 21 x 38, ce qui lui confère un statut de nombre bachien privilégié.

 

(R4) – L’examen des paires de tonalités en rapport d’or dans le second volume révèle un couple immédiat. Dans ma première page sur Bach en 2001 je donnais déjà le tableau des deux volumes du Clavier bien tempéré, et j’y remarquais ce qui me semblait d’emblée le plus frappant : dans les deux tonalités de mi, majeure et mineure, ou 9 et 10, on passe du simple au double, de 54-43 à 108-86, ce rapport se retrouvant jusque dans les reprises des Préludes en 24-30 et 48-60 mesures.

Ce passage du simple au double est évident, mais il l’est beaucoup moins de trouver une signification aux nombres en jeu, 97 et 194 sans les reprises des Préludes, 151 et 302 avec.

Ce n’est qu’après avoir établi le tableau ci-dessous, complété par les sections d’or des totaux, que j’ai enfin vu cette jolie propriété : il n’y a que deux autres tonalités offrant un pareil doublement, 20 et 15 avec respectivement 60 et 120 mesures, et 60 et 120 sont en rapport d’or avec 97 et 194, en bon rapport même car 60/97 = 0.6185…

Ce cas est particulièrement frappant car il concerne l’anomalie structurelle la plus patente des deux volumes, celle qu’on ne peut manquer dès qu’on y étudie les nombres de mesures. Pour remarquables qu’ils soient, les autres cas nécessitent une approche d’or préalable pour révéler leurs propriétés annexes, alors qu’ici c’est une bizarrerie immédiate qui peut amener à découvrir les rapports d’or.

 

Il convient de regarder ce qui se passe dans les tonalités correspondantes du premier volume, ce qui révèle encore une formidable corrélation. Les tonalités 9-10 totalisent 136 mesures, les tonalités 15-20 220, dont 136 est la section d’or. Voici sous forme de tableau, limité au couplage des tonalités 9-10 et 15-20 :

 

rang

P1

F1

PF1

 

P2

F2

PF2

9-10

65

71

136

162

129

291

15-20

47

173

220

80

100

180

 

112

244

356

242

229

471

 

Ce rapport des tonalités 9-10/15-20, inverse de celui du second volume, est encore très bon, correspondant aux nombres de Fibonacci 55 et 34 multipliés par 4, très proche du rapport 60/97 : 34/55 = 0.6181…

 

(R5) – L’examen du tableau révèle deux autres paires en rapport d’or, 11-5 avec 171-106 mesures, 4-8 avec 133-82 mesures.

L’analyse la plus marquante me semble devoir partir du fait qu’une paire touche des tonalités majeures, l’autre des mineures. Ceci n’est pas absolument remarquable, les possibilités étant ici limitées, mais c’est le premier cas qui se présente, et l’approfondissement amène une réelle curiosité.

Les différences des tonalités majeures sont de 6 tonalités, celles des mineures de 4 tonalités, or les tonalités majeures sont F et D, qui sont aussi les lettres de rang 6 et 4, et les tonalités mineures sont cis et dis, s’écrivant avec 4 et 6 dièses. De plus cis est la tonalité 4.

 

Voilà donc les principales propriétés associées aux cinq couples de paires en rapport d’or, les principales à mon avis du moins. J’ai essayé de me limiter à l’essentiel, mais je n’ai pu me résigner à taire quelques autres remarques qu’on trouvera ici.

Quant à l’interprétation de cette « preuve » par les paires, c’est une autre paire de manches.

Note du 25/3/8 : Ce qui suit est écrit avant la découverte de la sixte d’or 1390-859-531-328-203-125.

Pour ma part je suis particulièrement frappé par les relations d’or parfaites apparues dans l’ensemble des deux volumes, à partir des relations d’or non moins parfaites (R3) et (R4)  découvertes dans le premier et le second volume. Je rappelle que ce sont des relations d’or horizontales dans les tonalités 1-4-14-24 qui m’ont amené à découvrir les relations verticales parfaites entre les paires de tonalités 4-14 et 24-1, mais les relations horizontales de départ ne constituaient pas un ensemble homogène, quoique suffisant pour m’avoir fait découvrir la relation (R1), et je ne vois pas comment qualifier le fait que cette imperfection ait pu conduire à la découverte des relations parfaites (R3) et (R4). Il est possible de réviser la formulation concernant (R1) pour dégager une formidable convergence de ces trois principales relations, étant entendu qu’elles sont au départ distinguées comme les meilleurs couples de paires de tonalités selon les trois possibilités (deux livres ensemble ou chaque livre seul) :

– (R1) : dans les tonalités de poids faible 1-14 les 4 Préludes ensemble sont en rapport d’or parfait avec les 4 Fugues ensemble, selon les totaux 136-220 ;

– (R3) : les 8 Préludes ensemble dans les deux volumes sont en rapport d’or parfait avec les 8 Fugues ensemble, ceci étant valable également pour chaque paire de 4 Préludes et 4 Fugues ;

– (R4) : à la relation parfaite du second volume entre les tonalités 9-10 et 15-20 correspond une relation parfaite inverse dans le premier volume, selon les totaux 136-220.

 

Ceci omet quelques propriétés complémentaires vues plus haut, mais cette approche limitée permet de découvrir une relation d’ensemble pour les « 48 », comme on nomme couramment le Clavier bien tempéré :

– (R3) et (R4) ensemble concernent 7 tonalités, puisque la tonalité 15 est présente dans les deux groupes ; ces 7 tonalités ou 14 ensembles PR totalisent 1400 mesures tout juste (ce qui a tout pour séduire ceux qui sont attentifs au nombre 14 de BACH) ;

– les 4 tonalités ou 8 ensembles PR de (R1) totalisent 932 mesures, à propos desquelles je  ne vois rien à ajouter, le remarquable venant des 13 tonalités restantes, ou 26 ensembles PR, totalisant 2800 mesures, le double de 1400.

 

J’avais déjà noté, sur ma page consacrée à ce que j’appelle maintenant (R1), les 4200 mesures des 20 tonalités ou 40 ensembles PR, et quelques propriétés remarquables associées.

C’est une autre curiosité de trouver ce 4200 réparti en 1400-2800 grâce à une distinction concernant en partie les doubles, avec (R4).

Je notais entre autres que 4200 pour 40 ensembles PR donnait une moyenne exacte de 105 mesures, or le premier ensemble PF de la tonalité 15, commune aux deux relations (R3) et (R4), a précisément 105 mesures. Mieux, cette tonalité 15 m’est parue d’emblée comme la plus immédiatement significative à mon premier examen des nombres de mesures du CBT, car son total est 225, carré de 15, obtenu de plus selon une formule « pythagoricienne » qui faisait partie du cursus mathématique du temps de Bach :

PF1-15 + PF2-15 = 105 + 120 = 225 = carré(15)

225 est ce qu’on appelait alors un « nombre figuré », or 105 et 120 le sont aussi, ce sont des triangulaires, ou triangles, de 14 et 15, et l’égalité ci-dessus correspond à un cas particulier d’une formule générale :

triangle(n–1) + triangle(n) = carré(n)

 

le 7/11/06, Rémi Schulz

 

Les 2 volumes du Clavier bien tempéré

 

P1

F1

PF1

φ

 

P2

F2

PF2

φ

 

PF12

φ

1

35

27

62

38

C

34

83

117

72

1

179

111

2

38

31

69

43

c

28

28

56

35

2

125

77

3

104

55

159

98

Cis

50

35

85

53

3

244

151

4

39

115

154

95

cis

62

71

133

82

4

287

177

5

35

27

62

38

D

56

50

106

66

5

168

104

6

26

44

70

43

d

61

27

88

54

6

158

98

7

70

37

107

66

Es

71

70

141

87

7

248

153

8

40

87

127

78

dis

36

46

82

51

8

209

129

9

24

29

53

33

E

54

43

97

60

9

150

93

10

41

42

83

51

e

108

86

194

120

10

277

171

11

18

72

90

56

F

72

99

171

106

11

261

161

12

22

58

80

49

f

70

85

155

96

12

235

145

13

30

35

65

40

Fis

75

84

159

98

13

224

138

14

24

40

64

40

fis

43

70

113

70

14

177

109

15

19

86

105

65

G

48

72

120

74

15

225

139

16

19

34

53

33

g

21

84

105

65

16

158

98

17

44

35

79

49

As

77

50

127

78

17

206

127

18

29

41

70

43

gis

50

143

193

119

18

263

163

19

24

54

78

48

A

33

29

62

38

19

140

87

20

28

87

115

71

a

32

28

60

37

20

175

108

21

20

48

68

42

B

87

93

180

111

21

248

153

22

24

75

99

61

b

83

101

184

114

22

283

175

23

19

34

53

33

H

46

104

150

93

23

203

125

24

47

76

123

76

h

66

100

166

103

24

289

179

 

819

1269

2088

 

1363

1681

3044

 

 

5132

 

 

Les 2 volumes du Clavier bien tempéré, de 1722 et 1744. Les nombres de mesures sont ceux donnés par l’édition Könemann, actuellement la plus courante, contrôlés sur diverses éditions, dont la plus récente édition critique.

Je précise bien ce point, car d’autres auteurs (comme Van Houten, Kellner) avancent des nombres parfois différents, probablement parce qu’ils appuient mieux leurs thèses. La seule liberté que je me suis permise est de ne pas comptabiliser les reprises des Préludes (les 11 Préludes concernés sont soulignés).

Le nombre PF en bleu est donc l’addition immédiate des nombres P et F. Le nombre en rouge qui le suit est la section d’or arrondie du nombre PF, chaque fois calculée selon la formule int(PF x 0.618034 + 0.5)

 

Annexes

En ce qui concerne la totalité des huit tonalités en rapport d’or dans les deux volumes réunis, il est remarquable que six d’entre elles soient des tonalités BACH (1-2-20-22-23-24). Quant aux deux autres, 4-14, j’avais écrit avant de connaître la paire 20-22 ou b-a que ces rangs pouvaient évoquer les 4 lettres BACH de valeur 14, ce que la complétude des tonalités BACH ne peut que souligner.

La somme des rangs de ces huit tonalités est 110, soit le double de 55, somme des rangs des quatre tonalités en rapport d’or dans le premier volume seul. Comme dans ce cas, la moyenne est proche de 14, la tonalité phare pour les coïncidences d’or internes, et comme dans ce cas, l’écart par rapport à l’idéal (ici 112 = 8 x 14) permet d’envisager une relation fibonacienne idéale. Ici, la paire au rapport le plus proche de phi est la paire 22-20, de somme 42, reste 68 avec 42/68 = 21/34. C’est encore une curiosité que cette paire soit constituée des tonalités b-a, que la numérologie bachienne fusionne volontiers en ba = 21.

Le total des mesures pour ces huit tonalités est 1718, double de 859 qui est le numéro BWV du PF 14 du premier volume. Je conviens qu’il ne peut s’agir que d’un « hasard », mais je suis plutôt convaincu que la plupart des relations exposées ici relèvent du même genre de « hasard », un genre plutôt opiniâtre, et ce doublement du BWV 859 me rappelle la première loi « scientifique » que j’avais énoncée lors de ma première approche dorée du CBT, à propos de ce Prélude (859a) et de cette Fugue (859b) :

En doublant la pièce 14, le total des 24 pièces donne le 14e terme d’une suite de type Fibonacci.

 

Les poids forts des couples de paires constituant ces huit tonalités sont 576 pour 4-24 et 486 pour 22-23, soit des nombres dont les facteurs sont uniquement 2 et 3. Les gammes platoniciennes du Timée sont uniquement constituées de rapports entre nombres de ce type. Je m’abstiens de plonger plus avant dans cette Ame du monde du Timée, pour remarquer que la somme de ces nombres, 1062 constituant donc la grande section d’or du total 1718, se factorise 2.3.3.59, avec 59 nombre « bachien » car égal à 21+38, tandis que la petite section 656 se factorise en 2.2.2.2.41, avec 41 nombre bachien encore, valeur de JS BACH.

Note du 25/3/8 : Les lignes ci-dessus étaient écrites avant la découverte que 859 était la somme des 3 tonalités de poids fort, ouvrant vers la sixte d’or 1390-859-531-328-203-125.

 

Concernant (R3), il me semble remarquable que la relation finale entre les 8 Préludes et 8 Fugues soit fortement déséquilibrée d’un volume à l’autre, et les nombres en jeu valent d’être commentés. On passe de 375 à 423 mesures, soit un apport de 48, ou encore des écarts à la moyenne de 24 : le CBT, ou les « 48 », est constitué de deux fois 24 ensembles PR.

Les 192 mesures des 4 P2 correspondent à 4x48, 48 étant le nombre de mesures de P2-15. On trouve par ailleurs 24 mesures pour le P1-19 ; sans ces 24 et 48, les totaux donnent 113 – 24 = 89 et 192 – 48 = 144, les nombres de Fibonacci 89-144 correspondant au parfait rapport entre les tonalités 1-14 et 4-24 (R1).

Les différences entre les Préludes sont 192 – 113 = 79, celles entre les Fugues sont 231 – 262 = – 31. En valeur absolue, ces différences additionnées donnent 110, moyenne 55, somme des rangs des tonalités en jeu. 

 

Le rapport 60/97 de la relation (R4) prend une extraordinaire signification si l’on accorde quelque crédit à la thèse développée par Guy Marchand dans Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien, sinon c’est au moins une formidable coïncidence. Cette « Passion » est selon lui la fugue de la suite BWV 997 autour de laquelle il axe toute son analyse du nombre d’or chez Bach. Cette fugue se compose d’une première section de 48 mesures, d’une seconde de 60 mesures, et de la reprise de la première section ; Marchand résume en 60 + 48x2 = 156, ou (5 + 8)x12 = 13x12, où il retrouve les nombres de Fibonacci 5-8-13.

Or si l’on suit la transcription de la fugue donnée par Marchand lui-même, en la complétant par la reprise de la première section, on tombe obligatoirement sur une mesure finale numérotée 157. Ceci s’explique facilement (la seconde partie est enchaînée directement après l’accord final de la première, mais cet accord doit être tenu en point d’orgue final lors de la reprise) et ne signifie pas que Marchand ait tort, mais c’est un fait qu’il est plus facile de considérer la fugue comme 48 + 60 + 49, conduisant au rapport d’or 97/60 meilleur que 96/60, ce qui ne nuirait en rien à sa thèse.

D’autant que suivre Marchand sur ce point revient à dire que le rapport courant 4/5 pourrait être assimilé à la moitié du nombre d’or, et donc y être relié. Or c’est précisément ce rapport qui apparaît dans les deux Préludes en mi du second volume, découpés en 24-30 et 48-60. Mieux, dans son décompte des mesures de Bach et le nombre, Van Houten donne 156 mesures pour le Prélude en mi mineur, en ne doublant que la première partie du Prélude car elle se termine sur une mesure variant à la reprise (c’est le seul cas pour tout le CBT).

Enfin ce rapport 4/5, se retrouve en couplant les paires 20-15 (en rapport d’or avec les paires en mi 9-10), soit 32-28 + 48-72 = 80-100. Ainsi si les deux Préludes étaient à reprises, la musique exécutée donnerait un 160-100 équivalent à 8-5, propre à combler Marchand, mais seul le Prélude 20 est à reprises.

 

Dans le premier volume, ce bon rapport 97/60 devient 34/55.

Il est remarquable que 34 et 55 soient les 9 et 10es termes de la série de Fibonacci, tandis que ces tonalités 9-10 s’écrivent aussi Ee, soit 55 selon le principe qui a permis plus haut de passer de ba à 21.

 

J’ai programmé quelques vérifications pour confirmer l’exemplarité de la relation (R4). Ainsi, en se basant sur le critère d’avoir la somme des deux tonalités majeure et mineure d’un même ton en rapport d’or avec la somme de deux tonalités quelconques, il existe 231 possibilités à considérer pour chaque ton. Dans le cas du ton Ee, seules les tonalités 15-20 remplissent la condition, dans l’un comme dans l’autre volume.

Les 2772 possibilités à considérer pour la totalité des 12 tons livrent 12 résultats pour le premier volume et 15 pour le second ; la seule correspondance parmi ces deux groupes est celle de la relation (R4).     

 

Il n’y a qu’un seul couple de paires dans le premier volume, 8-19 et 13-15 totalisant 375 mesures, et le plus « intéressant » du second volume est clairement celui formé par les « doubles », 9-20 et 10-15, totalisant 471 mesures. Ensemble ces deux couples de paires totalisent 846 mesures, 846 étant encore le numéro BWV du premier PF du CBT, mais ce n’est pas que ça et la page citée plus haut donnait plusieurs relations impliquant ce nombre dans le premier volume du CBT, avec notamment une relation au double : les 24 fugues totalisent 1269 mesures harmonieusement réparties en 423 pour les 8 premières et 846 pour les 16 dernières, le double.

C’est pour moi une surprise de retrouver ce nombre 846 englobant les tonalités « doubles » du second volume, alors que 423 est apparu plus haut pour les tonalités 8-19-13-15 correspondant dans le second volume aux relations d’or entre tonalités du premier, précisément incluses dans ce 846.

Jusqu’ici la seule chose qui m’était apparue concernant les mystérieux doublements des tonalités 9-10 était une relation gématrique sur les fugues, avec, selon l’alphabet de 24 lettres prêté à Bach :

43 = ich lebe, « je vis »

86 = ich sterbe, « je meurs » 

Or mes études hébraïques antérieures m’avaient fait noter la relation, selon la gématrie traditionnelle :

423 = tahayah, « tu vivras » (ou « tu vis » car l’hébreu ne possède que deux temps)

846 = tamout, « tu mourras » (ou « tu meurs »)

 

Une belle relation d’ensemble sur les 3 paires de tonalités en rapport d’or de poids le plus fort dans les trois ensembles étudiés :

127-  78 pour la paire 8-19 du premier volume

194-120 pour la paire 10-15 du second volume

289-179 pour la paire 24-1 des deux volumes réunis

- - - - - -  le tout livrant le magnifique total :

610-377, une paire fibonacienne donnant le nombre d’or (1.618034…) avec 5 décimales, 610/377 = 1.618037… 

 

J’ai défini ailleurs le « rapport d’or optimal » entre deux nombres entiers A et B lorsque la somme A+B se répartit selon la section d’or en A et B (après arrondissement aux entiers les plus proches).

Cette définition me semblait justifiée pour des cas comme les 24-40 mesures du PF1-14, elle est contestable lorsqu’il s’agit de chercher des correspondances dans un grand ensemble. Toutefois je ne veux pas cacher que le tableau ci-dessus ne permet de découvrir que les cas où A est la section d’or de B, et que pour avoir tous les « rapports optimaux » il est nécessaire d’affiner les calculs lorsqu’il apparaît des différences d’une unité dans les possibilités de correspondance.

Ceci révèle trois autres cas, tous dans le second volume : les 184-113 mesures des tonalités 22-14, les 193-120 mesures des tonalités 18-15 (cette dernière était déjà apparue par le meilleur rapport 194-120 des tonalités 10-15), et les 171-105 mesures des tonalités 11-16 (la première était déjà apparue par le meilleur rapport 171-106 des tonalités 11-5).

Le couplage de 22-14 et 18-15 mène à une autre fabuleuse piste que je commence à explorer ici.

 

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