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8 et 13 choses que je sais de « 813 »

(article paru dans 813 #94, octobre 05)

(avec quelques additions en gras)

(ici un récapitulatif de tous les 813 recensés chez Truffaut)

 

Nous n'avons pas à rougir d'avoir choisi un titre de Leblanc pour baptiser notre association, selon Rémi Schulz qui nous assure ici que "813" est un roman d'une exceptionnelle richesse.

Mieux, nous sommes loin d'être les premiers à avoir été séduits par ce titre énigmatique, et maintes oeuvres font plus ou moins explicitement référence au roman de Leblanc. Notre numéro 149 s'est particulièrement intéressé au cinéaste Truffaut, chez qui la graine de Lupin a si bien germé que le nombre 813 apparaît à au moins une dizaine de reprises dans ses films.

Rémi Schulz est l'auteur de Sous les pans du bizarre dans la collection Pierre de Gondol (Baleine/Seuil 2000), et de diverses études et nouvelles dans diverses revues.

 

 

1 – « 813 » est l’une des plus célèbres aventures d’Arsène Lupin, c’est aussi le roman le plus long qu’ait écrit Maurice Leblanc, et probablement le plus ambitieux.

Dès le premier chapitre apparaissent de multiples énigmes, résolues progressivement dans le roman :

- quel formidable secret possède le diamantaire Kesselbach ?

- que signifient les formules codées 813 et APOON ?

- qui est l’insaisissable assassin, l’homme en noir aux initiales LM ?

- comment Lupin échappera-t-il au nouveau chef de la Sûreté, l’omniscient M. Lenormand ? 

Le talent de Leblanc permet d’oublier quelques invraisemblances du roman, particulièrement sensibles dans sa première publication en 1910, en feuilleton dans Le Journal. Un épisode supprimé dans le livre y montre M. Lenormand poursuivant Lupin, à deux doigts de lui mettre la main au collet, scène des plus douteuses une fois que l’on sait que Lenormand n’était autre que Lupin !

 

2 – Chacune des énigmes du roman semble receler un niveau de sens caché, au-delà de son explication effective. Il en va ainsi de l’énigme titre « 813 », dont la clé réside dans l’addition des trois chiffres de ce nombre, donnant 12, secret d’une cache dans la 12e salle d’une galerie du château de Veldenz, dont l’ouverture est commandée en positionnant les aiguilles d’une pendule sur 12 heures.

 C’est à midi pile, à 12 heures, que Lupin perce le secret de la cache, au terme exact du délai qui lui avait été imparti par le Kaiser en personne, mais c’est pour découvrir que la cache a été vidée 12 heures plus tôt par LM. Ces surdéterminations peuvent ajouter à l’impact du prodige accompli par Lupin, mais il faut être un brin curieux pour s’apercevoir que ce climax se produit au chapitre 12 du roman (dont, comme pour d’autres aventures de Lupin, la division en deux parties est une opération éditoriale, cette division n’apparaissant pas lors de la parution en feuilleton) et que l’action se passe en 12 (1912, voir plus loin).

Parmi ces 12 chapitres, c’est dans le 9e qui soulignerait la répartition fatidique 8+1+3 qu’est révélé le grand secret dynastique tramant le roman, Une page de l’histoire moderne.

 

3 – Le chapitre 12 est intitulé Les lettres de l’empereur, ce qui désigne à l’évidence des missives jadis écrites par Guillaume 1er, capitales par leurs révélations, mais, la cache étant vide, Lupin ne peut remettre à Guillaume II ces lettres, comme il s’y était engagé.

C‘est aussi dans ce chapitre qu’est révélée la signification du cryptogramme APOON, ce sont des lettres du mot Napoléon, car l’empereur a jadis passé une nuit dans la 12e salle de Veldenz.

Les « lettres de l’empereur » sont donc à double sens, et cette polysémie est caractéristique de l’écriture d’un contemporain de Leblanc, Raymond Roussel. Les résonances entre les œuvres de Leblanc et Roussel sont trop nombreuses pour être détaillées ici.

 
 

 

 


Si Leblanc avait visité Cotignac (83), cette stèle originellement dédiée à Napoléon et détournée au profit d’Apollon aurait pu lui donner l’idée du jeu APOON.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 – Leblanc a préfiguré un grand thème du roman noir : LM, l’ennemi caché, l’homme en noir qui a accumulé les crimes les plus abjects, se révèle être Dolorès Kesselbach, la femme aimée de Lupin.

Avant cette révélation, Lupin a surpris Dolorès dans les bras d’un autre. « Elle l’aime ! » s’est-il exclamé, dépité, quelques instants avant de découvrir un miroir aux initiales LM parmi les affaires de Dolorès. « LM », « elle aime », c’est un autre exemple des homophonies chères à Roussel.

 

5 – La brune Dolorès ne pouvait guère être identifiée à LM, l’homme dont le seul signe distinctif était une frange de cheveux blonds échappée de son masque noir, d’autant qu’elle disposait d’un parfait alibi : alors que LM tue Kesselbach et deux de ses employés dans un hôtel de Neuilly cerné par la police, elle est dans un train et se présente à l’hôtel sur le coup de midi le mercredi 17 avril.

L’année de l’action n’est pas précisée dans les premières éditions de « 813 », et ce n’est que dans une réédition de 1917 que le drame sera daté de « deux ans avant la guerre », ce qui semble désigner 1912 où le 17 avril tombait effectivement un mercredi, et ce n’était en rien un jour ordinaire car à midi ce 17 avril une éclipse annulaire centrale assombrissait à l’extrême la région parisienne. Ce fut la plus forte éclipse du siècle pour Paris, la ligne de centralité passant par Argenteuil.

Dolorès était déjà à l’intérieur de l’hôtel, et c’est sa suivante Suzanne qui s’est fait passer pour elle, détournant tout soupçon de la veuve éplorée. Leblanc ne s’appesantit pas sur ces substitutions, mais divers détails peuvent appuyer l’idée qu’il songeait à la circonstance propice de l’éclipse, annoncée de longue date par les astronomes, bien qu’il en ait « éclipsé » toute allusion directe dans le roman.

Dans la célèbre « scène des soufflets » du Mariage de Figaro, la servante Suzanne profite de l’obscurité pour se substituer à sa maîtresse.

 

6 – Une éminente universitaire, Rose Fortassier, a décelé des similitudes patentes entre « 813 » et un roman de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes.

Chez Balzac le bandit Vautrin empêche le poète raté Lucien Rubempré de se suicider, puis il joue de lui comme d’une marionnette, laquelle ne répond pas à ses prévisions : après la mort de celle qu’il aime, Rubempré se pend.

Chez Leblanc le bandit Lupin empêche le poète raté Gérard Baupré de se suicider, puis il joue de lui comme d’une marionnette, laquelle ne répond pas à ses prévisions : après la mort de celle qu’il aime, Baupré se pend.

Chez Balzac un ennemi de Vautrin est le chef de la Sûreté, Bibi-Lupin. Chez Leblanc le principal adversaire de Lupin semble d’abord être le chef de la Sûreté, mais c’est encore Lupin !

 

7 – J’avoue n’avoir pu lire Balzac pour y déceler d’éventuelles autres concordances, mais mes propres centres d’intérêt m’ont permis d’imaginer une autre dimension à ces emprunts balzaciens, que Leblanc aurait magnifiés en y incorporant de multiples allusions à la célèbre affaire Gaspard Hauser.

Gaspard Hauser fut découvert errant à Nuremberg en 1828, adolescent quasi inculte, tout juste capable d’écrire son nom. Il déclara avoir été prisonnier d’un homme noir, lequel continuerait à le pourchasser. Il se prétendit attaqué à plusieurs reprises par l’homme noir, jusqu’à décembre 1833 où il fut frappé d’un coup de couteau fatal. Sur les lieux de l’attentat fut trouvé un réticule contenant un étrange message en écriture spéculaire, à déchiffrer à l’aide d’un miroir, supposé écrit par son assassin, l’homme noir, signé des lettres M.L.Ö. Le conseiller Feuerbach accrédita l’hypothèse que Hauser était le fils de Charles de Bade et de Stéphanie de Beauharnais, héritier légitime du grand-duché de Bade ; son assassin aurait été un agent de Marie-Louise (ML) d’Autriche (Österreich).

Cette fable du complot dynastique était toujours admise au temps de Leblanc, et on peut en trouver maints échos dans « 813 ». Kesselbach a découvert un héritier légitime du duché de Veldenz, qui meurt inopinément, mais Lupin lui substitue Gérard Baupré qu’il entend rétablir sur le trône du duché. Un homme noir qui signe des initiales LM frappe de son couteau divers protagonistes de l’affaire. Si LM ne vise pas le pseudo-duc, qu’elle entend épouser, elle sera indirectement la cause de sa mort et de l’échec des plans de Lupin.

Entre autres concordances il en est une fort précise : Gaspard Hauser serait né le 30 avril 1812, et Lupin empêche Gérard Baupré de se suicider le 30 avril 1912, lui imposant de se substituer au duc.

 

8 – Maurice Leblanc, ML, aurait pu se sentir intimement concerné par un homme NOIR signant des initiales LM.

De fait, Maurice signifie « noir », et ce nom contradictoire pourrait expliquer les multiples inversions rencontrées autour de LM :

- cet homme blond est en fait une femme brune ;

- le premier indice indiquant que Dolorès pourrait être autre chose qu’une riche veuve éplorée est un miroir trouvé dans son sac, un MIROIR portant les initiales LM ; je rappelle que le message de MLÖ, assassin présumé de Gaspard Hauser, était à déchiffrer dans un miroir ;

- Kesselbach a donné à sa femme Dolorès, « douleur », les initiales LM parce qu’il préférait l’appeler Laetitia, « joie ».

Le M est celui de Malreich, nom de jeune fille de Dolorès, un nom qui a quelques analogies avec Maurice, et qui pourrait être un jeu de mots, sinon un jeu de maux, « mal empire », le mal en pire.

Dolorès a pour complice son frère Raoul de Malreich, qui habite à Paris villa Dupont, où a habité Leblanc jusqu’en 1906. Raoul étant par ailleurs le prénom fétiche de Lupin, il semble que Leblanc ait multiplié les indices le reliant à LM, qui va être la première victime de Lupin, lequel n’avait jusqu’ici pas de sang sur les mains, comme si la créature prenait pouvoir sur son créateur, ce qui n’est pas sans écho dans la vie de Leblanc qui ressentait jalousement l’attrait du public pour Lupin, alors que ses autres tentatives littéraires n’ont guère rencontré le succès.

 

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B1 – « 813 » a influencé de multiples œuvres, tant que je me limiterai à quelques cas. 

Alors que divers exégètes ont décelé chez Leblanc des jeux ressemblant au « procédé » de Roussel, j’ai vu dans Locus Solus de Roussel (1913) un épisode fort proche de celui qui a donné son titre à la seconde partie de « 813 », Les trois crimes d’Arsène Lupin.

Cortier aime sa pupille, mais découvre qu’elle et son fils partagent un amour plus normal. Cortier profère le même « Elle l’aime » que Lupin, et étrangle sa pupille. Son fils se pend en découvrant sa bien-aimée morte, et un innocent est condamné pour le crime.

 

B2 – Bien que ce soit un hasard, selon les confidences de l’auteur, je mentionnerai une nouvelle où Paul Gayot (dans L’expectateur # 21, publication pataphysique) a imaginé une rencontre entre Sherlock Holmes et Roussel, où la clé de l’énigme réside dans le procédé de Roussel. Holmes tente de le faire comprendre à Watson en traçant les lettres L et M dans la terre :

« L M en terre, mon cher Watson… »

 

B3 – Gaspard Hauser a énormément influencé Georges Perec, qui était également un grand lecteur de Lupin. Dans le chapitre L, central dans son œuvre essentielle La Vie mode d’emploi, est résumé un roman policier fictif, L’Assassinat des poissons rouges, lequel ressemble à un réarrangement des principaux épisodes de « 813 ». Le diamantaire Zeitgeber est triplement assassiné par trois meurtriers qui ne se sont pas concertés. C’est ainsi qu’il a absorbé deux poisons différents dont les effets conjugués ont des effets inattendus, et qu’il succombe électrocuté par un téléphone mural truqué ne délivrant sa mortelle décharge qu’à la composition d’un certain numéro.

S’agit-il d’allusions au meurtre du diamantaire Kesselbach, aux trois crimes de Lupin, à la scène essentielle où Lupin, sous l’emprise du narcotique qui l’endort et du café qui le maintient à demi conscient, découvre le chiffre de la pendule murale de Veldenz, sous les yeux incrédules du Kaiser et de son chef de la police, Waldemar ? Sans doute, car Perec donne un indice important : l’enquêteur dans son histoire est l’inspecteur Waldemar.

Et dans un autre chapitre de ce livre l’original Lord Ashtray possède 813 cannes et 11000 cravates, semblant mêler Lupin au roman érotique d’Apollinaire, Les 11000 vierges.

  

B4 – En 1980 a été créée une association d’amis de la littérature policière nommée 813, mais il me semble inutile de développer ce point ici. Je rappelle néanmoins qu’elle est limitée à 813 membres, et que le numéro 813 est réservé par statut à un descendant de Leblanc.

 

B5 – Maints auteurs sont membres de 813, et il leur arrive fréquemment d’introduire le nombre 813 dans leurs œuvres. Ces citations ne font souvent plus référence à Leblanc, mais à l’association.

Toutefois, pour ma part, je suis 813ien d’abord par amour de Leblanc, et mes œuvres de fiction contiennent des allusions non seulement à « 813 », mais à mes lectures de « 813 », qui, tortueuses ou non, pertinentes ou non, appartiennent désormais au corpus romanesque.

  

B6 – J’ai choisi de développer le cas d’un récidiviste notoire, François Truffaut, qui a saturé le PAF de 813. J’en connais actuellement 8 citations dans 5 films différents, je présume qu’il en existe d’autres.

Mon dossier débute par le 4e LM (Long Métrage) de Truffaut, La Peau douce (1964). La rencontre de Pierre et Nicole se produit dans l’ascenseur d’un hôtel, dont Nicole occupe la chambre 813, où ils vont devenir amants.

Nicole est interprétée par Françoise Dorléac, qui jouait deux ans plus tôt dans Arsène Lupin contre Arsène Lupin, d’Edouard Molinaro. Le professeur Nicole est un pseudonyme de Lupin dans Le Bouchon de cristal.

Je n’avais pas encore lu lors de l’écriture de l’article Truffaut au travail, de Carole Le Berre (2004), qui révèle que des séquences du film écartées au montage explicitaient le numéro 813. Pierre disait à Nicole que c’était le titre d’une aventure d’Arsène Lupin qui avait enchanté son adolescence, puis il lui achetait un roman de Leblanc à la boutique de l’aéroport.

 

B7 – 813 apparaît à deux reprises dans le film suivant, Fahrenheit 451 (1966). Dès le début le pompier Montag de la brigade 451 est questionné par une jeune fille, Clarisse, jouée par Julie Christie, qui habite le bloc 813, près de chez lui :

« 451 ? Pourquoi pas 813, ou 121 ? »

 
Truffaut a donné la priorité à 813, plutôt qu’à 121, allusion au « Manifeste des 121 » des opposants à la guerre d’Algérie.

Dans la version française comme dans les sous-titres, 121 a disparu et est devenu « tout autre nombre ».

 

Sur cette image du film, on voit les numéros identificateurs de Clarisse et de son oncle, 421-813 et 430-813 (le 430 étant visible sur une image précédente).

Je ne comptabilise pas ces 813, qui résultent du fait que ces personnages habitent le bloc 813. Montag a lui-même son numéro, 381-813.

On pourrait bien sûr ne pas comptabiliser le « Pourquoi pas 813 ? » pour la même raison. Ce n’est pas aussi évident, la 121 de la VO venant tempérer cette thèse. Quoi qu’il en soit, le nombre des 813 différents ne peut avoir d’importance qu’une fois tous les 813 de tous les films découverts.

Puis Montag rentre chez lui, où l’accueille sa femme Linda, également jouée par Julie Christie, coiffée différemment.

Dans le roman original de Ray Bradbury, la femme de Montag se prénomme Mildred. Quelle qu’en soit la raison, la modification de Truffaut donne à Linda Montag les initiales LM. Clarisse figure bien dans le roman original, c’est aussi le prénom de deux femmes aimées de Lupin, Clarisse d’Etigues et Clarisse Mergy.

Truffaut déclarait s’efforcer de lire toute l’œuvre des auteurs qu’il désirait adapter. Bradbury a été l’auteur phare de la collection Présence du futur chez Denoël, dont Fahrenheit 451 est le numéro 8 ; les deux titres précédents de Bradbury étaient les numéros 1 et 3…

 

B8 – Pour ce que j’en sais, il faut passer ensuite au 12e LM de Truffaut, Une belle fille comme moi (1972), pour retrouver un 813, matricule d’un gardien de prison.

Alors que justement Truffaut voulait adapter en 1971 Une belle fille comme moi, il faillit abandonner car la Columbia qui en avait les droits demandait $200,000 pour les céder. Voici ce qu'il écrit après un premier contact (lu dans Truffaut par Truffaut aux éditions Chêne) :

« Le dimanche suivant, pour la première fois de ma vie, je composais un tiercé : le 8, le 1 et le 3 (par admiration pour le roman "813" de Maurice Leblanc).

En même temps qu'à douze millions de Français, Léon Zitrone m'apprit qu'il eût mieux valu jouer le 4, le 5 et le 1, et je me retrouvai plus pauvre de cent mille francs. »

Formidable coïncidence pour celui qui avait fait dire à Julie Christie quelques années plus tôt « 451, pourquoi pas 813 ? » Je ne me sens pas obligé de le croire sur parole, mais ceci pourrait être vérifié.

Dans la VO de Fahrenheit 451, tourné en anglais, Clarisse énonce ces nombres sous les formes (courantes en anglais) four-five-one et eight-one-three, 4-5-1 et 8-1-3, les formes mêmes utilisées pour composer un tiercé.

En tout cas, le tiercé gagnant Bradbury chez Denoël a bien été 1-3-8.

 

B9 – Le 19e LM, Le dernier métro (1980, année de création de l’association 813), est un festival, avec pas moins de trois citations 813 :

- la secrétaire du théâtre réserve la chambre 813 à l’hôtel du Pont-Neuf ;

- Bernard (Depardieu) se souvient de l’immatriculation d’un vélo qui lui a été volé, 813 HK 45 ;

- la voix off de Truffaut lui-même énonce à la fin du film que Steiner est resté 813 jours et 813 nuits dans les caves de son théâtre.

Je remarque le 45 du vélo, début du tiercé gagnant 4-5-1 qui avait de quoi marquer durablement Truffaut.

 

B10 – Le dernier 813 apparaît dans le 21e et dernier LM de Truffaut, Vivement dimanche ! (1983). C’est encore la chambre d’un hôtel, celle où la femme assassinée de Julien Vercel venait prendre ses paris hippiques.

La piste hippique se précise.

 

B11 – Il est périlleux d’avancer une quelconque interprétation de cette obsession 813, Truffaut ne s’étant semble-t-il jamais exprimé sur la question, sinon par la mention indirecte de son tiercé infructueux. Si ce pari était une invention, il me semble qu’il faudrait étudier de près tous les nombres présents chez Truffaut et Leblanc, chez lequel on rencontre plusieurs permutations de 451.

Ainsi le premier nombre qui apparaît dans « 813 » est 415, numéro de la chambre de Kesselbach. On trouve un numéro de téléphone 415-21 dans Le sept de cœur, et le billet de loterie gagnant 514, série 23, dans La Dame blonde.

Dans le 13e LM de Truffaut, La Nuit américaine, le numéro de téléphone de la star Julie Baker est 415.

Je n’ai pas revu tous les films de Truffaut depuis que j’ai repéré son tic 813, et j’imagine qu’il en existe d’autres occurrences, en n’étant d’ailleurs pas certain d’avoir vu ou entendu tout ce qu’il fallait entendre ou voir dans les 11 films que j’ai regardés avec une certaine attention.

Des allusions pourraient être indirectes, et une question me taraude : je ne connais qu’un seul titre reprenant le chiffre fatidique de Leblanc, Le Mystère de la chambre 813 de William Irish, est-ce un hasard si Truffaut a adapté deux romans du même Irish ?

Le Truffaut au travail de Carole Le Berre donne plusieurs exemples du tic « 813 ». Le seul que j’ignorais est La sirène du Mississipi (1969, d’après Irish), où une cote 813 apparaît sur un plan d’architecte…

Dernière minute du 13/7/6 : Bruno Duval me signale un vol 813 dans le dernier épisode de La mariée était en noir (1967), l’autre adaptation de Irish par Truffaut. Ainsi les deux adaptations de l’auteur du Mystère de la chambre 813 contiennent des allusions 813.

Le tic 813 a pu contaminer les proches de Truffaut, ainsi on trouve un autre « vol 813 » dans Histoires de Betty Fisher, de Claude Miller, jadis assistant de Truffaut.

 

 

B12 – Les truffauphiles ont identifié un autre tic du cinéaste, les mentions dans plusieurs films d’un nommé Massoulier, personnage qui n’apparaît jamais.

Sauf dans le dernier film, Vivement dimanche ! qui s’ouvre sur l’assassinat en direct d’un Massoulier. Prémonition ? Truffaut mourra le 21 octobre 84, un dimanche, à l’âge de 52 ans. Il était né le 6 février 32.

32-52-84, ou 4 fois 8-13-21, étranges olympiades pour un homme qui a tourné 21 films contenant maintes allusions à 813.

Et son dernier film est sorti en 1983, une année contenant le tiercé 813 dans le désordre.

 

B13 – Mon dernier exemple montre que le Hasard fait des Miracles (titre d’une nouvelle de Leblanc).

813 m’évoque volontiers 8 et 13, nombres de Fibonacci dont le rapport est proche du nombre d’or. Un certain Guy Marchand, homonyme de l’acteur qui a notamment joué dans Une belle fille comme moi, s’efforce dans un livre touffu de trouver des rapports d’or dans la musique de Bach, ses meilleurs exemples étant basés sur ce rapport 8/13. Il m’est apparu qu’il avait omis une étude systématique sur les pièces dont la division en deux parties est indiscutable, les danses. Ma recherche ne m’a livré qu’un seul cas acceptable, la gigue de la deuxième suite française, dont les deux parties comptent 32 et 52 mesures, soit 8 et 13 fois 4.

La classification posthume des œuvres de Bach a attribué à cette suite le numéro BWV 813.

 

Rémi Schulz, n° 149, le 15/6/5

http://remi.schulz.club.fr/

 

Remerciements à la liste 813 de Boris, notamment à Mylène.

 

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Hultime Minute :

Ce 28 juillet 05, j’ai regardé à la TV le film Mata-Hari agent H 21 de Jean-Louis Richard (1965), non sans rapport avec mes préoccupations 813 qui me font porter une attention particulière aux lettres H et M, de rangs 8 et 13 dans l’alphabet.

Le Hasard Miraculeux dont il était question plus haut était encore au rendez-vous, car le climax de ce film est clairement inspiré par la scène de l’ouverture de la cache de l’horloge du château de Veldenz, dans « 813 », sous les yeux du Kaiser. Mata-Hari, agente du Kaiser, s’est introduite nuitamment dans une citadelle pour ouvrir un coffre-fort dont la combinaison est 381 813, où on reconnaît 813 et une de ses permutations, conformément à l’énigme résolue par Lupin. Au moment fatidique, un soldat rentre dans la salle et se dirige droit vers le coffre, à côté duquel M-H s’est tapie dans un recoin, mais le soldat ne s’occupe que de l’Horloge Murale à côté du coffre, qu’il avance de quelques minutes et qui sonne quatre heures tandis qu’il se retire.

Mata-Hari ouvre alors le coffre et y prend les documents convoités, mais la perturbation lui fait oublier sur le coffre le papier sur lequel son chef lui avait noté la combinaison 381 813, papier qui, fort imprudemment, n’était autre qu’un prospectus pour son numéro de danse…

 
 


Ce gros plan montre que la clé du coffiot, que Mata vient d’emprunter au colonel commandant la caserne, porte la combinaison permettant de l’ouvrir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Dans Fahrenheit 451, dont le scénario est aussi signé Truffaut-Richard, le numéro identifiant le personnage principal Montag est encore 381-813.

On le voit d’abord ici, où son chef lui rappelle amicalement qu’il n’a donné que 6 clichés de lui de dos, alors qu’il en est requis « 12, 2 fois 6 », ce qui ne doit rien au roman de Bradbury. Je rappelle que 12 est la « solution » principale du cryptogramme 813 chez Leblanc.

Lorsque Montag sera devenu un ennemi de la société, ce sera cette photo de dos qui le désignera à la vindicte populaire. Attendu que Truffaut travaillait depuis 1960 sur le scénario de Fahrenheit, il est possible que ce soit ce numéro qui ait préexisté à la combinaison du coffre de Mata-Hari, et que la permutation des chiffres soit une réminiscence des frères Rapetou des studios Disney, dont les tenues de bagnards portent des doubles numéros qui sont des permutations de 1-6-7 (par exemple  176-671).

Je me suis renseigné ensuite sur ce film, et j’ai appris que c’était Truffaut qui en avait écrit le scénario pour son ami J-L Richard, et qu’en fait ce scénario écrit au printemps 63 était antérieur à celui de La peau douce, et devenait donc la première manifestation connue de l’obsession 813 chez Truffaut. Ceci est important car je trouvais étrange que les citations 813 dans les propres films de Truffaut n’aient aucun rapport immédiat avec le roman de Leblanc. Mata-Hari semble être un chaînon manquant, ainsi la scène au seuil de la chambre 813 dans La peau douce pourrait à cette lumière être  éclairée d’une signification plus dramatique que son symbolisme sexuel élémentaire.

Je n’y insiste pas, car je m’intéresse plus aux côtés bizarres de l’affaire 813 qu’à l’interprétation des œuvres concernées, et trois points dans cette voie me semblent encore à mentionner :

– Jean-Louis Richard, collaborateur de Truffaut sur maints films, a également joué des petits rôles dans trois d’entre eux, et ce sont trois des films avec 813, à savoir La peau douce, Le dernier métro et Vivement dimanche !  

– Curieusement, il existait un autre projet de film sur Mata-Hari, avec pour réalisateur Edgar Ulmer et pour vedette pressentie Jeanne Moreau (qui tient effectivement le rôle chez Truffaut/Richard !). Les ressemblances entre les deux scénarios étaient telles qu’un procès pour plagiat fut intenté par le producteur de ce projet, et la justice lui donna raison. Il existe un cas encore plus troublant de convergence entre Ulmer et Truffaut, certains critiques ayant vu des scènes essentielles de Tirez sur le pianiste influencées par Détour (1945) du même Ulmer, or il est pratiquement certain que Truffaut n’avait pas vu ce film, qui ne fut distribué en France qu’en 1993 (selon le Dictionnaire Truffaut de Baecque). 

– Bien que ce soit J-L Richard qui en ait été le réalisateur, Mata-Hari agent H 21 doit beaucoup à Truffaut et pourrait être inclus parmi les 21 longs métrages qu’il a effectivement réalisés, ce qui ferait de Une belle fille comme moi son 13e film qui est par ailleurs sa 8e adaptation. Je remarque que c’est Truffaut qui a choisi le titre de ce film, celui du roman dont il aurait composé le tiercé 8-1-3 pour en acquérir les droits était Le chant de la sirène ; si le titre du film est proche de l’original américain, Such a gorgeous girl like me, il n’était pas obligatoire d’en donner un équivalent en deux lemmes de 13 et 8 lettres (« Une belle fille » et « comme moi »).

 

23/2/7 : Je viens enfin de lire le roman de Henry Farrell, réédité sous le titre truffaldien Une belle fille comme moi, et j’y trouve une MH, Mae Hytte, personnage essentiel de la secrétaire du sociologue Carter E. Everett, amoureuse de son patron, lequel est fasciné par la criminelle sur laquelle il a choisi d’enquêter, Camilla Bliss. La structure narrative adoptée par Farrell en fait les trois principaux personnages du roman, et je remarque que toutes leurs initiales sont des lettres de rang fibonaccien, BCEHM (2-3-5-8-13), composant de plus une relation d’or pour chaque personnage (CE/E, C/B, M/H). Mae est désignée à plusieurs reprises par ces initiales MH.

 Chez Truffaut son rôle est moins important, et elle a été rebaptisée d’un simple prénom, Hélène (13 devenu 8 ?). Camille Bliss garde les mêmes initiales, mais le sociologue est devenu Stanislas Prévine.

 

Bilan après la dernière découverte du 13/7/6 :

– 7 longs métrages parmi les 21 de la filmographie officielle contiennent des allusions 813, en tout 10 ou 11 (selon que l’on considère « 813 jours et 813 nuits » comme 1 ou 2)

En considérant comme une double allusion la combinaison 381 813 de Mata-Hari, je connais donc à cette heure 8 films truffaldiens contenant 13 allusions 813, mais j’ai conscience de la fragilité de cet équilibre qui sera vraisemblablement anéanti lors de prochaines découvertes. Du moins la prochaine découverte apportera-t-elle une nouvelle harmonie puisqu’il y aura alors 8 films de Truffaut « avec » et 13 « sans », jusqu’à ce qu’un 9e film avec 813 soit repéré…

 

22/7/7

Je viens de regarder le DVD L’enfant sauvage (1969). Rien à signaler, sauf au générique final, où le visa d’exploitation du film porte le numéro 30.081.

 Curiosité puisque c’est une permutation de (00)813, mais ça va plus loin car mon ami Jean-Pierre Le Goff a vu que les permutations circulaires de 00813 sont divisibles par 813 (conséquence du fait que ce nombre divise 99.999) :

30.081 = 37 x 813

13.008 = 16 x 813

81.300, 08.130, évidemment…

Le visa d’exploitation est délivré par la commission de classification des œuvres cinématographiques pour tous les films (français ou étrangers) distribués dans les salles françaises. Il est prodigieux que Truffaut soit tombé sur ce numéro, d’autant que L’enfant sauvage est le premier film où il s’est donné un rôle essentiel, alors que cet obsédé de 813 est précisément âgé de 37 ans, depuis le 6 février (37 x 813 = 30.081, CQFD).

Ceci m’a fait prendre conscience d’une possibilité de découper les 21 LM de Truffaut en 8+13. De 59 à 83 il a réalisé environ un film par an, avec quelques trous d’une année (en 61-63-65-82) mais il y a une année exceptionnelle où deux LM ont été produits, 69 précisément avec La Sirène du Mississipi et L’enfant sauvage. C’est entre ces deux films que se situerait la césure 8-13.

En laissant de côté l’ouverture du coffre dans Mata-Hari, où Truffaut n’a que participé au scénario, ce film est peut être celui qui a le plus de rapport avec « 813 » de Leblanc, du moins si le rapprochement vu plus haut avec l’affaire Gaspard Hauser est judicieux.

A noter que les enfants sauvages, comme Victor ou Gaspard, sont aussi appelés enfants lupins.

 

Autre curiosité découverte grâce à Google (Truffaut + 813) : le site français dédié au cinéma le plus important est allocine.fr, qui attribue à chaque film une fiche numérotée, or la fiche 813 est tombée sur Truffaut, avec son second LM, Tirez sur le pianiste (1960, je n’y ai pas vu de 813).

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=813.html

 

29/12/7 : Je viens de voir La Sirène du Mississipi, où j’ai entendu un 813 non annoncé. Louis Mahé (tiens un autre LM, alors que le personnage du livre se nommait Louis Durand) est en voiture du côté d’Aix avec Marion lorsque celle-ci s’exclame « Paris 813 km ! »

Sinon le 813 annoncé est bien là : Louis et Marion se sont installés à Lyon dans un appartement neuf sur les murs duquel figurent encore des indications chiffrées et calculs divers. Ce gros 813 est au-dessus du lit :

C’est le seul plan où il apparaît, Marion étant ici en train de se préparer pour le retour de Louis, ramenant plein d’argent de la Réunion, prélude à la scène probablement la plus érotique du film : Marion s’est étendue tout habillée sur le lit, faisant semblant de dormir ; Louis défait les boutons de son manteau, elle ne porte dessous que des sous-vêtements affriolants...

 

19/2/8 : Arte a diffusé le 4 février dernier La mariée était en noir, ce qui m’a permis de vérifier que la vengeresse donne un coup de téléphone de l’aéroport à la police, pour innocenter l’institutrice Becker, tandis que les haut-parleurs invitent les passagers du vol 813 à embarquer immédiatement (on pourrait penser qu’il s’agit d’un hommage à Jacques Becker, mais l’institutrice d’Irish se nommait déjà Baker).

Il y a peut-être encore un 813 démembré, puisque Julie Kohler rencontre sa 2e victime dans la loge 8 à l’opéra, et la 4e au 13 rue de la Némésis (!) : il ne me semble pas que d’autres nombres apparaissent dans le film, à part le nombre des victimes de Julie, 5.

Truffaut a quelque peu modifié l’intrigue d’Irish, où Julie Keellen tue des personnes qui n’ont rien à voir avec la mort de son mari, mais, grâce à une double coïncidence assez peu crédible, son entreprise permet l’arrestation du coupable réel.

Enquêter sur Irish m’a fait découvrir qu’il n’avait jamais rien écrit sur une chambre 813. Sa novelette The room with something wrong, longue nouvelle ou petit roman, genre peu apprécié en France, concerne une chambre 913 (elle a aussi été publiée sous le titre Mystery in room 913). Je ne crois pas qu’elle ait été traduite en français avant 1982, où Néo l’a éditée sous le titre Le Mystère de la chambre 813. Ce n’est peut-être pas un clin d’œil du traducteur Gérard de Chergé, puisque la chambre 913 originale se trouve au 9th  floor d’un hôtel américain, qui devient en français le 8e étage (le 1st floor étant le RdC) : il aurait été dissonant d’avoir une chambre 913 au 8e étage.

Quoi qu’il en soit, Truffaut n’a donc pu être influencé par une chambre 813 pour s’intéresser à Irish, et c’est donc une nouvelle coïncidence faramineuse qu’il ait adapté deux de ses romans, en y incluant pour chacun doublement son tic 813 (qui ne concerne en l’état de la recherche que 7 films parmi les 21 qu’il a réalisés effectivement, 8 parmi 22 en comptant Mata-Hari). En revanche, il a vraisemblablement été informé de la parution du Mystère de la chambre 813 en 82, lequel pourrait avoir dicté la chambre 813 de Vivement Dimanche,  tourné la même année. Sinon, ce serait une nouvelle coïncidence…

 

21/3/8 Emprunté le DVD L’Histoire d’Adèle H (1975) : encore une chambre 813,  celle du lieutenant Pinson amour impossible d’Adèle. Détails et images sur mon blog .

27/3/8 Dans La femme d’à-côté (1981), la voiture 813 VF 38 de Bernard Coudray, alias Depardieu qui l’année précédente se souvenait en tant que Bernard Granger de l’immatriculation d’un vélo qui lui avait été volé, 813 HK 45. Idem sur mon blog.

1/12/10 J’ai revu Une belle fille comme moi, et voici les deux 813 :

 

   

 

Récapitulatif des 813 vus et entendus chez Truffaut

 

1964 La Peau Douce : chambre 813 de Françoise Dorléac (entendu et vu sur la clé)

1965 Mata-Hari agent H-21 : combinaison 381 813 du coffre, vu sur un papier et sur la clé)

1966 Fahrenheit 451 : lotissement 813 où habitent les principaux personnages, entendu à plusieurs reprises et vu sur leurs fiches d’identification, notamment celle d’Oskar Werner, 381-813

1967 La mariée était en noir : Jeanne Moreau emprunte le vol 813 (entendu)

1969 La sirène du Mississipi : « 813 km de Paris » déclamé par Catherine Deneuve, et un gros 813 au-dessus du lit dans l’appartement lyonnais

1971 Une belle fille comme moi : matricule 813 d’une matonne, et indication routière annonçant PARIS 813 km

1975 L’Histoire d’Adèle H : chambre 813 du lieutenant Pinson (vu)

1980 Le dernier métro : chambre 813 à l’hôtel du Pont-Neuf, vélo 813 volé à Depardieu, 813 jours et 813 nuits passés par Heinz Bennent dans la cave de son théâtre (tous entendus)

1981 La femme d’à-côté : voiture 813 VF 38 de Depardieu

1983 Vivement dimanche ! : chambre 813 où la femme de Trintignant prenait ses paris (entendu et vu)

 

2008 Les femmes de l’ombre, de Jean-Paul Salomé : net hommage à Truffaut, où les services spéciaux anglais organisent un rendez-vous entre Karl Heindrich, officier SS à éliminer, et son ancienne fiancée Suzy, dans la chambre 813 de l’hôtel Régina, où ils se sont jadis rencontrés. Allusion à La peau douce, mais aussi à La femme d’à côté, puisqu’on entend ensuite deux coups de feu, et qu’on voit ensuite Karl et Suzy inertes sur le lit, comme Bernard et Mathilde. Peut-être encore au Dernier métro, car une précédente tentative au métro Concorde a échoué, et à La chambre verte, car la survivante du groupe allume des cierges pour ses camarades disparues, bien qu’elle eût déclaré précédemment n’être plus disposée à entrer dans une église.

JP Salomé avait réalisé en 2004 Arsène Lupin.