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un billet de mon blog en rapport

 

Quand la baleine d’or

 

 

Baleine a d’abord été une maison d’édition indépendante de 1995 à 1998, ensuite chapeautée par Le Seuil jusqu’en 2002 où Le Seuil a décrété « C’est assez ! »

La plupart des titres ont paru dans une série de poche, numérotée de 1 à 246, répartie en trois collections :

– Le Poulpe, 156 volumes

– Instantanés de Polar, 48 volumes

– Canaille/Revolver, 41 volumes

– et un volume particulier, le #186, 22 mars 2000 : c’est un bon jour pour Gabriel, numéro collector non vendu, offert en cadeau à l’époque.

Le Seuil a ensuite publié quelques Poulpes (4 à ce jour) dans la collection, mais il s’agit désormais d’initiatives ne devant rien aux fondateurs historiques, Antoine de Kerversau directeur de Baleine et Jean-Bernard Pouy créateur du Poulpe.

Note 2012 : je donnais en 2006 des liens vers des catalogues qui ne sont plus valides aujourd’hui, où tout ce que je trouve est le site Baleine, peu pratique pour vérifier mes allégations (on en est aujourd’hui au 191e Poulpe).

 

Et voici The Scoop : tout au long de cette série de poche le nombre de Poulpes par rapport au nombre total de titres y a sans cesse flirté avec le nombre d’or, ou, car c’est le principe même de l’harmonie d’or, le nombre de non-Poulpes par rapport au nombre de Poulpes, ce qui peut s’exprimer ainsi :

(Poulpes + non-Poulpes)/(Poulpes) = (Poulpes)/(non-Poulpes) = Phi = 1.618 environ.

 

Je précise illico que Kerversau et Pouy ont été les premiers surpris de cette harmonie dorée, qui est exactement réalisée pour 48 numéros de la collection. Pour de nombreux autres l’harmonie est parfaite à une unité près. Le plus curieux est peut-être qu’à partir du numéro 98 a débuté une dérive due à une abondance inaccoutumée de Poulpes, conduisant à un record de 91 Poulpes parmi les 139 premiers numéros, au lieu de l’idéal attendu 86, mais le mystérieux esprit présidant à l’harmonie secrète semble avoir alors accéléré la publication de non-Poulpes jusqu’à revenir à l’équilibre vers le numéro 170, puis relâché la pédale pour conserver le bon rapport pendant une bonne soixantaine de titres…

Il serait évidemment fastidieux d’étudier tous les titres et j’essaierai de me limiter à trois cas :

 

– Le #56 est un Canaille/Revolver, Nena Rastaquouère, de Pierre Cherruau. Le rapport 56/Phi donne 34.6 qui doit être arrondi à 35, et 35 Poulpes sont effectivement alors parus.

Le point remarquable de ce cas est que l’équilibre est alors également réalisé parmi les deux collections non-Poulpes, avec 8 Instantanés et 13 Canaille. Ce double équilibre se reproduit pour plusieurs titres jusqu’au #80, puis Instantanés prendra peu à peu le pas sur Canaille. 8 et 13 sont des nombres de Fibonacci, mais évoquent aussi l’association 813 dont sont membres Pouy, Kerversau, et beaucoup d’auteurs Baleine. On retrouve des rapports 8/13 pour les #65 (40e Poulpe) et 78 (48e Poulpe). L’auteur du Poulpe #65 est de plus Hervé Mestron, d’initiales HM (de rangs 8 et 13).

HM sont encore les initiales du diffuseur, Harmonia Mundi, or le logo propre à la maison d’édition Harmonia Mundi fait apparaître une ammonite, l’un des exemples souvent cités de présence du nombre d’or dans le monde vivant.

                                             

L’ammonite symbolise ici le département 04 où est née la firme, mais elle n’a pas changé de logo lorsqu’elle a ensuite déménagé dans le 13. Je ne crois pas que l’affinité entre céphalopodes ait été la raison essentielle du choix de HM comme distributeur du Poulpe (céphalopode comme l’ammonite).

MH sont aussi les initiales de Miles Hyman, l’illustrateur des couvertures des Poulpes.

 

– Le #89 est le Poulpe La disparition de Perek, de Hervé Le Tellier, oulipien devenu ici poulpien. 89 est un nombre de Fibonacci, somme de ses prédécesseurs 34 et 55, et il s’agit bien du 55e Poulpe, avec un rapport idéal 89/55 = 1.618 ou Phi avec 3 décimales. Le titre fait référence au roman La disparition de Georges Perec, avec une légère modification du nom qui a une curieuse conséquence : PEREK avec un K a précisément pour valeur 55, le rang de ce Poulpe.

        

C’est d’autant plus curieux qu’originellement les nom et prénom de Perec sont en rapport doré, en raison dorée me plais-je à dire car

GEORGES = RAISON = 76

PEREC = DOREE = 47, avec 76/47 = 1.617, presque Phi

Or Le Tellier a donné à son Perek un prénom débutant par Phi, Philippe, de valeur 91 proche du 89 idéal qui aurait permis l’égalité Philippe/Perek = Georges/Perec.

Ses initiales H-L-T correspondent aux rangs alphabétiques 8-12-20, soit les nombres de Fibonacci 2-3-5 multipliés par 4. La disparition de Perek est divisé en 32 sections, introduites par date, heure, lieu de l’action, 32 qui est le nombre suivant dans la suite 8-12-20 esquissée par les initiales HLT de Le Tellier.

Ceci dit, une relecture attentive du roman à cette lumière ne m’a pas permis d’y voir quoi que ce soit justifiant un partage 12-20 ou 20-12 de ces 32 sections, pas plus qu’un indice quelconque m’évoquant le nombre d’or.

En revanche je n’ai pas eu besoin de Le Tellier pour découvrir des possibilités objectives d’architectures d’or dans plusieurs œuvres de Perec, voir notamment ici.

Ce cas offre une résonance avec ces cas donnés en annexe.

 

– Le dernier poche Baleine offrant l’harmonie dorée optimale est le #234, Parkinson le glas, au caractère bien particulier puisque le nom de l’auteur, Gabriel Lecouvreur, n’est autre que le vrai nom du Poulpe. Pouy m’avait parlé en 2001 de cette coïncidence qu’il se soit trouvé quelqu’un portant ce nom, ce qui n’est pas ahurissant en soi, mais qui de plus était libertaire, ce qui n’est le cas que d’une frange restreinte de la population.

         

La fiche signalétique du personnage dans le catalogue des parutions Baleine janvier-mars 2002 est par trop folklorique pour être prise au sérieux, j’y reviendrai. 

234/Phi = 144.6, s’arrondissant à 145, et Parkinson le glas est bien le 145e Poulpe, mais une autre approche offre une harmonie encore plus idéale.

Lorsque Baleine est passé sous le contrôle du Seuil, cette grande maison a assez naturellement assuré la diffusion de tout le catalogue Baleine, ce qui n’a pas posé de problème insurmontable à la plupart des auteurs concernés. Il y a cependant eu un irréductible qui s’est refusé à passer ce Seuil, et dont le seul titre, le Baleine #99 qui était aussi le 63e Poulpe, n’apparaît donc pas au catalogue Baleine/Seuil, dont aucun autre titre n’a été écarté, et ce parmi toutes les collections.

En conséquence, Parkinson le glas est le 233e titre du catalogue Baleine/Seuil, et son 144e Poulpe. 233 et 144 sont des nombres de Fibonacci dont le rapport 233/144 = 1.61805 est idéalement proche de Phi (1.61803 avec 5 décimales).

Le hasard si opiniâtre dans cette affaire a encore voulu que le numéro précédent soit un non-Poulpe au titre intéressant, Le bouquet final, vrai #233 et 89e non-Poulpe. Le nom de l’auteur est encore un Phi-, Philippe Delepierre, qui peut évoquer le Philippe Perek du #89, d’autant que ce #233 est le 47e Instantanés (rappel : PEREC = 47, et il apparaissait aussi un remarquable équilibre autour du 47e Poulpe).

J’ai choisi ici de considérer le #186 comme un non-Poulpe, ce qui est un peu absurde mais ce titre particulier est inclassable. Disons qu’un vrai Poulpe serait un titre effectivement vendu dans le commerce… Sinon d’autres harmonies d’or apparaissent, différentes selon qu’on élimine ce #186 ou qu’on le considère comme un Poulpe (ce #186 spécial serait ainsi le 115e Poulpe, en rapport d’or optimal).

Pour information, au moins un des « néo-Poulpes », le #249, Les 7 poules de Christelle, donne un catalogue complet de tous les Poulpes, y compris le #99 signalé comme épuisé, mais non compris le #186.

 

Voilà. Il eût été beau que la série s’arrêtât sur ce Bouquet final et ce Glas, 89e non-Poulpe et 144e Poulpe du catalogue Baleine/Seuil… Mais certains ne se plaindront évidemment pas que 12 autres titres aient encore pu paraître, dont un seul non-Poulpe, à la suite de probables pressions de la part du Seuil, qui a d’ailleurs expédié dans les limbes le dernier titre promis par Baleine, Le dernier des rouges, qui devait être le #247.

Ç’aurait été le 156e Poulpe du catalogue Baleine/Seuil, et son auteur était

FREDERIC KRIVINE = 156 (68 + 88)

 

Tout ça n’est donc qu’accumulation totalement inopinée de purs hasards et coïncidences fortuites…  Je m’en voudrais de cacher une curiosité survenue il y a quelques jours, ce 9 mars, alors que j’écrivais cette page, interrompue pour essayer de régler cette question Baleine qui nécessitait une page à part.

J’avais donc au courrier ceci, posté la veille de Paris :

C’était un envoi de Jean-Jacques Reboux, créateur d’une nouvelle maison d’édition, Après la lune, avec les 4 premiers titres de sa collection Maîtresse en Maillot de Bain.

Je fus d’abord frappé de la coïncidence avec ma page en cours, traitant des quatre premiers titres de la collection Gondol.

Puis j’admirais les timbres, en louant Reboux de n’avoir pas opté pour la facilité des fades vignettes postales, et mon esprit un brin exercé ne tarda pas à repérer que les 1,45 euros, tarif normal pour un envoi de 250 gr, étaient idéalement répartis selon Phi en 90 et 55 cts.

Je pensais à la relation fibonaccienne idéale 89/55, en remarquant que le timbre à 55cts, l’ORchidée, était juste au-dessus de mon nom, SCHULZ = 89. L’autre timbre était un POMPON, autre nom de valeur 89. Diverses spéculations ésotériques relient or et ours (dont une ancienne orthographe est « ors »).

Je ne sais plus si j’ai eu le temps d’opérer le lien conscient entre cette possibilité 144/145 et le 144e ou 145e Poulpe signé Lecouvreur dont je comptais parler brièvement dans la page en cours. Toujours est-il que j’ai feuilleté les livres reçus, dont l’un du sieur Reboux himself, Au bonheur des poules. Il contient quelques brèves données biographiques, dont la révélation qu’en 2001 Reboux « mystifie J-B Pouy en écrivant un Poulpe sous le nom de Gabriel Lecouvreur. »

C’était donc Reboux qui avait écrit le Baleine #234 ou 145e Poulpe, offrant le partage d’or optimal 145/89 avec la possibilité de passer au rapport fibonaccien idéal 144/89, et, alors que je m’apprêtais à évoquer brièvement ce Poulpe dans ma page en cours, j’apprends ce détail par un courrier timbré à 145 cts offrant le partage optimal 90/55, avec la possibilité de passer au rapport fibonaccien idéal 89/55.

C’est l’ours à 90 cts de Pompon = 89 qui permet ce jeu ; j’avais omis précédemment de donner le titre du Poulpe disparu du catalogue Seuil/Baleine, il s’agit de Touchez pas au grizzli.

 

Des circonstances plus intimes entourent la réception des Maîtresses en Maillot de Bain. Quelques minutes (ou secondes) avant le passage du facteur, je venais d’envoyer un mèl à une correspondante où je lui parlais du pasticheur Reboux, non Jean-Jacques, mais Paul qui en compagnie de Charles Müller composa au début du 20e siècle les célèbres recueils A la manière de… En voici un extrait :

Du Blanc, toujours du blanc.

Je ressors "Albes draps", à la manière de... Verlaine.

Je n'ai jamais bien compris le titre, qui pourrait receler une allusion aujourd'hui difficile à comprendre.

Mais Reboux/Muller étaient pas toujours géniaux.

Si je parlais de « blanc », c’est précisément à cause de Baleine qui me préoccupait à ce moment, à propos de La disparition de Perek, #89 entre le #88 de Jacques Albina et le #90, Le grand blanc ; La disparition de Perec fait constamment allusion à l’absence de la lettre E du roman par le « blanc », couleur de l’E chez Rimbaud.

L’ours blanc de Pompon fait donc coïncidence par le titre de l’œuvre, par la gématrie du nom Pompon, et encore par la ressemblance de Pompon avec Poupou, le sobriquet de Pouy qui justifiait à mes yeux l’étude des coïncidences dorées des Poulpes.

C’est la première fois en trois ans d’échanges presque quotidiens que j’évoquais le pasticheur Reboux, et c’est aussi le premier courrier postal que je recevais de l’autre Reboux ; je ne pense pas avoir jamais remarqué l’homonymie, tant ces deux Reboux appartenaient pour moi à des univers distincts. Je n’étais que l’un des nombreux destinataires de ces cadeaux promis aux souscripteurs de Après la lune, mais j’avais précisé lors de ma souscription que je ne désirais pas recevoir ces cadeaux.

 

Selon les normes de classification, les ouvrages de Reboux sont à la cote REB, soit le renversement de BER, évoquant l’ours anglo-allemand. L’un des Baleine que j’aurais volontiers mentionnés est le #201 ou 124e Poulpe (avec 124 section d’or de 201), Notre père qui êtes odieux de Violaine Bérot. Un livre qu’on trouvera à la cote BER, qui de plus se passe à Gavarnie. Bon, la sauvegarde des ours pyrénéens n’en est pas le sujet, mais « nôtre » se dit en anglais ours.

 

La gématrie aurait pu dévoiler qui était Gabriel Lecouvreur car POULPE = REBOUX = 85.

 

Autre coïncidence, l’actualité du H5N1 m’avait fait évoquer sur la liste Oulipo le 6 mars JJ Reboux pour son roman de 1996, Le massacre des innocents, où un mouvement anar, l’Antimitre, met la France au bord du chaos par une série d’actions signées de cadavres d’oies. Il y apparaît au moins une fois le mot antimitrés, exacte anagramme de Saint-Mitre, la commune où est apparu le second cas de H5N1 en France.

Ce roman était le #6 Baleine, et le 3e non-Poulpe, permettant une relation Fibonacci 5/3 au niveau du Baleine #8 ou 5e Poulpe. C’est d’ailleurs la dernière relation optimale du début de la série, qui pourrait encore être considérée comme la première significative.

L’Antimitre a imaginé un jeu de l’oie des 102 paroisses de Paris, répondant à la formule « L’oie va porter la poisse dans Paris ». Des attentats vont frapper diverses paroisses, selon le rang des lettres P-A-R-O-I-S-S-E, chacune correspondant au coup de dés du jeu classique. Bizarrement, la valeur totale de PAROISSE est précisément 102, et Reboux aurait pu construire un jeu de l’oie de 102 cases aboutissant à la reine des paroisses Notre-Dame, mais il s’est compliqué la tâche en tentant de se rapprocher des 63 cases du jeu classique, avec 64 cases contenant chacune 1, 2 ou 3 paroisses. Il a passé des heures à un redécoupage hélicoïdal de Paris pour obtenir une spirale de 64 cases dont l’harmonie n’est certes pas dorée comme celle de l’ammonite, mais dont le rapport 102/64 ou 51/32 paroisses/case est proche du nombre d’or… (Reboux s’est fondé sur une liste de 102 paroisses, mais ce nombre est fluctuant selon les sources et les époques)  

Ce #6 a obtenu le Trophée 813 en 1996. Ma page sur l’affaire Alexis fait état d’une remarquable accumulation de coïncidences 6-813.

 

Ce sont les coïncidences liées à cet envoi de Reboux qui m’ont conduit à dédier une page spéciale à Baleine débutée ce 11 mars.

A demi endormi au soir du 11, des idées tournaient dans mon esprit, comme quoi ces relations dorées dans la série Baleine n’avaient rien de neuf, que je ne ferais que me répéter en écrivant cette page. Il y avait évidemment quelque chose qui clochait puisque ce n’est qu’en décembre que j’ai découvert la chose, et que je n’ai rien écrit sur la question depuis, et pourtant j’avais bien l’impression d’avoir été à deux doigts d’éclaircir ce problème avant de m’abandonner au sommeil.

Ce sentiment était si fort que, le lendemain, j’ai relu certaines de mes pages et effectivement découvert ici une remarquable corrélation.

La série Liv’Poche est comme Baleine répartie en trois collections, Roman, Roman Historique, et Roman Policier, et le catalogue donné dans le Liv’Poche #57 donnait 51 titres répartis par collections, avec 32 titres dans la collection Policier, correspondant au partage d’or optimal de 51.

Je ne sais pas si ces 51 titres étaient les 51 premiers numéros de la série, et il me semble après une visite du site www.liv-editions.com que depuis la collection Policier est devenue encore plus prépondérante. Ainsi ce n’est pas une fatalité que la divine proportion apparaisse dans toute série trinitaire, mais le catalogue du Liv’Poche #57 reste néanmoins bien réel, et il est arrivé entre mes mains à la suite des ahurissantes coïncidences relatées sur la page en question.

J’y notais que l’éditeur étais sis au Faouët, dont le code postal 56320 m’évoque immédiatement Larchmütz 5632 de Pouy, roman riche en coïncidences sur le thème Noir-Blanc, mots de valeur 56-32. Ce nombre 5632 est précisément le numéro d’une vache noir et blanc qui habite Kerguennic, « Maison- blanche », abandonnée aux bons soins du notaire Le Du, « le noir ».

Ce même samedi 11 mars, l’émission de France-Inter Rendez-vous avec X était consacrée à Tchernobyl, et j’y appris que ce nom signifiait d’abord noir-blanc (russe tcherno-bielo).

Or TCHERNOBYL = LARCHMUTZ = LE NOIR LE BLANC = 122, et c’est page 122 de Larchmütz 5632 (première édition Série Noire) qu’il est précisé que 5632 est noir et blanc.

   Rémi Schulz le 17 mars 2006

 

 

Annexes :

Une hirondelle dans le beffroi de Evane Hanska, Baleine #76, est le 29e non-Poulpe, tandis que le 47e Poulpe, Le bal des dégoûtantes (#74), est dû à la même Evane, un prénom de valeur 47. Ce 29e non-Poulpe est encore le 18e Canaille, en rapport d’or avec les 11 Instantanés le précédant, et ce cas est le seul offrant des nombres d’une même suite, soit 11-18-29-47-76 correspondant à la suite « Georges Perec » ou « raison dorée ». En d’autres termes on peut écrire :

47 (Poulpes) = 76/Phi (76/1.618 = 46.972 arrondi à 47)

29 (non-Poulpes) =76/Phi2 (46.972/1.618 = 29.031 arrondi à 29)

18 (Canaille) = 76/Phi3 (29.031/1.618 = 17.942 arrondi à 18)

11 (Instantanés) = 76/Phi4 (17.942 /1.618 = 11.089 arrondi à 11)

Il est tout à fait curieux de trouver cet équilibre parfait réalisé autour de ces nombres, car cette suite 1-3-4-7-11-18-29-47-76-… est connue des mathématiciens sous le nom de suite de Lucas. Entre autres propriétés, le terme d’ordre n de cette suite s’obtient par la formule fort simple

L(n) = Phin + (-1/Phi)n (sans approximation, mais plus n croît, plus le second terme devient négligeable, L(n) pouvant alors être confondu avec Phin)

 

Touche pas à mes deux seins, le Poulpe de Martin Winckler peut encore être considéré en rapport avec Perec, puisque l’auteur a choisi son pseudonyme d’après le Gaspard Winckler récurrent dans l’œuvre de Perec.

C’est le #221 et le 137e Poulpe, ce qui est en rapport optimal.

Le rapport est encore meilleur en considérant le catalogue Baleine/Seuil, où c’est le 136e Poulpe parmi 220 titres, soit le rapport fibonaccien 55/34, à mettre en parallèle avec La disparition de Perek, au rapport direct 89/55. Alors que le nombre 55 apparaissait dans ce #89 avec la valeur PEREK=55, on peut trouver un 34 dans ce #221, structuré en 1 prologue et 33 chapitres, 1+33=34.

En considérant le #186 comme un Poulpe, ce #221 serait le 138e Poulpe (permutation de 813).  

 

Les bêtes du Gévaudan est le Baleine #83 et le 51e Poulpe, idéalement doré. Le 32e non-Poulpe est Double blanc, choisi par Reboux directeur de la collection Canaille, Reboux également auteur du Massacre des Innocents avec son jeu de l’oie de 102/64 ou 51/32 paroisses par case.

Cerise sur le gâteux (titre du premier Poulpe de Reboux), BLANC a pour valeur 32.

Le #186 Baleine fête les 40 ans du Poulpe en 2000, et c’est dans un numéro fêtant les 20 ans de 813 en cette même année 2000 que Reboux a publié sa nouvelle Les 812 salopards, 20e du numéro, page 83, où 813 est évoqué comme un « nombre d’or ».

 

Boris au pays vermeil est le Baleine #231 et le 143e Poulpe, idéalement doré (231/143 = 1.615…).

Le rapport est encore meilleur en considérant le catalogue Baleine/Seuil, où c’est le 142e Poulpe parmi 230 titres (230/142 = 1.619…), et cette option présente une remarquable curiosité car la valeur de ce 230e titre est précisément 230 :

BORIS AU PAYS VERMEIL = 63 + 22 + 61 + 84 = 230

230 se répartit idéalement en 142 et 88, or 88 est la valeur de l’auteur qui a signé ce Poulpe de l’unique nom

DARNAUDET = 88

Monsieur 88 a donc signé le 142e Poulpe du catalogue Seuil, de valeur 230, mais ce n’est pas fini car « Boris » évoque instantanément aux membres de 813 le créateur de la liste regroupant près de 200 membres, Boris Lamot qui porte le numéro 372 parmi les 813, 372 qui est le terme suivant dans la suite 88-142-230. A remarquer que 88+230 = 318, renversement de 813, mais Darnaudet = 88 n’était pas membre de 813 lorsqu’il a écrit Boris au pays vermeil = 230, titre obéissant à la règle du calembour débile imposée pour la collection, Boris ne figurant qu’en tant qu’à-peu-près pour Alice.

Darnaudet est aujourd’hui membre de 813, et de la liste de Boris, où, parce qu’il professe volontiers des idées libertaires, je le surnomme l’Anar Daudet, en pensant à Philippe Daudet, le fils de Léon mort dans d’étranges circonstances en 1923 (contées de façon romancée dans Le petit anarchiste de Pierre Lepère). Je n’avais aucune arrière-pensée numérique avec cette quasi-anagramme (un A de trop), et je m’aperçois que

ANAR  DAUDET  = 34 + 55 = 89, parfaite séquence fibo déjà rencontrée dans le catalogue Baleine.

De plus, j’avais trouvé une relation identique en partant de Raban Maur, l’auteur du remarquable De laudibus sanctae crucis en 813 dont j’ai imité un poème ici,

ANAR BURMA = 34 + 55 = 89, remarquablement complémentaire car Léo Malet était fasciné par l’affaire Berton/Daudet, qu’il évoque dans deux aventures de son anar de détective Nestor Burma, 120 rue de la Gare et M’as-tu vu en cadavre ?

Les lettres communes à Daudet et Burma forment Au, symbole chimique de l’or.